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Tema: Bulletins ENCOD 2009

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    Bulletins ENCOD 2009

    JANVIER 2009

    BULLETIN D’ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE

    NR. 47 JANVIER 2009

    UNE BATAILLE A CONTRE-COURANT


    Passant de l’année 2008 à 2009 nous regardons tant en arrière qu’en avant. Avons-nous établi des changements durables dans tous les événements, conférences, colloques et dans toutes les autres activités de l’année 2008 ? Évidemment il est impossible de l’affirmer.

    Nous arrivons à focaliser l’attention du forum international en matière de la politique de drogues (c’est-à-dire, de tous les fonctionnaires, politiciens, volontaires, experts et des citoyens concernés par la politique de drogues) autour des thèmes les plus importantes : réduction des risques, droits humains, et surtout régulation après l’abolition de l’interdiction.

    La situation internationale est moins stable qu’elle n’a pu l’être jusqu’à maintenant, autant au niveau économique que politique au sens large. Cela va-t-il aider notre cause, ou plutôt la freiner ? L’actuelle crise économique nous rappelle sans cesse les années 1930 quand on a aboli la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis. Cette décision a été certainement motivée par les nécessités économiques. Verrons-nous se répéter cette scène au niveau mondial dans le théâtre de la politique de drogues de l’ONU ? Ou est-ce-que la guerre mondiale aux drogues est intouchable étant donné son pouvoir de corruption persuasif, et sa sacro-sainte affirmation populaire mais fausse de ce qui est moralement correct ?

    Nous obtiendrons probablement un début de réponse à ces questions en mars 2009, quand on conclura « l’Année de Réflexion" sur les résultats de l’UNGASS de 1998. Il est vrai que l’évaluation de l’ONUDD était partiellement honnête : les objectifs de l’UNGASS de 1998 n’ont pas été atteints. Toutefois, la conclusion triomphante de l’évaluation de Costa, c’est-à-dire que le problème mondial de drogues a été « contenu » par le contrôle international de drogues, est autant superficielle que fausse.

    Fausse, parce que le supposé encadrement s’est seulement produit dans certains des pays les plus développés, tandis que dans d’autres régions les problèmes en rapport avec l’interdiction des drogues continuent d’augmenter. Et superficielle, parce qu’il n’y a aucune raison pour voir la stabilisation des niveaux de consommation, y compris là où il s’est effectivement produit, comme une conséquence de toute politique. Après l’introduction d’un nouveau stupéfiant ou d’une drogue euphorisante, les niveaux de consommation tendent à monter pendant un certain temps, souvent sur plusieurs années, et ils se stabilisent ensuite parce que la demande est arrivée à son point de saturation. Obtenir cette stabilisation n’est pas un succès de la politique de drogues. Il se produit naturellement.

    C’est un des changements des dernières années concernant l’argumentation et la ligne de réflexion dans le débat sur la politique des drogues : l’influence de la répression sur les niveaux de la consommation de drogues a été définitivement exposée comme un mythe.

    On peut appliquer la même chose à un autre argument crucial : la reconnaissance que les risques de santé en rapport à la consommation de drogues ne requièrent pas l’interdiction, mais la réglementation. Cette réponse contraire à une des plus importantes justifications de l’interdiction s’étend lentement mais sûrement.

    Ces deux éléments sont suffisants pour beaucoup de citoyens concernés de voir la futilité et le danger de l’interdiction des drogues.



    Le problème est que peu de politiciens sont disposés à accepter cette suppression de la mythologie de l’interdiction des drogues. Beaucoup de politiciens savent que la répression cause des effets énormément nuisibles, et peuvent comprendre que l’interdiction n’obtiendra pas le contrôle des marchés des drogues, mais trop nombreux sont ceux qui continuent de voir ces politiques comme les instruments essentiels de leurs carrières politiques. La grande question est de savoir combien de temps cela va encore durer avant qu’ils n’arrivent à comprendre dans leur totalité la vérité inconfortable que l’interdiction des drogues ne peut plus être justifiée par des arguments raisonnables.

    Cela a été clairement démontré au début de 2008 par le Directeur Exécutif de l’ONUDC, Costa, qui n’a pas pu expliquer les niveaux faibles ou moyens de la consommation de cannabis aux Pays-Bas. Et dans le récent Tribunal du Cannabis à La Haye, les arguments évoqués par les politiciens chrétien-démocrates ont été formellement considérés comme n’étant rien de plus que des sentiments, des impressions, ou convictions morales sans argument valable.

    Dans le forum des Nations Unies, comme dans l’Union Européenne, cela continuera à être une bataille à contre-courant. Dans nos expériences dans les différents pays européens, nous trouvons l’appui suffisant et les progrès pour maintenir la force et la conviction pour continuer cette bataille, mais nous devons nous préparer à des déceptions sérieuses. Le bilan du pouvoir politique est dans un changement constant partout dans le monde, depuis la domination occidentale jusqu’à des formes de coopération entre des états dans lesquelles les pouvoirs régionaux joueront des rôles plus importants.

    Avec le changement attendu de politique aux USA on peut supposer différentes options. La Chine s’est ouverte peu à peu à la réduction des risques par exemple, mais n’implique aucune amélioration dans la protection des droits civils des consommateurs de drogues. Dans l’Union Européenne, la lutte entre les partisans d’une plus grande centralisation ou la décentralisation continue.

    Même quand l’acceptation probable du Traité de Lisbonne mettra un terme effectif à l’indépendance juridique des pays individuellement, la division de pouvoir entre les gouvernements nationaux, régionaux et locaux continuera à être un facteur de conflit. C’est démontré par la préférence de solutions pragmatiques comme les Clubs Sociaux du Cannabis dans les régions basques et catalannes, et par l’opposition ouverte contre le plan officiel du gouvernement national néerlandais pour réduire le nombre de coffeeshops par la majorité de ces gouvernements locaux qui ont actuellement des problèmes étant donné le statut semi-légal du cannabis.

    Lors de cette nouvelle année, les efforts d’ENCOD continueront pour démontrer les inconsistances entre des politiques et des réalités locales, à proposer la façon de comprendre ces réalités, et à fortifier le mouvement de personnes qui se consacrent à la promotion des politiques de drogues plus justes et plus efficaces.

    Par Fredrick Polak

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    Re: Bulletins ENCOD 2009

    DEPUIS ENCOD N°48 FEVRIER 2009


    FEU VERT À LA MAISON BLANCHE ?


    Dans quelques semaines , nous pourrons voir un premier signe important de la promesse de Barrack Obama d’un véritable changement de régime aux Etats-Unis.

    Quand la Commission de l’ONU sur les stupéfiants se réunira à Vienne du 11 au 20 Mars afin d’établir les nouvelles directives de la politique internationale des drogues pour les années à venir, les yeux du monde se dirigeront vers ceux qui seront mandatés par le nouveau conseil de la Maison Blanche pour diriger cette réunion. Washington continuera-t-il à mener le monde dans une rue à sens unique en cul de sac, ou commencera-t-on dialoguer ? Comment est-ce que les deux autres pièces maîtresses sur l’échiquier des politiques globales des drogues, le bureau de l’ONU du Contrôle des Drogues et l’Union Européenne, répondront-ils à cette occasion pour changer le cours de l’histoire ?

    Quelles sont les véritables perspectives du rêve que les leaders mondiaux commenceront finalement à discuter d’une alternative raisonnable à la folie globale de la lutte anti-drogue ?

    En tant qu’ hôte des réunions annuelles de la CND, l’UNODC à Vienne n’a aucun intérêt dans tout ce qui peut menacer le consensus de l’actuel status quo. La manière catégorique dont le Directeur Exécutif Antonio Maria Costa refuse de discuter les résultats des politiques hollandaises du cannabis montre ici que la porte vers de nouvelles approches dans la politique de drogue est fermement close. Quant à celle de l’Union Européenne, elle dépendra beaucoup des porte-parole. Les contradictions légendaires entre les gouvernements de l’UE aussi bien qu’entre les discours et les actions de la bureaucratie de l’UE, demeurent les obstacles principaux pour accomplir quelque progrès que ce soit.

    Aux Pays Bas, où le cannabis a été officiellement mis à la disposition des adultes par la vente dans les coffeeshops depuis 1976, le niveau de l’utilisation de cannabis est plus bas que dans les pays voisins où le cannabis est seulement disponible sur le marché noir. Par conséquent ce sont les politiques concernant le cannabis de ces pays, et non pas celles des Pays Bas, qui doivent être d’abord remises en question. C’est la vérité fondamentale que les politiciens de l’UE ne veulent pas admettre, et que les fonctionnaires obéissants ne veulent pas contester . Ainsi en attendant, n’importe quel type de discussion sur les drogues est évité et l’UE dope des politiques qui continuent à être des façades conçues pour tromper les contribuables.



    En décembre 2008 la Commission européenne a fourni un nouveau Plan d’Action de l’UE sur les Drogues sans permettre aucune occasion pour les commenter au Parlement européen, ni au Forum de la Société Civile récemment créé ni au Forum Public sur Internet qui avait été spécifiquement établi pour cette occasion deux mois auparavant. Seulement les ministres et les fonctionnaires ont participé à la rédaction de ce plan, qui cite ironiquement la « participation des citoyens de l’UE dans la politique de drogue » en tant que deuxième priorité. Dans un style véritablement héroïque, le plan annonce le lancement d’une soi-disant alliance européenne sur les drogues en juin 2009, une association de citoyens et d’autorités pour lutter contre les drogues.

