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Tema: Bulletins ENCOD 2010

  1. #1
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    Bulletins ENCOD 2010

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-59.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DE DROGUES EN EUROPE

    NR. 59 JANVIER 2010

    L’ARGUMENT INSUPPORTABLE POUR LA LÉGALISATION DES DROGUES


    L’UTILISATION RÉCRÉATIVE DE DROGUES COMME UN DROIT MORAL

    Cette année plus que jamais nous avons vu un soutien croissant pour la légalisation des drogues. D’importantes figures politiques, d’anciens présidents et la revue The Economist ont rejoint le mouvement international par la réforme de la politique de drogues qui a appelé à une fin de la guerre contre les drogues qui a échouée pendant des décennies. Certains parmi eux vont jusqu’à oser dire que la légalisation des drogues profiterait à la société au lieu de l’endommager.

    Beaucoup d’arguments ont été utilisés par ces importants personnages afin de convaincre des gouvernements, les organismes de l’ONU et la population en général pour lesquels l’analyse des politiques de drogues devrait passer de la justice criminelle à la santé publique.

    Ces arguments qui pourraient être appelés « utilitaires » expriment de nombreuses raisons pour lesquelles les drogues doivent être légales. Même les politiciens les plus conservateurs doivent finalement accepter les données qui démontrent que l’actuel système ne fonctionne pas. Très peu de choses peuvent être dites contre l’argument qu’ont été dépensés de milliers de millions pour la prohibition tandis que les drogues restent largement disponibles ; qu’on pourrait générer des millions par la simple légalisation de la marijuana ; qu’on pourrait réorienter ces fonds publics vers le financement du traitement de milliers de toxicomanes ; que la décriminalisation des consommateurs de drogues les pousserait vers la santé publique, améliorerait la sécurité publique et préviendrait des maladies contagieuses ; que la prohibition des drogues refuse l’accès des personnes malades à des substances qui ont d’importantes propriétés médicales.



    Il ne peut y avoir que peu de désaccords envers ces arguments économiques et sanitaires. Et c’est probablement grâce à ces arguments que le débat sur la légalisation des drogues a joué un rôle principal dans le débat public que nous pouvons voir de nos jours. Ce n’est pas non plus par hasard que les défenseurs les plus conservateurs choisissent ces arguments pour légitimer leur position. Celui qui emploie des arguments « utilitaires » foule les chemins sûrs de la rationalité et des évidences et qu’en même temps il évite la confrontation avec les valeurs morales et les concepts comme la liberté, l’autonomie et le droit de choisir.

    La consommation de drogues est incompréhensible pour la majorité des gens, beaucoup la considère comme insupportable. Il est impossible de maintenir de façon catégorique que les drogues sont bonnes ou mauvaises. Tout dépendra de comment et pourquoi elles sont consommées. Une chose, cependant, est certaine : les gens consomment des drogues pour des raisons spécifiques . Certains consomment des drogues par curiosité ou pour des fins religieuses, d’autres le font pour alléger des douleurs physiques ou émotionnelles et d’autres consomment des drogues simplement « pour se sentir bien, se sentir meilleur et faire mieux ».

    Aucun usage de drogues n’est aussi mal compris et aussi mal accepter que ce dernier : « l’utilisation récréative ». Cette forme de consommation de drogues, destinée à promouvoir le plaisir, le bonheur et l’euphorie, est de loin la plus largement pratiquée, et bien acceptée quand il s’agit de drogues légales. Mais dès que l’on parle d’usage récréatif de drogues dites illégales, le ton de la conversation change.



    Il est facile de prouver que nous les êtres humains, avons consommé des drogues dans le seul objectif de se distraire pendant des siècles, et qu’en le faisant, nous n’avons pas mis en danger l’avenir de l’espèce ni la société. C’est pour cela qu’il ne devrait pas être tellement difficile de reconnaître que les personnes adultes ont le droit de continuer à consommer leur drogue préférée dans l’espace privé de leurs maisons, pourvu qu’ils ne gênent personne. Alors pourquoi cette forme de consommation de drogues est considérée généralement illégitime et pour cela ignorée en tant qu’argument de valeur ?

    Est-ce parce que la recherche du plaisir est comprise comme quelque chose tellement superficiel et trivial que beaucoup de gens se sentent obligés de trouver une autre argumentation pour défendre leurs décisions ? Est-ce parce que beaucoup de consommateurs de drogues expriment une culpabilité pour leur indulgence, et qu’ensuite ils ont besoin d’insister sur le fait que les drogues servent seulement à des « fins sérieuses » ? Ou est-ce parce que le fait de consommer des drogues est considéré dans notre société comme un péché et quelque chose de « moralement incorrect » et la consommation de drogues contredit l’« idéal d’excellence humaine » ?