    Une " Alliance européenne sur les Drogues" ressemble à un terme qui a pu être présenté pendant et après une conversation lors d’un dîner entre les chefs de l’UE. Même les personnes travaillant dans le bureau de l’Unité Anti-Drogues de la Commission Européenne à Bruxelles ne peuvent pas encore expliquer ce que veut cette alliance ni de quoi elle sera composée.

    Pour le prochain Forum de la Société Civile, Encod rédigera une proposition pour un dialogue vrai et efficace sur la politique de drogue entre les autorités et les citoyens en Europe. Un dialogue basé sur la connaissance que nous partageons des intérêts communs : utilisant la meilleure expertise et la meilleure connaissance disponibles afin de convertir l’information basée sur des faits dans des propositions raisonnables et pragmatiques pour une meilleure approche.

    La recherche qu’Encod a conduite les mois passés parmi des associations de consommateurs de drogue en Europe, dont certains ont 35 années d’expérience dans le dialogue avec les autorités, produit les recommandations de base concernant la façon de construire des ponts entre les autorités et les citoyens qui sont concernés par les politiques de drogue.

    En attendant, Encod construit des modèles de transition vers un futur où les problèmes liés à la drogue sont traités de manière sociale centrée sur la santé à la place d’un traitement judiciaire.

    Bien qu’Encod ne sera à l’initiative d’aucun grand événement à l’extérieur du bâtiment de l’ONU à Vienne cette année, à cause de problèmes d’organisation, nous enverrons une délégation à l’intérieur de personnes qui représentent des expériences de certains des citoyens qui sont les plus affectés par les politiques de drogue dans le monde.

    Il est possible de rencontrer les membres de cette délégation à la conférence qu’Encod organisera le 4 mars, la semaine précédant Vienne, au Parlement Européen, sous l’intitulé « Coca 2009 - de la persécution à la proposition ». À cette conférence, organisée en collaboration avec le Gouvernement Bolivien et des organisations de cultivateurs de coca sous les auspices du membre du Parlement européen Giusto Catania, Encod proposera un modèle pour commencer à commercialiser les produits traditionnels de feuille de coca en Europe dans un cadre de commerce équitable.

    Selon ce modèle les produits dérivés de la coca ne seront pas disponibles sur le marché ordinaire. La transaction commerciale aura lieu entre les associations (des cultivateurs de feuille de coca et des consommateurs des produits de coca), sans intervention des entreprises privées anonymes. Le modèle est basé sur un accord signé par Encod et par diverses fédérations de cultivateurs de coca en Bolivie, qui seront propriétaires de cette initiative.

    L’idée est de présenter au monde entier une utilisation plus saine des feuilles de coca que la manière dont elle a été employée en dehors de la région andine jusqu’ici : que ce soit la cocaïne ou le coca-cola. La bibliographie sur les effets positifs de la coca sur le fonctionnement du corps et de l’esprit est impressionnante. Selon une étude de Harvard en 1978 la consommation de la feuille de coca dans le thé ou d’autres produits n’a aucun effet secondaire négatif, il agit en tant que stimulant modéré, antidépresseur et anesthésique local, améliore la fonction de l’estomac, des muscles et de la gorge, et peut être employée dans le traitement de l’obésité et du diabète.

    Au sommet de l’ONU à Vienne, le Gouvernement Bolivien présentera une proposition pour en finir avec la persécution de la feuille de coca. Quand il verra cette proposition, Barrack Obama devrait réaliser ce "yes", il peut en finir avec une guerre qui a transformé la région andine en politique "Guantanamo" des drogues. En décriminalisant la culture des feuilles de coca dans la région andine et en permettant l’accès au marché pour que des produits issus de la feuille de coca se répandent à travers le monde, un plus juste et plus efficace système de contrôle de la culture de la coca peut être présenté, et des perspectives du développement durable de la coca proposant des espaces structurés pourront être créées.



    Depuis 1995, Encod a fait campagne avec des organisations de cultivateurs de coca de la région andine pour l’usage légal des produits traditionnels issus de feuille de coca en Europe comme moyen d’enseigner au monde occidental la bonne manière d’employer ce produit et de réduire la disponibilité de la coca à la production illégale de la cocaïne. Cet appel a été rappelé par le Parlement Européen dans plusieurs occasions. Et puisque le leader Evo Morales, cultivateur de coca est devenu le président de la Bolivie, le gouvernement de ce pays propose également que l’ONU retire la coca de la liste des drogues interdites.

    La même théorie peut être appliquée à l’utilisation légale du cannabis qui est traditionnellement développée au Maroc, de l’opium en Afghanistan, et de la culture pour la consommation personnelle de n’importe quel genre de plante et où que ce soit.

    Avec le feu vert de la Maison Blanche, l’UNODC et l’UE devraient prendre leur responsabilité et commencer le démantèlement des conventions qui ont transformé le monde en salle de jeu pour le crime organisé. Chaque société devrait avoir le droit d’établir ses propres normes culturellement admises pour contrôler la production et la distribution des substances que les gens désirent consommer, dans le contexte des droits de l’homme.

    Par Joep Oomen

    Ceux qui ne peuvent pas aller à Bruxelles le 4 Mars,peuvent participer à la discussion en envoyant leurs commentaires à coca2009@encod.org

    Ceux qui peuvent y aller cliquez ici pour s’inscrire

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    Re: Bulletins ENCOD 2009

    N°50 Avril 2009

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE

    NR. 50 AVRIL 2009

    LA FIN DE LA POLITIQUE UNIVERSELLE DES DROGUES


    Le résultat le plus important de la réunion de la Commission des Stupéfiants (CND) de cette année ( du 11 au 19 mars à Vienne) est que la prétention d’arriver à un consensus sur une politique unique des drogues a été anéantie. A la fin de la "Rencontre au Sommet" de cette CND ( occupé par des chefs d’états et des ministres) les profondes divergences entre les pays qui ont signé les traités concernant les drogues étaient évidentes.

    Après quelques mois d’efforts vains pour arriver à un accord sur le thème de la Réduction des Risques (RR) lors de la préparation de cette CND, on arriva à un point culminant dans lequel la majorité des pays réussirent à se mettre d’accord sur le terme de Réduction des Risques de la Déclaration Politique (DP), le document final de cette CND. En revanche, la DP emploie le terme absurde de " service de soutien en relation". Du fait que l’actuelle situation soit assez sérieuse a résulté que la décision de permettre au gouvernement de présenter une déclaration lors de la session de clôture du 12 mars, dans laquelle il a été plus clair que ces pays interprètent le terme de " service de soutien en relation" comme " Réduction des Risques", de la même manière que durant de nombreuses années.

    Cela déclencha des nombreuses déclarations de la part de la Russie, du Japon, du Pakistan et d’autres qui n’acceptèrent pas ce décalage par rapport à ce qu’ils considéraient comme un consensus. La position des Etats Unis, contrairement à d’autres observateurs, m’a paru raisonnable, critique, ne rejetant pas la position allemande.

    La rupture dans ce "système de contrôle" des drogues de l’ONU n’est pas seulement provoqué par le terme de Réduction des Risques. Les Droits de l’Homme peuvent générer des discussions encore plus compliquées. Durant la dernière semaine de la CND, il y eût beaucoup d’indignations quand Singapour se défendit officiellement contre les critiques sur la violation des Droits de l’Homme, et confirma sa position.

    Singapour demande le droit de pratiquer des châtiments corporels et même de condamner à la peine de mort pour des délits concernant les drogues. De nombreuses organisations se sont opposées à cela parce que, en accord avec l’ONU, la peine de mort est disproportionnée par rapport au crime.

    Je crois qu’il vaut mieux signaler que l’idée d’une politique universelle des drogues est une illusion plutôt que de débattre de la peine de mort. Les progrès dans la politique des drogues que nous pensons nécessaires ( comme la régulation du cannabis au Pays-Bas) ne devraient pas dépendre de la réussite d’un accord préalable sur un thème dominé par des croyances et des convictions culturelles et religieuses profondément diverses.



    Certains pays pensent que la vraie guerre aux drogues n’est pas encore commencée, d’autres pays veulent la terminer. Les pays engagés dans la Réduction des Risques veulent continuer ce chemin, mais ils se retrouvent bloqués par les pays qui préfèrent voir mourir les consommateurs de drogues, ou plus simplement les tuent. Cela démontre qu’il est impossible de maintenir une politique universelle des drogues, et nous fournit un fort argument pour en terminer avec la prohibition universelle des drogues.

    Avant de commencer la CND il n’était toujours pas précisé s’il y aurait une autre occasion de réunion des ONG avec Antonio Maria Costa, le Directeur Exécutif du Bureau des Drogues et du Crime des Nations-Unies (ONUDD). Lors du deuxième jour de la Rencontre au Sommet, le 12 mars 2009, il a été annoncé un réunion de ce type comme un "Dialogue Ouvert".

    Lors de cette réunion, j’ai rappelé a Costa son intention de publier un rapport sur la disponibilité du cannabis et sa consommation aux Pays-Bas, lui demandant ce qu’il avait fait de ce rapport. Sa réponse fût enregistrée par la Hungarian Civil Liberties Union, HCLU, cette fois de loin parce que soudain de nouvelles règles entraient en vigueur.

    Costa dit que son rapport avait été "invalidé". Je ne l’ai pas suffisamment bien écouté à ce moment, parce que j’aurai dû lui répondre qu’il y avait alors une divergence d’opinion avec le gouvernement hollandais. Ce que j’ai dit c’est que nous avions besoin d’un rapport documenté avec sources et références. Costa a simplement répété qu’il avait répondu sur son blog ainsi que lors de la conférence de la veille, qui n’était ouverte qu’à la presse. J’ai répondu qu’il ne faisait pas son travail correctement. A ce moment, le modérateur a continué avec une autre question.

    L’année de réflexion qui devait en principe se terminer lors de cette réunion de la CND, ne fût évidemment pas utilisée de la manière qu’elle aurait dû. Mike Trace, devant l’ONUDD , et maintenant personnage central du Consortium International sur la Politique des Drogues (IDCP), l’avait prédit. Dans cet article pour The Guardian, il avait écrit " nous sommes sur le point de voir la communauté internationale prendre le chemin de la meilleure résistance politique et diplomatique. Rien ne sera fait pour aider les millions de personnes dans le monde dont la vie a été détruite par les marchés et les consommations de drogue. Et le plus déprimant dans tout ça c’est qu’on peut tous réserver nos places pour 2019 et de nouveau jouer la même comédie."



    La CND de 2009 aurait dû être le commencement d’une réelle année de réflexion. Comme l’avait manifesté ENCOD à la réunion : il faudrait un moratoire de la politique des drogues, au moins jusqu’à la CND de 2010. Il a été prouvé que prétendre qu’il existe un consensus sur la politique des drogues est faux. Maintenant nous devons nous défaire de l’actuel système universel. Je suis optimiste mais aussi réaliste. Je suis convaincu que nous sommes en train de gagner, que nos adversaires sont sur la défensive. Pendant longtemps, notre plus grand défi a été d’inscrire le thème des alternatives dans l’agenda. Actuellement, c’est en train de se passer, en Amérique Latine, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis et dans beaucoup d’autres endroits.

    Je crois que le dernier coup à la prohibition sera donné aux Etats-Unis. Pas en Europe. C’est dommage, mais nous devrons l’accepter. Il y a une forte tendance au changement dans l’opinion publique en ce qui concerne la politique des drogues dans plusieurs pays, et surtout aux Etats-Unis. Ces dernières semaines, le meilleur a été l’article et l’interview en video de l’économiste de Harvard Jeffrey Miron sur CNN. Quand les Etats-Unis arrêteront la prohibition des drogues beaucoup de pays suivront rapidement et avec plaisir, dit Miron.

    Notre tâchel est tout simplement de maintenir la pression sur les politiciens et continuer de faire ce que nous faisons depuis des années. Il y a un flux ascendant qui ne peut plus s’arrêter.

    Je voudrais finir avec un message qu’a envoyé Chris Conrad à ses amis le 12 mars :

    Morales mastique une feuille de coca lors d’une conférence anti-drogue de l’ONU :



    "J’étais tellement fier de pouvoir être dans la salle hier quand le président bolivien Morales défia la Convention des Stupéfiants de l’ONU et mastiqua une feuille de coca devant la conférence de l’ONU . Des applaudissements saluèrent son acte quand il dit à l’ONU que la coca fait fondamentalement partie de la culture de Bolivie ; que l’on peut prévenir le trafic, dit-il, mais nous ne pouvons pas éliminer la feuille de coca et son usage traditionnel. J’espère vivre le jour où quelqu’un fera la même chose avec un joint... J’ai réellement senti qu’il se passé quelque chose d’historique ; le démantèlement de la guerre aux drogues. Les manifestants dehors, Morales à l’intérieur et la confusion de ce que sera la politique des Etats-Unis, ensuite beaucoup de déclarations qui soulignent la nécessité de revoir rapidement les politiques et ne pas continuer encore dix ans. Viva !" (Chris Conrad )

    Par Fredrick Polak



    (L’accréditation de Fredrick Polak à la réunion de l’ONU a été facilitée par le Réseau Légal de VIH/SIDA du Canada)

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    Re: Bulletins ENCOD 2009

    N°51 MAI 2009

    BULLETIN D?ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE

    NR. 51 MAI 2009

    RITES DE PASSAGE


    Les 24 et 25 avril, nous, 26 représentants de 13 associations et fédérations de l?Espagne et 7 représentants de la Direction de LA Toxicomanie du gouvernement basque et du personnel technique de la toxicomanie, nous sommes réunis à Murgía, Vitoria, pour analyser les résultats du rapport sur Drogues et Diplomatie.

    Après deux jours de débats et de réflexions collectifs, il a été clair que le rapport représente un outil précieux pour fortifier les mouvements par la réforme de la politique des drogues et pour améliorer notre impact dans le débat politique, mais la grande question sous-jacente était : Et maintenant qu?est-ce qu?on fait ?

    Un des objectifs de la rencontre était de mettre en commun l?expérience des associations dans trois matières concrètes : incidence politique, application de la parité et réduction des risques. Cet échange a mis en évidence le potentiel et le niveau de connaissance que nous réunissons dans les différents domaines d?activité, les lacunes existantes et la nécessité d?échanger ces connaissances pour fortifier nos capacités.

    Les contributions précieuses des personnes qui travaillent dans l?administration publique nous ont donné des pistes sur comment améliorer notre impact politique et les voies formelles et informelles pour influencer les politiques de drogues, tant au niveau pratique que théorique.



    Pour cela, on a décidé que nous avions besoin de travailler dans deux directions : la formation interne et l?élaboration d?un discours unifié avec des propositions concrètes vers un changement de paradigme dans le régime prohibitionniste. Le comment se traduira par la création d?un groupe de travail qui élaborera un document consensuel durant les prochains mois et dans la mise en place d?une réunion conjointe, l?année prochaine, avec toutes les fédérations et organisations de l?état, dans laquelle on organisera des ateliers pratiques et des débats politiques. L?organisation de cet événement présentera une grande avancée, non seulement en ce qui concerne notre impact politique et médiatique mais aussi pour une plus grande cohésion en tant que mouvement social. Le grand défi sera d?unir des organisations concernée par tout type de drogues et d?utilisations avec différentes lignes et propositions d?action dans une atmosphère d?harmonie et de respect.

    Comme il a été dit clairement dans le rapport, la grande lacune des mouvements anti-prohibitionnistes est la prise en compte de la parité des sexes. Peu d?organisations l?intègre dans leur pratique et dans leur discours politique. Toutefois, on a commencer à travailler sur ce point, et à Murgía on a formé un groupe de travail d?état qui unifie les expériences et les préoccupations et commence une réflexion collective sur ce que signifie la prise en compte de la parité des sexes dans nos stratégies et nos pratiques.

    Il reste à clarifier comment nous allons travailler les recommandations et les conclusions du rapport dans nos organisations propres. Le rapport, non seulement est un outil pour améliorer notre capacité d?incidence politique, mais est aussi un outil qui nous apporte des pistes sur comment améliorer notre fonctionnement interne, tant celui de chaque organisation que celui d?ENCOD comme réseau européen.

    Avec 15 années d?histoire, ENCOD est entrée dans l?adolescence. Née de l?union d?un groupe d?ONG et de la Commission Européenne pendant le baptême de l?Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT), elle s?est transformée en fille bâtarde de tous les deux. Ignorée et, même, rejetée par un de ses géniteurs, avec les années elle a appris à marcher seule de par le monde, elle a été nourrie de la rage des opprimés par les politiques des drogues et a su transformer les protestations en propositions de changement pour une société plus juste et plus efficace.

    Toutefois, comme les enfants quand ils grandissent et qu?ils ont mal à leurs os, ENCOD s?en ressent, ayant grandi de manière spectaculaire durant les dernières années, en passant de 7 à 175 organisations et personnes membres du réseau.



    L?adolescence est une étape de rébellion contre les parents, de recherche d?identité et d?indépendance, de fusion avec les paires, de besoin de références, de créativité et de courage? Plus proche de la maturité que de l?enfance, l?adolescence ose présenter un miroir aux parents dans lequel se reflètent leurs craintes et leurs menaces. C?est le rôle que doit jouer ENCOD dans le cadre de la politique des drogues. À cet effet, il est nécessaire que nous passions au stade de la maturité et que nous fassions des propositions consensuelles et cohérentes à nos « aînés », mais sans perdre la fraîcheur et la capacité de transgression de l?adolescence.

    L?Assemblée Générale à Barcelone du 19 au 21 juin sera une grande occasion d?unifier les discours et les propositions. Pour cela, nous devons contrôler nos colères, dépasser nos intérêts personnels et nous centrer sur l?intérêt collectif : la lutte pour un changement dans le paradigme prohibitionniste.

    Par : Virginia Montañés Sánchez

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    Re: Bulletins ENCOD 2009

    DESDE ENCOD

    BULLETIN D’ENCOD SUR LES POLITIQUES DE DROGUE EN EUROPE

    NR.52 JUIN 2009

    DES VENTS DE CHANGEMENT

    Beaucoup de gens pensent et espèrent que l’ère d’Obama pourra effectivement apporter un changement dans les politiques de drogue des Etats-Unis. Ce qui impliquerait sûrement des répercussions au niveau international. Non seulement dans les pays consommateurs, mais également et surtout dans les pays définis comme producteurs. Des centaines de millions de personnes qui voudraient fumer leur joint en paix pensent de cette façon. Beaucoup plus commencent à comprendre que la prohibition des drogues a échoué.

    L’objectif annoncé en 1998 pendant la session d’UNGASS à New York, et répété dix ans après, c’est-à-dire un monde sans drogues, ne sera jamais réalisé. Il est maintenant évident que ce but ne peut pas être atteint, comme cela a été dit lors des discussions de la dernière réunion de CND en mars à Vienne.