    Toutes ces objections populaires, normalement exprimées dans des termes plus forts, ont soumis la consommation de drogues à la critique morale durant des décennies. Pour cela l’argument de l’utilisation récréative de drogues comme un droit moral s’est transformé en tabou pour la majorité des défenseurs de la réforme de la politique de drogues.

    S’il est tellement difficile de convaincre que les drogues devraient être légales parce que les adultes ont le droit légalement d’obtenir des drogues pour l’utilisation récréative, pourquoi ceux qui défendent la légalisation des drogues devraient utiliser cet argument ? On peux trouver au moins trois bonnes raisons. D’abord, ceux qui utilisent des drogues de manière récréative ne se sentiront pas attirés par une argumentation défensive qui dépeint son comportement comme une réponse à une maladie ou un symptôme. Deuxièmement, aucun essai scientifique ne peut contredire le fait que les consommateurs croient sincèrement que les drogues sont plaisantes. Et en troisième lieu évidemment, c’est une affaire de principes et de respect pour les décisions de chacun, les états ne devraient pas intervenir dans les décisions que les gens prennent sur leurs propres corps.



    En 2009 on a vu trop d’arguments « utilitaires » dans ce débat, mais on a vu aussi beaucoup de gens interroger avec colère des gouvernements et des autorités, simplement parce qu’ils croient au droit moral de consommer des drogues. Pour l’année à venir on aimerait en voir plus ! Voir plus de Polak défiant Costa, davantage de Marches pour la Marijuana et de protestations face au bâtiment de l’ONU, davantage de campagnes comme celle de Nice People Take Drugs , davantage de discours comme ceux de Marcus Day dans la CND, Craig McClure dans l’IHRA et Ethan Nadelmann et Liese Recke de Reform, davantage de rapports et d’idées créatives pour réguler les marchés comme ceux de Transform et FAC , davantage d’initiatives audacieuses des pays en voie de développement et des personnes qui consomment des drogues.

    C’est grâce à leurs efforts et à ceux de milliers d’activistes anonymes autour du monde, que le débat pour la légalisation des drogues gagne chaque jour davantage d’espace et d’alliances importantes , convertissant la fin de la prohibition des drogues en objectif possible plutôt qu’en rêve utopique.

    Marisa Felicissimo

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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2010

    Je crois que les arguments pour la légalisation ou une réglementation plus "intelligente" et juste devrait être mise en place.
    Loin de moi l'idée de soutenir les drogues en général, mais le simple fait de comparer les chiffres et les conséquences du cannabis, de l'alcool et du tabac devrait suffire à niveler la situation.

  3. #3
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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2010

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-60.html



    NR. 60 FÉVRIER 2010

    GUERRE DES DROGUES - GUERRE DES MEDIAS


    Bien que de plus en plus de gens, que se soit des scientifiques, des politiques ou des intellectuels, reconnaissent que l’interdiction des drogues est une mauvaise idée, la vérité est que pour le citoyen ordinaire, les perceptions communes continuent à être les mêmes que depuis des décennies. Les drogues font du mal et tuent, pour cela elles devraient être interdites ! Parmi le public et dans les moyens de communication il n’y a rien qui résiste à cette image. Il y a un grand fossé entre ce que nous disons, nous les anti-prohibitionnistes et la réalité de ceux qui votent et choisissent ceux qui vont déterminer les nouvelles politiques !

    Mais si les essais scientifiques montrent l’inefficacité du système prohibitionniste, pourquoi les communicateurs sociaux l’ignorent ? C’est une situation étrange, surtout parce que les journalistes de l’occident démocratique insistent pour montrer au monde qu’ils sont libres, justes et vrais et qu’ils critiquent les pays qui pratiquent la censure.

    Que nous le voulions ou non, le critère pour que des informations soient divulguées est que beaucoup de gens soient intéressés pour les lire, les écouter ou les voir. Pour cela tous les jours nous sommes envahis par des comptes-rendus sur d’énormes saisies de drogues, de criminels arrêtés, de fortunes faciles à gagner et à perdre, ou sur un aspect plus triste de l’histoire, de décès et de maladies d’innombrables victimes qui n’ont que peu de responsabilités, mais qui pourtant sont poursuivis par la loi.

    Alors pourquoi ne sommes-nous pas confrontés régulièrement, ni même occasionnellement, à des documentaires sur les résultats effectifs de la politique prohibitionniste ? Pourquoi les scientifiques ou les politiciens qui répondent publiquement de ce système ne sont-ils pas visibles ?

    C’est bizarre ! Pire que cela, ce n’est pas honnête. Surtout quand nous avons des nouvelles qui transmettent une modification de la vérité des faits.