    Récemment, plusieurs événements qui ont eu lieu outre-atlantique ont provoqué un optimisme modéré dans les associations et les organisations qui prônent une politique des drogues différentes aux Etats-Unis, comme NORML et DPA. Parmi ces signaux nous rappelons les suivants :

    L’annonce faite par Eric Holder, Procureur Général et chef du Département de la Justice, d’en finir avec les descentes de police dans les dispensaires de cannabis médical, dans les états où la loi le permet. Le Rhode Island, la Californie et le Nouveau-Mexique ont mis en place un règlement pour les dispensaires, tandis que le nombre d’états où l’usage médical du cannabis est permis est de 13 ;

    Les déclarations de Gil Kerlikowske, le nouveau chef du Bureau pour la Politique Nationale de Contrôle des Drogues de la Maison Blanche, a parlé d’un changement radical de perspectives dans les efforts de la nation pour combattre les drogues, en commençant par éliminer le terme de " Guerre aux Drogues " ;

    La proposition de légaliser le cannabis récréatif en Californie et les déclarations ouvertes du gouverneur Schwartzenegger sur cette possibilité et l’apparition d’intérêts économiques comme la somme des impôts que cela pourrait apporter au Trésor Public. Par ailleurs cela arrêterait la montée de la violence due à la guerre entre les cartels de narco-trafiquants au Mexique et aux états du sud des Etats-Unis, et surtout, cela réduirait la densité de la population des prisons nord-américaines.

    L’appel à la légalisation a été réitéré par les centaines de milliers de personnes qui ont pris part aux Marches Mondiales pour la Marijuana qui ont eu lieu dans plus de 250 villes partout dans le monde au début du mois de mai. Dans la presse et la télévision internationales aussi on a entendu les voix de ceux qui ont expliqué que mettre fin à la prohibition améliorera les conditions pour traiter le phénomène global des drogues.

    En Amérique Latine, les présidents des états les plus concernés par la culture de la coca et le trafic de cocaïne ( comme Morales en Bolivie, Chavez au Venezuela, Correa en Equateur et Lugo au Paraguay ) se sont appropriés la feuille de coca comme symbole de leur campagne pour sauver la planète et la " Mère Terre " à travers un changement radical des modèles économiques et de développement actuels.

    On doit réviser les conventions internationales, le dialogue doit être ouvert sur les sujets fondamentaux comme le respect de Droits de l’Homme et de la diversité culturelle, et dans ce processus de changement les citoyens de tous les pays doivent pouvoir jouer un rôle fondamental ( autant les citoyens des pays producteurs que ceux des pays où il y a une consommation plus importante ).

    De nos jours, l’Europe est à un point très éloigné des hauts idéaux qui ont inspiré ceux qui commencèrent à construire l’Union en des temps éloignés. Elle est réduite a un gigantesque appareil bureaucratique au service des riches et des puissants.

    Le 26 juin, la Commission Européenne présentera sa nouvelle initiative sur le sujet, une "Action Européenne sur les Drogues". Quand cette initiative a été présentée lors de la dernière session du "Forum de la Société Civile sur les Politiques des Drogues dans l’UE", une rencontre de 35 représentants de plusieurs organisations de la société civile, elle fût rejetée par tous sauf par la "Fondation pour une Europe sans Drogues".

    Cette Union Européenne qui protège seulement des intérêts financiers mais qui n’a pas de coeur, où les décisions sont prises par une petite élite, est sur le point de renouveler son Parlement, en lui-même un symbole parfait de la fausseté de leur démocratie. Giusto Catania, jeune eurodéputé italien, aura au moins eu du succès, lors des cinq années qui arrivent à leur fin, à obtenir une majorité de députés européens pour une série de propositions anti-prohibitionnistes. Cependant, ces recommandations ont été complètement ignorées par les dirigeants des États Membres et par la Commission Européenne.

    Et précisément en Italie, peut-être à cause de l’approche des élections européennes et administratives, arrivent des nouvelles alarmantes sur la censure réelle. "La Foire du Nouveau Monde", qui héberge aussi la foire du Cannabis Tipo Forte ( une foire du chanvre qui arrive à sa cinquième édition en 2009), n’a pas reçu l’autorisation pour les dates prévues à la fin mai. Le veto contre la Foire de la municipalité de Faenza a été émis par le Parti Démocratique (en théorie de gauche), après des pressions de représentants de l’U.D.C. (Parti Catholique) et avec l’appui du gouvernement central en la personne du vice-ministre chargé du sujet des drogues, Giovanardi. Satisfait par l’interdiction de la Foire, Giovanardi a remercié le Préfet et le Maire, pour leur "sensibilité démontrée en l’occurrence ".

    Quelques mois auparavant, la municipalité de Bologne avait refusé l’accès aux organisateurs du "Centre Palanord" où avait eu lieu la foire les trois années précédentes. On a invoqué ici des raisons de sécurité. Par "pure coïncidence", les travaux de rénovation débutèrent 4 jours avant la date à laquelle la foire était prévue. Les organisateurs continuent à croire qu’il existe encore une liberté d’expression en Italie et la foire sera organisée en septembre.

    Nous espérons que cet été, qui coïncide avec le début d’un nouveau cycle pour ENCOD qui renouvellera son Comité Exécutif, contribuera avec sa lumière et sa chaleur à produire un automne plein de bons fruits et de nouvelles perspectives. Nous espérons aussi que les vents de changement qui viennent d’outre-atlantique puissent être perçus sur le vieux continent. Que l’Union Européenne commence une nouvelle phase dans laquelle les politiques ne soient pas seulement guidées par les intérêts économiques et les super-pouvoirs. Et que les citoyens et les organisations de la société civile obtiennent un rôle capital dans la prise de décisions. Nous espérons que les dirigeants de plusieurs pays puissent gérer rapidement une nouvelle réalité internationale.

    C’est aussi pour cela qu’Encod doit continuer son travail, et essayer d’unir les réalités qui en Europe travaillent pour une politique des drogues juste et efficace. Des propositions concrètes, qui auront tôt ou tard un rôle à jouer dans le changement à venir, doivent être élaborées. Pendant la prochaine Assemblée Générale à Barcelone, nous planifierons une continuité des campagnes et des actions que nous avons promues ces dernières années, comme les Clubs Sociaux du Cannabis. Et dans un futur proche Encod espère mener à bien une première expérience de commerce équitable avec des matés de coca qui seront produit écologiquement en Bolivie et commercialisés en Europe, basé sur un contact direct entre des producteurs et des consommateurs, à travers de réseaux complètement légaux.

    Par Alessandra Viazzi
    P.-S.

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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2009

    http://www.encod.org/info/ENCOD-BULLETIN-53,1909.html


    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DE DROGUES EN EUROPE
    NR. 53 JUILLET 2009
    CONSTRUIRE UN MOUVEMENT


    Est-ce-qu?une certaine forme de réalisme entre finalement dans le débat officiel sur la politique de drogues ? Le mois dernier nous avons observé les déclarations libérales des autorités fédérales et étatiques aux USA en ce qui concerne la réduction des risques et l?utilisation de la marijuana médicinale. Dans son Rapport Mondial sur les Drogues qui a été publié le 24 juin, même le Bureau de l?ONU sur les Drogues et la Criminalité reconnaît maintenant ouvertement qu?au Portugal, la décriminalisation de la possession de drogues pour utilisation personnelle « a apparemment diminué les problèmes en rapport avec les drogues ».
    Toutefois, nous ne devrions pas nous laisser confondre facilement par ce type de déclarations. Ils peuvent faire partie d?une simple stratégie de survie de fonctionnaires qui souhaitent maintenir leur poste, même si se produisait un inattendu changement de régime. Nous avons déjà vu le même type de double discours parmi les représentants de la Commission Européenne de nombreuses fois.


    En mars 2009, la Commission a publié un rapport d?évaluation qui conclut que durant les dix dernières années, les politiques de drogues dans le monde ont été complètement inutiles. Trois mois plus tard, a été lancé « une Action Européenne sur les Drogues » conçue selon les mêmes lignes directives manipulatrices et fausses qui sont tellement typiques de la façon de voir officielle de la politique de drogues.


    Il est peu probable que les politiciens et les fonctionnaires soient capables un jour de résoudre le dilemme de la prohibition des drogues, puisqu?ils sont trop impliqués dans les structures du pouvoir et en dépendent comme d?un outil de survie. Au moins dans le monde occidental, l?élite politique et tous ceux qui dépendent de cette élite, de gauche comme de droite, souhaitent maintenir l?actuelle classification dans la société, ou tout au plus en l?alternant superficiellement afin de donner une illusion de progrès.


    Se questionner sur les lois concernant les drogues représente une menace pour les intérêts cachés du système judiciaire. Grâce à ces lois, la police, les avocats, les juges et le personnel de prison sont sûrs de disposer d?une quantité garantie de clients. Il y aura toujours suffisamment de jeunes , déçus et/ou marginalisés disposés à jouer un rôle d?intermédiaire entre les consommateurs et les producteurs. De la même façon les pays développés seront ainsi toujours capables de justifier leur présence militaire dans les pays producteurs, et d?atteindre avec cette présence tout objectif prévu dans son calendrier, déclaré ou non.



    Pour cela, des actions de citoyens sont nécessaires. Tandis que la discussion continue dans les tours d?ivoire des institutions, nous n?avons rien à gagner. Nous avons besoin de construire un mouvement qui répète un message simple et clair au public : la prohibition des drogues n?a rien à voir avec la santé ou la sécurité publique, c?est une des inventions les plus perverses de l?histoire de l?être humain. La question n?est pas de savoir si l?on doit y mettre fin, la question est comment et quand.


    L?Assemblée Générale d?Encod qui a eu lieu à Barcelone du 19 au 21 juin a essayé de trouver au moins le début d?une réponse à ces questions. Nous avons décidé d?augmenter notre présence, tant sur internet que dans l?espace public, de nous rapprocher des gens, d?organiser des campagnes de lettres publiques, de publications et flyers qui expliquent les messages de base sur les politiques de drogues.