    Au début de l’été 2009, un rapport de [’Institut sur la politique de décriminalisation de l’utilisation de drogues au Portugalhttp://www.cato.org/pub_display.php ?pub_id=10080], a présenté la conclusion que la consommation n’avait pas augmenté, les maladies et les décès en rapport aux drogues non plus. Ces dernières ont même significativement baissé dans quelques cas.

    Quelle a été notre surprise quand peu de temps après tous les journaux télévisés portugais commençaient en annonçant : « Les décès dus aux drogues ont augmenté de 45% au Portugal en 2007 ! » Nous ne pouvions pas croire cette nouvelle, qui s’est rapidement propagée au niveau international, parce que nous avions en main les données officielles du département de statistique de l’Institut de la Drogue portugais, qui en rien ne paraissaient confirmer cette communication.

    La vérité a été facilement découverte : ces résultats ont seulement montré que les médias, les méthodes et la quantité de décès par des drogues annoncés ont été très supérieurs à ceux obtenus par des recherches préalables. Il est impossible d’affirmer qu’il y a eu une augmentation des décès par la drogue, c’est quelque chose qui a été ensuite confirmé par les autorités compétentes, mais le mal était déjà fait ! L’information précédente qui confirmait le succès de la politique de décriminalisation de l’utilisation de drogues était déjà ternie : - « Ah Mais… mais les décès ont augmenté » !

    Comme nous le savons tous , le citoyen ordinaire perçoit le monde par les titres des journaux. Il n’a pas de temps ni de prédispositions pour des recherches scientifiques, ou de simples confirmations de la vérité, surtout quand il ne voudra pas changer d’avis.

    Un autre point que nous ne comprenons pas, c’est que pourquoi tant de journalistes défenseurs de la vérité à tout prix, aucun n’avance à contre-courant et commence à publier systématiquement la vérité sur les drogues ? Surtout quand beaucoup d’entre eux consomment des drogues régulièrement !

    J’ai posé la question à beaucoup de journalistes et à ma grande surprise beaucoup n’ont même pas voulu répondre, d’autres l’ont repoussé et d’autres encore sont restés vagues, en se référant à d’autres : « Le message négatif pour les enfants. Le stigmate. La peur de perdre leur statut. » Finalement les mères n’aiment pas que leurs filles sortent avec des junkies et les patrons ne leur donnent pas d’emploi… D’autres ont clarifié que la plupart des médias de nos jours sont des entreprises que suivent de gros intérêts commerciaux et politiques et il n’y a pas intérêt à entamer cette discussion, au moins jusqu’à une certaine date, dans le futur ! Qui sait ?



    Il y a aussi eu quelqu’un qui a dit que les informations qui leur arrivaient étaient contradictoires et parfois même mensongères, ou basées sur des théories sans vérification scientifique. Bien, il y a ici quelque chose que nous, en tant qu’activistes nous pouvons faire. Peut-être devrions-nous employer davantage d’énergie à essayer de faire parvenir notre message au grand public ? C’est probable, mais seulement quand nous divulguons les faits avec raison. Les temps ont changé, de nos jours personne n’est plus motivé que nous pour faire connaître la vérité.

    Sans doute que la toile d’araignée du prohibitionnisme est tellement bien montée, que parmi ses innombrables tentacules, ses d’innombrables têtes créatives et ses innombrables façons de saisir la victime il y en a une qui fonctionne très bien dans les redactions de ce vieux continent : la vanité !

    « Je consomme et je suis tellement intelligent et capable, que même mon chef ne le sait pas et pour cela je maintiens mon emploi avec ce moyen de concurrence déloyale jusqu’à avoir une promotion » ! La drogue serait alors la cause et raison de l’irrévérence ? Non, le sujet est trop sérieux pour être affronté , ou dissimulé de manière tellement futile.

    D’un côté les conservateurs fondamentalistes, de l’autre les lâches ignorants et au milieu nous les activistes qui crient tous les jours contre l’injustice énorme et la cruauté d’un système qui persiste depuis un siècle et demi à torturer, arrêter et tuer des millions d’êtres humains partout dans le monde.

    Sommes-nous seuls ? Bien, chaque jour nous sommes plus nombreux et chaque fois nos preuves et nos arguments augmentent et sont plus solides. Il manque quelque chose ? Oui, il manque que nous puissions toucher chaque citoyen, chaque individu, parce qu’ils sont ceux qui choisiront et voteront pour ceux qui doivent installer le système. Il est évident qu’aujourd’hui cela est seulement possible à travers les médias. À partir du moment où nous rassemblerons nos énergies et les canaliserons vers un seul objectif nous serons capables de déplacer des montagnes.

    Nous avons appris que dans cette lutte nous pouvons seulement faire un petit pas à chaque fois, rien se déplace et ni se modifie rapidement. Mais au moins les pas seront solides, ne faibliront pas et beaucoup d’autres suivront.



    Ils nous disent que malgré tout nous avons besoin d’une société sobre afin d’agir et penser. Mais est-ce que la nécessité de sobriété triomphe dans ce système, ou est-ce que ce système manque justement d’espace pour altérer la conscience et la sensibilité ? Les grands utopistes du siècle XXème siècle ont toujours défendu une société meilleure, dans laquelle l’être humain pourrait profiter de son « soma ». Parce que le cerveau humain a plus besoin de stimulants que de la simple satisfaction alimentaire et de survie, comme les autres animaux.

    Il est indéniable que toutes les sociétés utilisent depuis toujours au moins une substance psycho-active . Avec le temps, d’autres substances sont apparues. Dans ses découvertes l’Europe a trouvé et a adopté le tabac, entre autres. Et elle a exporté la drogue la plus forte de toutes : l’alcool. Avec la globalisation tout arrive à tous, la question est : ou bien l’État intervient en réglementant sa distribution, ou le laisse entre les mains du marché noir ?

    Le cerveau humain est trop complexe et exigeant pour lui refuser quelque chose. Le fait que la santé ait évolué depuis des principes de santé à un concept parfois terriblement désastreux par l’imposition du système, est quelque chose qui doit être considéré, étudié et interrogé si non par tous, au moins par ceux qui prétendent communiquer la vérité. Ou bien nous devrons tous arrêter de fumer, boire, abstraire, imaginer, sentir et voir plus loin ? Ecarter tout ce qui a été obtenu sous l’influence des drogues. ? Renoncer à la mécanique quantique ?

    Il y a aussi eu celui qui m’a prévenu ne pas être innocent et penser que les grands intérêts économiques qui profitent du trafic, se retireraient doucement et abandonneraient une des plus grandes recette économiques de tous les temps sans lutter. Comme en politique, qui contrôle les médias dicte ce qu’ils veulent des citoyens.

    La Guerre aux Drogues aura lieu dans les médias, à travers la manipulation silencieuse. Mais comme dans les grandes révolutions pour la justice, nous serons ici pour parler, dénoncer et surtout divulguer la vérité !

    Par : Jorge Roque

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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2010

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-61.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DE DROGUES EN EUROPE

    NR. 61 MARS 2010

    S’APPROCHANT DE LA VÉRITÉ


    Du 8 au 12 mars 2010, la Commission des Stupéfiants de l’ONU tiendra sa réunion annuelle à Vienne, afin d’évaluer les résultats de l’actuelle stratégie de contrôle des drogues. L’objectif déclaré de cette stratégie est de réduire la production, le trafic et la demande de drogues illégales. La vérité est qu’il n’existe absolument aucun résultat positif de cette stratégie .

    Le 23 février 2010, pendant [l’Audition publique sur la politique des drogues de l’UE>article2290] co-organisée par Encod dans le Parlement Européen, Carel Edwards, le Chef de l’Unité de Coordination Anti-drogues de la Commission Européenne a déclaré que : « La répression ne fonctionne pas. Nous en savons maintenant suffisamment pour faire cette conclusion. »



    Depuis mars 2009, la Commission Européenne a eu en sa possession un rapport sur l’impact des politiques des drogues sur le Marché Global des Drogues Illégales entre 1998 et 2007. Ce rapport arrive à la conclusion suivante : les actuelles politiques de drogues, basées sur l’interdiction, ne réussissent pas à diminuer l’offre et la demande de drogues et causent des dommages à des personnes et à la société en général.

    Une délégation d’ENCOD sera aussi présente à la prochaine réunion de Vienne, pour rappeler aux délégués gouvernementaux qu’ils sont là pour protéger leurs citoyens contre les dangers, non pas pour les augmenter .

    Le 4 mars, les partenaires d’Encod organiseront des manifestations en face des ambassades de Malaysie tant à Paris comme London. Le même jour on publiera une lettre ouverte au gouvernement de Malaysie dans la presse de ce pays afin de demander l’abolition immédiate de la peine de mort pour ceux qui violent les lois antidrogues.

    La vérité du discours que nous avons maintenu pendant des années, que la prohibition est la véritable menace pour la société, se présente comme une évidence aussi grande que le fait que le soleil apparaîssent chaque jour. De la prohibition des drogues résulte des profits illégaux énormes, qui perturbent l’économie, corrompent des autorités et alimentent des groupes armés. Elle produit et augmente l’exclusion sociale et le stress individuel.

    Les dépenses publiques globales qui sont nécessaires pour maintenir la prohibition des drogues seulement dans l’UE sont estimés (selon une estimation) à 40 milliards d’euros, soit 80 euros par citoyen et par an. En des temps de crise économique, nous ne pouvons plus nous permettre le gaspillage d’une telle somme dans une politique qui n’a clairement aucun effet bénéfique, et qui en même temps produit des problèmes et des dommages pour des millions de personnes.