    Nous avons aussi prévu d?informer autant les députés nationaux qu?européens sur les objectifs les plus importants de la réforme de la politique des drogues qui pourraient être bénéfiques pour la société dans son ensemble. Ces objectifs ont été décrits dans le rapport Catania de décembre 2004, et dans les conclusions les plus importantes du rapport d?évaluation de mars 2009 (le rapport de Reuter). Nous exigeons de leur part de solliciter une modification de l?actuel Plan d?Action de l?Union Européenne sur les Drogues, puisque ce plan ignore complètement les recommandations mentionnées plus haut.


    L?année prochaine, pendant la réunion annuelle de la Commission de Stupéfiants à Vienne, Encod jouera à nouveau un rôle proéminent dans l?appel pour la liberté de cultiver toute plante qui existe dans la nature et qui a des propriétés bénéfiques. Une d?entre elles, la feuille de coca, sera encore le symbole du caractère mondial de cet appel, et du fait que la raison fondamentale de l?interdiction a été le racisme induit par la crainte de la classe moyenne blanche de perdre son contrôle sur la société occidentale. Pendant ce temps, la mise en oeuvre de la convention pour commercialiser des produits dérivés de la coca sera continuée au moyen d?un organisme séparé.



    En outre, Encod planifie d?améliorer la coordination entre les différents groupes qui organisent les Million Marijuana Marches en Europe(qui auront lieu le 1er ou 8 mai 2010) et de les relier à la promotion des Clubs Sociaux du Cannabis, la seule alternative qui peut remplacer le marché de cannabis illégal dans la situation actuelle, dans les pays où la possession de cannabis pour utilisation personnelle est dépénalisée . C?est le cas de presque tous les pays européens.


    Tout cela peut être fait uniquement avec la participation active de la plus grande partie possible de membres d?Encod. Pour faciliter cette participation on a approuvé une nouvelle structure qui devrait éviter la répétition et la concurrence.
    Sous la direction d?un nouveau Comité Exécutif constitué de Marisa Felicissimo, Jorge Roque, Antonio Escobar et Fredrick Polak, on mettra en place plusieurs groupes de travail qui se focaliseront sur les secteurs d?opération plus importants d?Encod : Action, Information (avec l?Internet comme secteur annexe ), Lobby et Organisation. Pour chaque groupe de travail, on créera une liste de courrier pour faciliter la communication entre les membres qui décideront de prendre part à ces groupes.


    Deuxièmement, le Comité Exécutif sollicitera les partenaires d?Encod pour qu?ils forment des « représentations-Encod » par pays ou région (langue) qui réunissent les membres les plus actifs de ces pays. Les représentants peuvent aussi élaborer leurs activités propres, jusqu?à mettre en oeuvre des stratégies décentralisées pour obtenir des fonds, comme l?établissement d?une adhésion de seconde catégorie (10 ?).


    Les prochains mois d?été serviront à préparer cette nouvelle structure, qui, nous l?espérons, pourra commencer en septembre. Au travers des groupes de travail (qui réunissent des personnes par secteur d?intérêt) et des représentations (qui réunissent des personnes par langue ou par pays), il devrait être plus facile de fournir le flux d?information entre la coordination d?Encod et les membres. Nous espérons aussi que cela contribuera à une plus grande et plus active implication de tous ceux qui souhaitent et peuvent contribuer de façon positive pour en finir avec la prohibition des drogues.
    Par : Joep Oomen (avec l?aide de Peter Webster)
    Última edición por jean-michel; 03/07/2009 a las 14:12 PM

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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2009

    Août 2009

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DE DROGUES EN EUROPE

    NR. 54 AOÛT 2009

    LA VÉRITÉ DE LA DÉPÉNALISATION


    Le Portugal est tout simplement devenu un pays plus humain et plus juste.

    La situation au Portugal s’est développée très nettement depuis l’année 2000, quand la loi 30 a été approuvée, dépénalisant l’utilisation des drogues. Evidemment ,la dépénalisation est loin d’être acceptable comme règlement complet du phénomène global des drogues , puisque des drogues continuent à être distribuées par les trafiquants qui gonflent le prix, imposent des méthodes criminelles de vente et n’ont aucun souci de la qualité du produit ou de la sécurité des consommateurs.

    Désormais l’Etat ne considère pas l’utilisation de drogue comme un crime, mais comme une violation simple à laquelle on répond par une sanction administrative. Les gens arrêtés avec une certaine quantité de drogue qui répond à leurs besoins personnels sont considérés soit comme consommateur sporadique et sanctionnés par une amende de plusieurs centaines d’euros, soit comme consommateur régulier et sont dirigés vers la Commission pour la dissuasion de l’utilisation de drogue, constitué par un juge, un psychologue et un assistant social. Par ces démarches, les consommateurs de drogue sont protégés de la brutalité et de la toute-puissance de la police, et sont placés sous la responsabilité de spécialistes sociaux qui les dirigent vers les services de santé spécialisés appelés CAT (Centre d’Assistance aux Toxicomanes).

    Au lieu d’être considéré comme un criminel cette personne est perçue comme un patient. La vérité est que cette pratique mène le consommateur problématique de drogue vers les Services Sanitaires et Sociaux. Dès lors qu’ils sentent que quelqu’un se préoccupe de leur sort, les soutien et les accompagne dans la reconstruction de leur vie, les consommateurs commencent à réagir. En premier lieu ils font plus attention à leur propre santé et ensuite ils se rendent compte qu’ils font partie de la société dans son ensemble.Ils réaliseront que de cette façon, la société n’est plus l’ennemi mais quelque chose dont ils font partie et dans laquelle ils peuvent être gagnant quand ils suivent certaines règles.



    Évidemment le gouvernement portugais a installé les mécanismes qui sont censés compléter la loi, qui seule n’aurait pas eu de grands résultats. Par conséquent dans toutes les régions, provinces et villes ayant des compétences administratives, un CAT (centre d’aide aux toxicomanes) a été installé, constitué de médecins, de psychiatres, de psychologues, d’infirmières et d’assistants sociaux.

    Le personnel de ces services sont psychologiquement et socialement formés pour traiter tous les cas, particulièrement les plus difficiles. Ils ont appris qu’en traitant le consommateur de drogue comme un être humain qui mérite le respect, produit des résultats presque immédiats et étonnants. Quelqu’un qui a été abîmé, connecté à une vie de violence et de crime, devient pourtant soudainement une personne respectée et respectueuse, polie, et même civilisée !

    C’est une manière très importante de limiter l’escalade de la violence et d’amorcer la socialisation. Quelqu’un qui n’a rien et ne voit que le mépris de la société ,transforme donc la frustration et la douleur en vengeance sociale, il a ainsi l’occasion de se rendre compte de l’importance d’obtenir le respect social et ne se permettra pas le luxe de le perdre à nouveau.

    Sous un régime de prohibition, le système choisit de critiquer, stigmatiser et criminaliser les personnes qui utilisent les drogues qui sont considérées illicites (la seule drogue admise, l’alcool, est produite en Europe, Amérique du Nord etc.).

    Mais les êtres humains ont toujours employé des drogues. Des preuves scientifiques récentes démontrent l’utilisation des drogues dans la période glaciaire. Pendant que la vie devient plus simple pour les gens, la consommation de drogue continuera probablement à augmenter. Parmi les personnes qui emploient des drogues on rencontre les plus grands talents dans l’art et l’humanité.



    La prohibition n’a jamais empêché et n’empêchera jamais cela. À la place elle a créé des martyres à l’égal de beaucoup d’autres persécutions historiques. Ruinez les vies des consommateurs de drogue, arrêtez-les, torturez-les, infectez-les avec toutes sortes de maladies, tuez-les tous et l’état s’en lavera les mains : c’est de leur faute !

    Compte tenu que la relation entre l’offre et la demande a été minutieusement étudiée par les trafiquants et les vautours de l’économie, tout permet de conclure que c’est seulement parce qu’elles sont interdites que les drogues peuvent être un commerce si lucratif. Ainsi, pendant qu’elles sont interdites, ce qui nous manque maintenant c’est de savoir pourquoi au XXIème siècle les gens sont tellement naïfs qu’ils croient que les drogues sont illégales pour une affaire de santé publique.

    La pire des dictatures est celle dans laquelle nous ne nous rendons pas compte que nous sommes manipulés.



    Les M. Costa, les Nations Unies et tous les gouvernements et fonctionnaires qui soutiennent la prohibition sont-ils les Hitler, Staline et Caligula de notre époque ? Ou bien souffrent-ils simplement d’une certaine insuffisance intellectuelle inconnue ? Nous ne connaissons pas la réponse, mais le résultat est identique : des millions d’êtres humains continuent à être condamnés à mort et à la souffrance pour cette raison ! La vérité est claire : l’exemple du Portugal prouve que criminaliser est un mensonge !

    Maintenant, la question est à qui profite la prohibition ? Qui a le pouvoir de tuer des millions de gens dans le monde ?

    L’Etat prétend que les drogues sont mauvaises et devraient donc être évitées, mais les gens désirent toujours les altérations de la conscience que les drogues offrent et ils ne cesseront pas leur consommation. Le fait est que personne ne désire sacrifier une vie et une responsabilité familiale et de travail uniquement pour apprécier une sensation. C’est là que l’état échoue parce qu’il transforme une consommation responsable en situation désastreuse de crime, de maladie, d’emprisonnement, de douleur et de mort.