    Le rapport Reuter Trautmann expose aussi ces vérités. Ceux qui reconnaissent les preuves scientifiques ne peuvent plus nier que la prohibition des drogues a prouvé qu’elle était une fausse théorie. Un cadre légal pour la production et la distribution des drogues est la seule manière raisonnable et efficace pour réduire les problèmes en rapport aux drogues, pour réduire la criminalité organisée et pour recueillir des impôts afin d’investir dans la santé, dans l’éducation et dans des programmes sociaux.

    La question n’est pas si, mais quand. Pour accélérer la fin de la prohibition, nous devons continuer avec détermination à suivre deux objectifs : déconsidérer le régime prohibitionniste, en s’assurant qu’il n’a pas possibilité de rajeunir, et d’encourager des personnes qui souhaitent une autre politique à exprimer et exiger des changements.

    Quand est-ce-que le bon-sens commencera à régir le monde de la politique des drogues, et le monde en général ?

    A lire dans le prochain bulletin d’Encod.

    Par Joep Oomen

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    Última edición por jean-michel; 03/03/2010 a las 18:02 PM

  5. #5
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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2010

    N° 62 AVRIL 2010

    L'inextricable

    Dans ce bulletin je parlerai de deux sujets d'intérêt actuel.

    Tout d'abord, autant l'audience au Parlement Européen ( du 23 février), que la réunion de la
    Commission des stupéfiants (CND) à Vienne ( du 8 au 12 mars ), ont montré la situation inextricable
    dans laquelle se trouve le processus de décision sur les politiques des drogues tant au niveau de
    l'Union Européenne qu'au niveau de l'ONU.

    Donc, la question est de savoir quelle devrait être la position d'ENCOD durant la prochaine
    période dans les capitales nationales, devant l'Union Européenne à Bruxelles et aux Nations-Unies
    à Vienne.

    Les 25 et 26 février j'ai représenté ENCOD dans une réunion à Budapest organisée par HCLU,
    l'Union Des Libertés Civiques de Hongrie, pour planifier et discuter de la coopération des groupes
    qui veulent en terminer avec la prohibition des drogues. Etaient présents le Réseau de Réduction
    des Risques d'Eurasie (EHRN), le Réseau International des Consommateurs de Drogues (INPUD),
    Realease, les Street Lawiers du Danemark et Transform. L'idée d'organiser une grande conférence
    européenne, comme la Conférence de l'Association Internationale pour la Réduction des Risques
    a été écartée, car elle aurait probablement consisté en un effort pour convaincre des convaincus.
    Prochainement nous voulons mettre l'accent sur des campagnes coordonnées, la contre-propagande,
    l'aspect juridique, dégager des thèmes. L'un des objectifs de ce groupe sera de créer un sujet de
    campagne à caractère général qui pourrait être employé dans tous les pays, mais qui doit être
    adaptable à des publics et à des réalités politiques différents, qui soit compatible avec des situations
    spécifiques locales et régionales.

    Beaucoup d'informations ont déjà été diffusées sur la Commission des Stupéfiants ( CND ) de l'O.N.U.
    en mars. Ça n'a pas été facile de suivre ce qui s'y passait, mais rapidement il a été clair que rien de
    très important allait se jouer. Le plus important de la CND de 2009 aura été une explosion inattendue
    de désaccords. Ce fut l'origine de l'historique lettre d'interprétation ( sur la réduction des risques )
    présentée par l'Allemagne au nom de la majorité des états membres de l'UE. Le supposé "consensus
    global" sur la prohibition des drogues volait en éclats pour la première fois en public.

    La bonne nouvelle de la CND de cette année est que cette situation s'est institutionnalisée. Les désaccords
    se sont approfondis et endurcis. Les Etats-Unis ont assoupli quelque peu leur position, dans les mots plus
    que dans les actes, mais la position prohibitionniste pure et dure a déjà été récupérée par une coalition
    informelle de la Russie, du Japon, de la Chine, du Pakistan, de la Malaisie, du Nigeria et de la Colombie.
    Ces pays veulent augmenter encore plus la répression, tandis que la majorité des pays européens et
    quelques pays d'Amérique Latine expriment ouvertement leurs critiques et leur souhait de promouvoir des
    politiques plus libérales à l' OICS ( Organe International de Contrôle des Stupéfiants ).

    Dans ce nouveau rituel de la CND, apparaissent de plus en plus de propositions contradictoires et des
    objections standardisées. Cela se termine souvent par un compromis qui ne change rien ou peu de chose
    à la situation actuelle, ou par une décision de faire plus de recherches.

    Cette dernière option vient de la proposition du Japon d'inclure les graines de cannabis dans la liste
    des substances prohibées. L'Allemagne et quelques autres s'y sont opposés car ils considéraient que ce
    n'était pas un vrai problème et qu'il ne voulaient pas limiter le commerce du chanvre industriel. La décision
    finale a été d'approfondir le sujet, afin d'analyser le problème et d'évaluer les risques en relation avec ces
    graines. L'impression générale, d'après ce que je sais, est que cela ne provoquera pas d'interdiction des
    graines de cannabis au niveau mondial. De nombreux pays sont conscients qu'une interdiction causerait
    plus de problèmes qu'elle ne pourrait en résoudre.

    Ma conclusion est que nous sommes dans une situation inextricable. Dans les débats sur la réforme des
    politiques des drogues aux sièges des gouvernements nationaux nous sommes mentionnés comme
    organisation supranationale. Le leitmotiv est que rien ne pourra être modifié sans le consensus de Bruxelles
    et de Vienne. Cependant, quelque soit la proposition que nous puissions faire à l'UE ( Commission, Parlement)
    ou à l'O.N.U., ils nous répondent qu'ils ne peuvent agir que dans le cadre de leur mandat, et comme aucun
    pays n'a demandé de modification des Conventions sur les drogues ( la Bolivie étant la seule exception car elle
    a proposé la suppression de l'obligation d'interdire la mastication de la feuille de coca ), ils ne peuvent prendre
    en compte une telle proposition.

    Quelques organisations bien intentionnées fondent leur espoir et leurs attentes dans l'amélioration d'un nouveau
    consensus dans lequel s'appliquerait un respect des droits humains et de la réduction des risques de manière ferme
    et complète. Dans la situation actuelle, je crois qu'il serait plus facile et plus productif de travailler dans le sens de la
    disparition définitive du consensus.

    Ce qui suit a été pensé comme une proposition pour un débat interne à ENCOD, et surtout à l'attention du
    groupe de travail de lobby. Vous pouvez exprimer vos idées à lobby@encod.org (si vous n'êtes toujours pas
    membre de ce groupe de travail, voir ici comment vous pouvez l'être).

    Essayant d'améliorer notre message, et en accord avec les "conclusions de Budapest", j'ai rédigé un plan de
    réflexion général, compatible avec les arguments spécifiques de situations et de problèmes locaux et régionaux.

    1- La prohibition devrait être considérée comme une violation des droits humains. La consommation de drogues
    implique un risque pour la santé, mais ces risques sont de nature à nécessiter une approche légale régulatrice
    "douce et paternaliste". La prohibition est une approche injuste et inutilement dure, qui laisse la régulation du
    marché des drogues aux mains des mafias.

    2- Les conventions internationales des stupéfiants n'ont jamais eu de bases scientifiques. La principale hypothèse
    est que la prohibition diminuera significativement la consommation et le commerce de ces substances.

    3- Cette hypothèse est fausse, c'est très clair. La relation entre les niveaux de consommation de drogues et les
    addictions d'une part et, l'intensité de la répression et les politiques gouvernementales en général d'autre part
    est inexistante ou quasi inexistante. Le " Rapport sur les Marchés Mondiaux des Drogues Illicites 1998-2007"
    (version courte), éditée par Peter Reuter et Franz Trautmann et publié par la Commission Européenne en mars 2009
    l'a de nouveau démontré.

    4- On peut tirer une conclusion précise de tout ceci. Il n'y a pas a avoir peur d'une explosion de la consommation
    de drogues après que les marchés aient été régulés. L'expérience des Pays-Bas ( avec l'accès légalisé au cannabis)
    et au Portugal ( avec la décriminalisation générale de la consommation et de la possession pour usage personnel) le
    confirme.

    5- Par ailleurs, la prohibition des drogues a causé et continue de causer d'énormes dégâts à l'échelle mondiale,
    et n'a pas obtenu de résultats probants.

    6- Les efforts pour libéraliser les législations nationales sur les drogues sont systématiquement bloqués par les
    références aux conventions internationales des stupéfiants. Mais l'application de la prohibition internationale des
    drogues est légitimée par un supposé consensus mondial. Cependant, durant ces dernières décennies,dans les
    réunions de la CND ont émergé des désaccords fondamentaux sur le caractère et la direction des politiques des
    drogues qui sont apparemment impossibles à résoudre.

    7- Cette situation rend impossible, pour des pays ou des groupes, le développement de politiques basées sur une
    large et saine expérience.

    8- En conclusion on peut dire que les Conventions Internationales des drogues ne sont pas pertinentes, et pire encore,
    elles sont un obstacle à tout progrès.