    Mais le mensonge commence à rendre l’âme, tandis que finalement tous les mensonges s’avèrent être des duperies.

    La société commence à réagir et commence à considérer et à exiger des mesures opposées aux mesures habituelles. Ces mesures cherchent les changements les plus minimes, toujours dans les mêmes limites. Les états optent pour des changements modestes, mais définitifs, comme dans le cas du Portugal et de sa dépénalisation de la consommation de drogue. Mais également en Suisse, en Allemagne et ailleurs, la distribution contrôlée de l’héroïne aide le rétablissement de beaucoup de gens qui vivent dans les pires conditions, survivant seulement grâce à la petite criminalité. Qu’ils obtiennent désormais leurs drogues au travers d’un système de santé d’état, permet la récupération de leur santé, de leur vie familiale. Ils commencent à travailler et à payer de impôts, ils deviennent des citoyens utiles dans ce que nous appelons la société !

    En raison du succès de la dépénalisation de l’utilisation de drogue, qui a été mise en application sans déclencher d’alarme sociale (lire le rapport de l’institut de Cato ), le Portugal prépare actuellement un pas supplémentaire. Le Parlement étudie une propositon pour la légalisation du cannabis, suivant l’initiative d’un petit parti appelé le "Bloc de gauche" (Bloco de Esquerda), qui s’est récemment développé et (selon les derniers scrutins) peut devenir une force politique significative dans l’avenir.

    La publication de la loi sur le cannabis s’est faite avec la collaboration d’Encod, grâce aux contacts réguliers avec le bloc jusqu’à aujourd’hui. Le texte de la loi peut toujours être amélioré, mais à mon avis personnel il a été très bien préparé et fournit même des manières d’empêcher l’abus et contribue au fonctionnement global de l’état.

    Car comme l’indique les nouvelles de dernière minute , le Parti Socialiste (actuellement dans le gouvernement) n’obtiendra pas une majorité absolue après les élections parlementaires en septembre prochain, ainsi il invitera le Bloc de Gauche à participer au gouvernement ! Ce serait la meilleure occasion jusque là pour la légalisation complète du cannabis, y compris pour la production, la distribution et la consommation.



    La vérité est que quand les nouvelles de la dépénalisation de l’utilisation de drogue au Portugal sont sorties, les prophètes principalement nord-américains ont annoncé le chaos, prévoyant que les plages portugaises seraient remplies de misère et de trafiquants de drogue.

    Mais rien de cela ne s’est produit, l’état de droit est fortement en place, les plages sont propres et belles. Le Portugal est simplement devenu un pays plus humain et plus juste. Toutes les maladies liées à la consommation de drogue ont été considérablement réduites.

    Si c’est la preuve réelle et définitive que la légalisation des drogues fonctionne, alors qui est derrière la criminalisation ?

    Par : Jorge Roque

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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2009

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-55.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DE DROGUES EN EUROPE

    NR. 55 SEPTEMBRE 2009

    LE DÉBAT SUR LE CANNABIS EN HOLLANDE


    Quand les médias et ceux qui prennent les décisions politiques se rendront compte de l’impact réel de l’interdiction sur les problèmes en rapport avec les drogues, la supposée légitimité du régime prohibitionniste se désagrégera complètement. C’est la raison pour laquelle Encod et d’autres groupes qui travaillent pour la réforme de la politique de drogues continuent leurs efforts pour défier le status quo, en organisant des conférences et des marches, en produisant des publications et des sites web, en assistant à des rencontres internationales où l’on pose des questions critiques à ceux qui sont responsables du maintien de l’interdiction des drogues. Apparemment sans succès remarquable, parce que autant les autorités que les médias continuent en mettant l’accent sur les drogues sans même s’interroger sur le fait qu’elles soient interdites.

    Mais l’époque est en notre faveur. Dans ces pays où on a installé une politique de drogues qui n’est pas basée l’interdiction totale, la réalité elle-même démontre que la seule manière d’avancer c’est à travers un démantèlement continu de ce régime. Tel est le cas des Pays-Bas, où la vente de petites quantités de cannabis pour l’utilisation personnelle dans les coffeeshops a été tolérée depuis 1976. Cela signifie qu’une génération complète a grandi dans un climat où l’accès au cannabis pour les adultes a été relativement régularisé. Pratiquement tous les problèmes lié au cannabis (en ce qui concerne la santé ou la sécurité publique) peuvent être réduits au fait que le cannabis est encore un produit illégal. Pour cela la culture à une grande échelle et la distribution commerciale hors des coffeeshops est toujours entre les mains d’organisations criminelles. Cette vérité est une évidence pour tous les travailleurs sociaux, les autorités locales, les politiques et même une partie importante des forces de police. On peut donc espérer que le pays est prêt pour le prochain pas, qui serait la légalisation totale.



    L’actuel gouvernement néerlandais, dominé par des partis conservateurs chrétiens, en accord avec des personnes de pouvoir du système judiciaire, font tout pour éviter cela. En utilisant toutes les manipulations de la caisse à outils prohibitionniste, ils ont obligé la police à augmenter la lutte contre les petits cultivateurs, ce qui a seulement augmenté l’insertion de groupes criminels dans la culture de cannabis. Ils accusent les coffeeshops des villes proches des frontières avec la Belgique et l’Allemagne de causer des troubles de l’ordre public dus à l’arrivée de touristes étrangers qui préfèrent acheter du cannabis dans une atmosphère sûre plutôt que sur le marché noir dans leurs pays d’origine. Là où on a réduit ces troubles grâce à un accord entre les autorités locales et les coffeeshops (comme c’est le cas de Checkpoint en Terneuzen), les autorités légales nationales décident de fermer le growshop à cause d’un stock qui dépasse la quantité tolérée de 500 grammes, une chose inévitable quand un growshop reçoit des milliers de clients par jour. Dans plusieurs communes les autorités ont fermé les coffeeshops situés à moins de 250 mètres d’une école, argumentant que c’est une façon de prévenir la consommation de cannabis chez les mineurs. De cette façon ils ignorent complètement le fait que la consommation de cannabis par des mineurs en Hollande est plus faible que dans plusieurs autres pays où ils n’existent pas de coffeeshops.

    Dans les médias néerlandais on a créé d’une certaine manière l’illusion que les politiques tolérantes causent des problèmes qui en réalité sont créés parce que ces politiques ne sont encore pas suffisamment tolérantes. Toutefois, il est difficile de prédire comment cette situation sera finalement résolue. Pour tout le monde, que l’on soit en faveur ou contre le cannabis, il est maintenant clair que quelque chose devrait se passer : après 33 années de politiques tolérantes, les néerlandais devront opter soit pour une légalisation soit pour une interdiction complète.

    Ce vote arrive lentement. Dans les prochains mois, le Parlement néerlandais devra examiner une nouvelle proposition du gouvernement, qui se base sur plusieurs rapports dont celui du comité de consultation dirigée par Wim vont de Donk, Président le Conseil Scientifique pour la Politique Gouvernementale (WRR), le plus haut corps de conseillers aux Pays-Bas. Le rapport, qui a été présenté le premier juillet, envoie beaucoup de signaux positifs sur les phénomènes du cannabis et les coffeeshops. En accord avec le comité, la tolérance en ce qui concerne le cannabis n’a pas manqué, au contraire : grâce à cette politique la consommation de cette substance par des adultes a obtenu un espace légitime dans la société néerlandaise.



    « Cette consommation, et les éventuelles conséquences négatives pour la santé publique, sont relativement en baisse en Hollande en comparaison avec d’autres États Membres de l’UE, où l’interdiction est appliquée beaucoup plus strictement », écrit le comité. « Grâce aux coffeeshops il est possible de contacter et d’informer les consommateurs de cannabis, et d’appliquer une politique pour éviter les troubles de l’ordre public. Pour cette raison, une interdiction totale du cannabis est indésirable, et la validité de l’argument avec lequel quelques communes actuellement ferment les coffeeshops (la distance de 250 mètres d’une école) est douteuse ».

    Le comité présente trois options différentes pour continuer à développer le modèle du coffeeshop avec une solution pour l’actuel dilemme de la « porte de derrière », dans lequel la culture du cannabis est encore interdite et le propriétaire du coffeeshop est obligé de maintenir une position schizophrène avec une jambe dans l’économie légale et une autre dans l’illégale.

    La première option est la légalisation totale : les coffeeshops se convertiraient en boutiques normales, et le cannabis en produit normal qui pourrait être simplement soumis à des règles spécifiques telles que les limites d’âge. En accord avec le comité cette option n’est pas désirable encore parce que « elle ne résoudrait pas tous les problèmes en rapport à la consommation du cannabis, elle attirera des touristes étrangers et signifiera que les Pays-Bas devront condamner les traités concernant les drogues de l’ONU ».

    Ces arguments peuvent être neutralisés de manière relativement facile. Évidemment personne ne croit que la légalisation va résoudre tous les problèmes, mais c’est précisément l’expérience de la Hollande qui a montré que l’accès sûr au cannabis pour adultes ne provoque pas un accroissement des problèmes de santé. Il ne provoquerait pas non plus un accroissement dans le flux de touristes, parce que la situation à la porte d’entrée ne changerait pas. Toutefois, si l’offre des coffeeshops était légalisée il serait plus facile de réduire les troubles publics du tourisme cannabique et de décourager ceux qui cultivent uniquement pour l’exportation ou la vente hors des coffeeshops. Finalement, plusieurs experts du Droit ont montré que la Convention Unique de l’ONU laisse un espace suffisant pour que les autorités nationales élaborent leur propre politique en matière de consommation de drogues. La Hollande a utilisé cette marge pour introduire une politique tolérante en ce qui concerne la vente de quantités pour la consommation personnelle depuis les années 1970. Ce serait un pas logique s’il étendait cette politique à une légalisation complète 35 années plus tard.

    Toutefois, dans l’actuel climat politique des Pays-Bas, la légalisation du marché de cannabis est encore une réalité éloignée. Comme dans les autres pays, cette proposition provoque des réactions viscérales, ce qui rend impossible un examen rationnel.

    La seconde option est d’étendre la tolérance envers la vente dans les coffeeshops de la culture pour ces magasins. La substance elle-même serait encore illégale. Le comité rejette aussi cette option, puisqu’il ne mettrait pas fin à l’insertion de groupes criminels dans cette culture. Evidemment cette observation est raisonnable, mais la seule réponse logique à ce problème est qu’il peut être résolu exclusivement en appliquant la première option.



    La troisième option, conseillée par le comité, est de transformer le coffeeshop en « un club » fermé du cannabis, avec un approvisionnement réglementé. Les clients devraient adhérer au club, qui organiserait la culture des plantes et offrirait la récolte dans le growshop qui serait seulement accessible aux membres. Tandis que nous souhaiterions la bienvenue à ce système dans tout autre pays, il est clair qu’en Hollande il signifierait un recul. L’enregistrement de consommateurs de cannabis est une mesure discriminatoire qui provoquerait beaucoup de résistance dans un pays où le cannabis est arrivé à faire partie de la vie courante. En outre, il existe un risque sérieux que la situation ténébreuse de "la porte de derrière" apparaisse aussi à "la porte d’entrée". On pourrait s’attendre à ce qu’apparaisse un commerce prospère avec les cartes d’adhésion du club.

    Avant tout, le débat sur le cannabis en Hollande cet automne prochain promet de se transformer en une expérience intéressante. Après le rapport du comité de consultation il sera très difficile pour les conservateurs les plus durs d’obtenir la fin de la politique tolérante. Le gouvernement néerlandais devra mobiliser tous ses conseillers de communication pour éviter la conclusion que la légalisation est la seule option s’il s’agit d’avancer. On ne prendra probablement aucune décision claire et l’affaire sera reportée après les prochaines élections, qui auront lieu en 2011.

    Par : Joep Oomen, avec l’aide de Peter Webster

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    BULLETIN-ENCOD-56


    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DE DROGUES EN EUROPE
    NR. 56 OCTOBRE 2009
    EN SOUVENIR DE JAN VAN DER TAS


    Dix mois après lui avoir trouvé une tumeur cérébrale, l’ancien membre du Comité Exécutif d’Encod, Jan van der Tas , est décédé le 10 septembre 2009.
    Jan van der Tas est né à La Haye en 1928. Adolescent, il a vécu les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale, ce qui signifiait la faim et la crainte d’être capturé et d’être obligé à travailler dans les usines allemandes.
    Après un court passage dans la Marine Hollandaise, Jan a commencé sa carrière professionnelle en 1960 comme fonctionnaire dans la force diplomatique néerlandaise à Bruxelles. Il a connu les « pères fondateurs » de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier, qui plus tard s’est transformé en "Union Européenne", il a acquis une vaste expérience.
    « Nous espérions trouver des formules pour non seulement éviter une nouvelle guerre, mais aussi pour rassembler tous les talents de l’Europe et les faire collaborer de façon constructive à la conception des politiques qui engendreraient la prospérité. Cela paraissait une théorie admirable, mais avec les années nous avons vu comment les intérêts divergents des pays, des entreprises et des individus, ont tué la spontanéité. »
    Après avoir accompli des services en Indonésie, en France, au Mexique et au Royaume-Uni, Jan est devenu ambassadeur de la Hollande en Syrie et en Allemagne, avant de prendre sa retraite en 1993. C’est Rita Süssmuth, membre du Parti Chrétien Démocrate CDU et présidente du Parlement allemand, qui lui a inspiré sa seconde carrière comme activiste pour la réforme de la politique de drogues. En se référant à la politique libérale des drogues que les Pays-Bas pratiquaient depuis la fin des années 70, elle lui avait dit que « c’est bien de savoir que son pays peut être pionnier dans la recherche de solutions pour des affaires sociales, ce que des pays plus grands et plus lents n’en ont pas été capables. »
    Les drogues elles-mêmes ont été un terrain complètement inconnu pour lui, mais un intérêt profond pour le sujet de la politique de drogues lui est naturellement venu pendant son séjour à Bonn, ce qui a coïncidé avec les conflits diplomatiques prolongés entre l’Allemagne et la Hollande. Sa substance psycho-active favorite était la bière, spécialement les bières belges comme la Duvel. Des suggestions répétées pour essayer au moins une autre de la gamme des drogues disponibles, bien qu’ils soient illégaux, ne l’ont pas convaincu.
    Son intérêt pour le sujet des drogues a été intellectuel et basé sur des principes. Il affinait continuellement ses positions et ses déclarations, qu’il basaient sur une connaissance approfondie et une compréhension du fonctionnement des bureaucraties à La Haye, à Bruxelles, à Vienne et à New York. À beaucoup d’entre nous qui planifions des activités à Bruxelles il expliquait la structure compliquée de l’Union Européenne, en ajoutant des anecdotes juteuses de ses années passées dans le service diplomatique.
    « Nous ne devrions pas avoir une politique européenne des drogues à n’importe quel prix. Une intégration de haut en bas des différentes manières de considérer les drogues dans les différents pays pourrait signifier qu’on sacrifierait des analyses efficaces orientées vers la santé publique pour remplir un agenda essentiellement destiné à l’ordre public et à la lutte contre le crime. En même temps, ce serait une bonne idée si l’Union Européenne commençait à être un contrepoids à la pression des USA pour continuer sur le chemin actuel. Donc nous avons besoin d’une série de principes communs, dans laquelle nous acceptons que nous ne pouvons pas coïncider dans tout, mais que nous continuerons à se respecter l’un l’autre. »
    Jan a servi comme membre du Comité Exécutif de la Fondation pour la Politique des Drogues de la Hollande pendant de nombreuses années, et d’ENCOD entre 2005 et 2007. Il a été surtout une force constante dans les activités des deux organisations, en ce qui concerne le travail de lobby.
    « Nous devons créer une situation dans chaque pays où des associations de citoyens essayent régulièrement de prendre part au débat sur les drogues en ayant des réactions bien argumentées et bien formulées sur tout événement ou fait particulier en rapport avec la politique de drogues commenté dans les médias . Nous devrions créer une banque de données commune d’arguments fiables que les gens pourraient utiliser quand elles en auront l’occasion. »

    Au revoir Jan. Nous regrettons énormément ta présence stimulante et ta personnalité chaleureuse.
    Par Fredrick Polak et Joep Oomen

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    BULLETIN-ENCOD-57

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DE DROGUES EN EUROPE

    NR. 57 NOVEMBRE 2009

    DERRIÈRE LES MURS DE LA PROHIBITION


    Les prisons sont la honte des sociétés démocratiques modernes. Les instances concernées savent que les prisons ne servent pas pour ce qui devrait être son objectif : la rééducation et la réintroduction sociale de la personne emprisonnée, mais plutôt à stocker les conflits provoqués par un modèle social inégal, injuste et exclusif.

    Dans la pratique, les prisons sont utilisées pour enterrer vivant des personnes en situation d’exclusion sociale. La majorité de la population carcérale vient des milieux les plus difficiles de la société, étant des personnes qui commettent un délit en raison de leur dépendance. La majorité accomplit de petits vols et larcins, tandis qu’une autre partie le fait par des infractions contre la santé publique (fondamentalement, « vente au détail » de drogues non légales). Dans le cas des femmes emprisonnées, la majorité est en prison pour des infractions contre la santé publique. Ces infractions sont des versions artisanales d’escroqueries en masse ou du trafic de drogue à grande échelle, toutefois, la Justice leur inflige des peines disproportionnées.

    Il est très fréquent que les personnes ayant des problèmes de dépendances soient condamnées à des longues peines, on se base souvent sur le fait qu’elles sont considérées « récidivistes », ce qui génère un obstacle pour accéder à des mesures alternatives à la prison.



    Les prisons sont des espaces destructeurs pour une population carcérale ayant un profil prononcé de vulnérabilité. De fait, l’incidence de maladies graves dans la population pénitentiaire est disproportionnée par rapport à la population générale. Par exemple, en ce qui concerne l’Hépatite C, diverses études espagnoles montrent une prévalence située autour de 38%, tandis que ce pourcentage dans la population en générale tourne autour des 2,6%.

    De même, l’incidence chaque fois plus grande de problèmes de santé mentale est alarmante dans le milieu carcéral . Les personnes emprisonnées ont une probabilité de 2 à 4 fois plus grande que la population en générale de souffrir d’un trouble psychotique et d’une dépression.

    La prison n’est pas un espace approprié pour qu’une personne qui a des problèmes de dépendance rentre dans un processus d’intégration sociale et dépasse sa dépendance. Jusqu’aux conditions sanitaires normales qui sont pires dans une prison qu’à l’extérieur. Le personnel sanitaire des prisons n’est pas préparé pour traiter des maladies infectieuses ni des problèmes mentaux. D’abord, le traitement de spécialistes externes dans des hôpitaux parait difficile, et ensuite on ne favorise pas non plus la présence ambulatoire de spécialistes dans les prisons, bien qu’elle soit envisagée dans de nombreuses réglementations.