    9- Les conventions internationales des drogues ne peuvent servir de base à des politiques nationales et internationales.
    Le "système de contrôle des drogues" au niveau mondial doit être remplacé par des politiques nationales. On peut penser
    que ces politiques seront développées dans une coopération et une large consultation entre pays voisins.

    10- La RÉGULATION doit être inscrite à l'ordre du jour politique.

    Fredrick Polak

    P.-S.

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    Tommy_Joao (05/04/2010)

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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2010


    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE
    NR. 63 MAI 2010
    RÉFORME DE LA LÉGISLATION PÉNALE EN ESPAGNE


    Devant les insuffisances constantes de la législation pénale espagnole, et
    préalablement à la modification prévue, il existe dans le Code Pénal une
    série de propositions dans différents domaines, plus ou moins légitimes,
    parmi lesquelles il faut souligner celles qui ont été élaborées par la Fédération
    Enlace.
    Loin d’être une problématique exclusivement nationale, on suppose de
    possibles mouvements législatifs dans d’autres États membres de l’Union
    Européenne et, en général, dans des systèmes pénaux d’autres États de
    notre environnement culturel, même s’ils sont extra-européens. Dans une
    Europe comme la nôtre, nous sommes incapables d’innover sans le soutien
    d’autres États membres ni des conseils et des directives émanant de
    Bruxelles, il est particulièrement important d’observer qui propose des
    avancées.
    L’Espagne, loin d’avoir un règlement pénal laxiste et permissif, dispose
    d’un des systèmes les plus répressifs de l’Europe, en recourant, par défaut,
    à des mesures contraires à l’intégration sociale des personnes impliquées
    dans des procédures pénales. La prison est le recours habituel, étant dans
    la majorité des cas dans l’impossibilité d’accéder à des mesures plus
    logiques et plus appropriées aux circonstances personnelles des parties
    concernées par ces procédures.

    Toutefois, cette réalité pénale n’est pas perçue par la société actuelle qui
    est influencée par les médias et quelques partis politiques qui parient sur
    une radicalisation des peines. Cette situation généralisée dans les
    tribunaux espagnols s’est aggravée progressivement par le souci de
    légiférer à chaud, après des infractions particulièrement frappantes qui
    recueillent immédiatement l’intérêt général, encouragé par le mal-être
    social.




    L’entrée des moyens de communication, et en général de l’opinion
    publique, qui dans la majorité des cas n’a pas la formation ni la
    connaissance suffisante pour pouvoir polémiquer et encore moins juger des
    affaires d’une telle envergure, aboutit normalement à la constante
    demande de changements législatifs absurdes, sans base légale, et chaque
    jour plus éloignés des principes de base du Droit pénal (principe
    d’intervention minimale, principe d’intégration sociale, etc...) en pariant
    toutefois sur « l’oeil pour oeil » et la « main de fer ».

    En effet, l’utilisation de cas particulièrement dramatiques, exposés de
    manière grossière et impudique dans des réunions ou des soirées
    télévisées, par des polémistes dont le seul objectif est de se montrer
    suffisamment agressifs et de suivre les directives des médias, s’avère
    fatale pour une évolution raisonnable et motivée de la législation
    criminelle.

    Des pseudo-policiers et des pseudo-journalistes, ayant peu ou pas du tout
    de formation dans ces domaines, se permettent de juger des affaires aussi
    compliquées que celle de Marta del Castillo ou de Cristina Martín (enfant de
    13 ans morte dans les bras d’une compagne de 14 ans). C’est
    probablement un mélange de manque de principes moraux et un souci de
    faire de l’audience qui a fait que ces gens se permettent de dinamiter une
    procédure pénale juste en radicalisant les parties concernées jusqu’à des
    extrémités complètement incontrôlées.

    Si à tout ce qui précède nous ajoutons l’utilisation électoraliste de ce
    dangereux bouillon de culture par certains partis politiques, nous voyons
    une société complètement désinformée et éloignée de la réalité sociale et
    pénitentiaire, et demandeuse de mesures inutiles et maladroites.

    Tout ceci procure un sentiment généralisé d’insécurité dans la société
    actuelle visant à la criminalisation exagérée de situations susceptibles
    d’être résolues de manière extrajudiciaire, comme par exemple, à travers
    la médiation pénale. Le résultat de cette situation se traduit par une
    surcharge de travail dans les tribunaux, en dérivant vers une dilution
    exagérée des procédures qui en réalité ont besoin d’une résolution
    judiciaire.

    Après l’échec progressif du durcissement des peines, utilisant une
    législation à chaud, et suite à la réforme imminente du Code Pénal
    espagnol, quelques secteurs professionnels et sociaux, parmi lesquels nous
    trouvons des juges, des procureurs, des avocats et des experts en droit
    pénal, ayant des formations et des expériences évidentes et contrastées,
    ont réclamé des alternatives législatives efficaces et adaptées à la réalité
    pénale.