    Une autre réalité préoccupante est reprise année après année dans les Rapports sur la Torture présentés par le Coordinateur pour la Prévention de la Torture. Selon ce rapport, un minimum de 579 personnes ont souffert de tortures et/ou de mauvais traitements pendant l’année 2008 dans tout l’État espagnol, une partie d’entre elles sous la garde de fonctionnaires de prisons.

    Cette situation d’abandon amène parfois à des situations extrêmes, accumulant entre ses murs plus de 1.000 décès entre 2004 et 2008 seulement dans l’État espagnol. Une grande partie de ces décès est en rapport avec la consommation clandestine de drogues dans les prisons, à cause du mélange de plusieurs substances, et avec le SIDA. Le haut taux de suicide est aussi alarmant parmi les personnes emprisonnées, 10 fois supérieur à celui de la population en générale.

    L’intégration de la santé pénitentiaire est nécessaire dans les services publics de santé, en adoptant toutes les mesures nécessaires pour que les personnes emprisonnées reçoivent une attention médicale et thérapeutique dans des conditions d’égalité avec les autres citoyens, en garantissant leur accès à des spécialistes. On doit freiner le durcissement législatif et avancer vers une justice moins répressive et plus socialisante, à travers une plus grande application de mesures alternatives à la prison et au soutien de la Médiation Pénale.

    Les maffias sont plus puissantes que jamais, tandis que le poids de la loi effleure à peine le marché illégal des drogues, ses coups de griffes affectent presque de manière exclusive les personnes les plus faibles dans la chaîne du trafic de drogues et les personnes consommatrices de drogues qui sont criminalisées et stigmatisées. En fin de compte, nous dissimulons seulement une réalité en provoquant des problèmes ajoutés à la consommation.



    Changer les bases de l’actuelle politique de drogues, ouvrir les chemins nouveaux au règlement et au contrôle des substances non légalisées actuellement, servira, d’une part, à réduire les dommages actuels liés à la prohibition, et, d’autre part, à l’intervention dans des dépendances aux drogues qui soit guidée par les nécessités des personnes touchées et non par les limitations et les impositions de la politique prohibitionniste.

    Par : Fédération Enlace, Séville

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    BULLETIN-ENCOD-58


    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DE DROGUES EN EUROPE
    NR. 58 DÉCEMBRE 2009
    CLUBS SOCIAUX DU CANNABIS : LE MODÈLE ESPAGNOL


    La consommation de cannabis dans l’État espagnol jouit d’une certaine tolérance de la part de la société, toutefois il reste encore beaucoup de travail , parce que pendant tant d’années de prohibitionnisme, les médias ont stigmatisé cette plante et son utilisation.
    La loi punit de peines de prison la culture ou la possession quand la finalité est d’en faire le trafic, elle impose en outre des sanctions administratives (amendes) pour possession et consommation dans des lieux publics. Cependant, il est permis de consommer et de produire pour sa propre consommation. Cette ambiguïté juridique a des conséquences négatives, non seulement pour celui qui cultive pour sa consommation propre, puisque les interventions des forces de l’ordre sont fréquentes dans de petites cultures, mais aussi pour la société ; chaque fois se produisent davantage de vols chez les petits producteurs qui sont impunis par peur de dénoncer, ce qui finit par favoriser le marché noir.
    Il y a quelques années le Gouvernement d’Andalousie a commandé un rapport juridique pour établir les critères conformes selon lesquels on pourrait ouvrir des établissements dans lesquels on pourrait obtenir du cannabis, à des fins autant récréatives que thérapeutiques, en respectant le cadre de la légalité actuelle. La conclusion de ce rapport est que cette initiative trouverait sa place dans notre ordre juridique seulement si ce sont des centres non ouverts au public sans distinction, mais d’accès restreint à des consommateurs habituels de haschich ou de marijuana, dans lesquels pourrait être acquises et consommées des quantités qui ne dépassent pas la limite d’une consommation normale. La quantité de cannabis acquise devrait être consommée dans l’enceinte.
    À la suite de ce rapport apparaîtront dans l’État espagnol les premières cultures collectives à l’initiative de quelques associations, qui, avec l’expérience accumulée tout au long de plus d’une décennie, ont évolué jusqu’aux Clubs Sociaux du Cannabis (Cannabis Social Clubs CSC). Dans lesquels est dispensé, actuellement, du cannabis à des utilisateurs habituels adultes, sans but lucratif et dans des cercles fermés.

    Un des apports indiscutables des CSC est la réduction des risques, tant du point de vue de la consommation, puisque les utilisateurs ont accès à des substances non frelatées et de qualité, ainsi que les risques inhérents à la situation légale actuelle, les utilisateurs peuvent accéder à la substance sans avoir de contact avec le marché noir, les problèmes avec la police, etc.…
    Les CSC offrent en outre les services ordinaires de toute association, comme le conseil juridique, le conseil sur la substance elle-même et sa consommation, dans le but de promouvoir une utilisation sûre et responsable.
    D’autre part, le consommateur de substances adhérent d’un CSC prend part à l’activisme anti-prohibitionniste en faisant partie d’un projet politique collectif sans se limiter à dépenser de l’argent pour obtenir la substance en enrichissant le marché noir.
    Avec les CSC on prétend en outre que les utilisateurs accèdent à la substance à un prix abordable et raisonnable, celle-ci ne devient pas un article de luxe difficilement accessible, les adhérents peuvent choisir leurs génétiques préférées et celles qui produisent l’effet qu’ils souhaitent ou ont besoin.
    Le modèle des CSC de la Fédération d’Associations Cannabicas impose une limite de 2 grammes quotidiens par personne, 60 grammes par mois. Ainsi on essaye d’éviter que le cannabis soit distribué à des tierces personnes non impliquées dans le projet, et de fait si un membre détourne du cannabis vers des tierces personnes il est exclu du club. Cette limite n’est pas appliquée dans des cas exceptionnels d’utilisateurs thérapeutiques s’ils ont besoin d’une quantité plus importante. Parmi les services rendus dans les CSC il y a celui d’informer et de conseiller sur l’auto-production, de sorte que si un utilisateur récréatif dépasse les limites de consommation il puisse cultiver le cannabis qu’il souhaite.

    Finalement, les Clubs Sociaux du Cannabis sont un peu plus que des établissements de distribution de cannabis, ils sont une proposition de citoyens intégrés dans la société et ses institutions, puisqu’avec l’appui de ces dernières ce modèle pourrait réduire les principaux problèmes associés aux drogues ; il diminuerait l’ampleur du marché noir, les consommateurs accéderaient à des substances non frelatées et de qualité, on empêcherait l’accès au produit à des mineurs , ainsi on réduirait la probabilité de mauvaises utilisations futures de ce dernier, et il serait accessible pour les utilisateurs thérapeutiques.
    De plus ce modèle ne génère pas les problèmes de coexistence de produits pour le tourisme expérimenté avec le modèle de coffeeshops en Hollande dans les dernières décennies, et ne s’oppose pas aux conventions de l’ONU sur le contrôle des drogues signé par tous les États Membres de l’UE.
    Ces conventions interdisent la culture et la distribution de cannabis, mais ils laissent aux gouvernements nationaux l’initiative de créer une marge légale pour la consommation. Les Clubs Sociaux du Cannabis peuvent utiliser cette marge légale pour organiser le circuit pour la consommation personnelle considéré comme nécessaire dans le pays concerné.
    En février dernier la FAC a présenté une partie de ce projet à la foire Spannabis 2009 de Barcelone, un guide pour former les CSC. Pour pouvoir l’acquérir on doit suivre un protocole dans lequel on démontre que les demandeurs sont un groupe dont le but est de favoriser la normalisation du cannabis et qui prétend prendre part à la lutte politique. Afin de terminer de définir le modèle de CSC et de celui de perfectionner quelques aspects de sa mise en pratique, la FAC a organisé la première rencontre des clubs à Murguía les 20, 21 et 22 novembre 2009. Durant cette rencontre nous avons donné une formation aux clubs qui débutent et élaboré quelques stratégies avec des rapports, débats et ateliers.
    D’autre part, nous comprenons que le mouvement cannabique doit faire un pas de plus, et puisque nos revendications sont aussi celles du secteur industriel, nous avons commencé une campagne de recherche de connivence et d’implication de celui-ci, et en assumant comme personnelles certaines de leurs revendications. Une plaque avec le logo de la FAC annoncera dans les grows-shops qui prennent part à cette lutte et qui nous soutiennent. Cette campagne a été présentée au début du mois de novembre dans la foire Expocannabis (Madrid).
    Parmi nos défis à court terme il y a l’organisation de la Première Rencontre du Secteur du Chanvre dans le courant de l’année 2010, une rencontre où seront assis à la même table des représentants du monde cannabique, juristes, activistes, chefs d’entreprise, philosophes, revues, etc.

    Actuellement on fait d’importantes démarches pour les mouvements anti-prohibicionnistes de l’État espagnol, le printemps prochain nous espérons tenir avec les fédérations FAUDAS et ENLACE le Premier Forum de la Société Civile. Deux fédérations qui ont un parcours remarquable avec lesquelles peu à peu et avec l’effort de tous nous nous accordons sur des discours et échangeons des expériences et des informations.
    Nous considérons que parmi nos objectifs notre appartenance à ENCOD est d’une importance particulière ainsi que la participation et le contact chaque fois plus détroits que nous avons avec elle.
    Nous voulons finir ce bulletin avec la mémoire de Gaspar Fraga González, qui nous a quitté le 17 octobre dernier et dont nous nous souviendrons toujours avec affection, un grand activiste cannabique qui a contribué à ce que le cannabis soit chaque fois plus accepté socialement, et ouvert le chemin vers la normalisation du cannabis.
    Fédération d’Associations Cannabiques->

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