    Face à la tendance désuète du durcissement des peines, il est proposé des
    mesures alternatives à la prison, qui font partie d’un système visant
    clairement à l’intégration sociale de l’individu. On exige un système qui
    produit des solutions permanentes, en traitant le problème de fond face
    aux solutions à court terme clairement vouées à l’’échec. On encourage
    une politique pénale qui donne des réponses nécessaires et proportionnées
    aux circonstances du délit.

    Dans ce contexte, la Fédération andalouse ENLACE a élaboré, comme elle
    l’a déjà fait en 2002 et 2003 à l’occasion d’autres réformes semblables,
    tout un ensemble de propositions pour modifier notre législation pénale
    dans une direction de socialisation, plus humaine et plus utile à la
    communauté.

    En se qui concerne le délit de trafic de drogues, on propose de diminuer sa
    pénalité, actuellement très disproportionnée. Dans le Code Pénal en
    vigueur (sans la réforme imminente), on sanctionne par des peines de
    prison allant de 3 à 9 ans ou de 1 à 3 ans tout trafic de substances illégales
    proportionnellement aux dommages causés à la santé, en augmentant ces
    peines dans des situations aggravées.

    La Fédération ENLACE propose que ces peines passent de 18 mois à 3 ans
    ou de 6 mois à 1 an, avec la possibilité pour le juge de réduire ces peines
    en cas de faible importance de la quantité de substance trouvée. Le Code
    qui va être approuvé prétend corriger la disproportion très grande « en
    réduisant » ces peines de 3 à 6 ans et de 1 à 3 ans, modification qui nous
    paraît réellement insuffisante.



    La Fédération andalouse propose aussi d’atténuer le régime de privation de
    liberté, en augmentant son champ d’activité, en introduisant des
    alternatives différentes comme la médiation pénale, non expérimentée
    dans l’État espagnol en se qui concerne les personnes majeures.

    En définitive, la législation criminelle espagnole cause des dommages
    graves aux personnes consommatrices de substances illégales et, nous le
    savons, va continuer à les produire. Nous savons que, jusqu’à aujourd’hui,
    le législatif espagnol a refusé ces propositions, en ayant pris le parti, dans
    la sphère du pouvoir, de l’opposition pour que la réforme répressive soit
    installée sans problèmes.

    Par : ENLACE





    P.-S.




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  9. #7
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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2010

    http://www.encod.org/info/-Francais-fr-.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE
    NR. 64 JUIN 2010
    LA LÉGALISATION SERAIT-ELLE DOMMAGEABLE POUR LES PAYS EN VOIE

    DE DÉVELOPPEMENT ?


    En mars dernier, pendant la réunion de la commission des stupéfiants à

    Vienne, le chef de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime

    (UNODC), Antonio Maria Costa, a prétendu que les pays en voie de

    développement pourraient être affectés par une "catastrophe sanitaire, si

    les pays riches n’arrivaient pas à contrôler les drogues".


    Dans son discours, Costa a indiqué que le problème des drogues dans les

    pays pauvres est de plus en plus important. Il a observé que " les pays en

    voie de développement, qui luttent déjà pour résoudre des problèmes de

    santé, d’éducation et de chômage, n’ont pas de moyens de traitement et

    de prohibition pour contrôler les drogues". Il a continué en disant : "les

    toxicomanes les plus pauvres,et il y en a des millions, ont été poussés aux

    marges de la société, privés d’attention médicale et souvent exposés à des

    conditions (y compris l’emprisonnement) qui aggravent leur maladie".


    Costa a trouvé le fautif de ce fatal destin." Cela semble avoir été oublié par

    les gens des pays riches qui proposent un assouplissement du contrôle des

    drogues," et conclut : "Pourquoi condamner le Tiers-Monde, déjà dévasté

    par tant de tragédies, au néo-colonialisme de la toxicomanie ?"


    C’est à nous que parle Mr Costa sur un ton de supériorité, alors qu’en

    réalité il défend la continuité de politiques néfastes qui sont la cause

    majeure de la misère qu’il rejette sur ses opposants.





    Il est vrai que les pays en voie de développement qui ont d’importantes

    connexions avec le marché des drogues illégales, en tant que pays

    producteurs ou de transit, ont lutté contre des difficultés en rapport avec

    les drogues pendant des décennies et que beaucoup d’entre eux ont des

    niveaux de consommation de drogues croissants. Il est également évident

    que les pays en voie de développement ont moins de moyens pour gérer

    de façon adéquate la dépendance aux drogues car ils ont aussi des

    conditions de vie plus difficiles que les pays développés ( urbanisation,

    pauvreté, migration, carences éducatives, inégalité dans la répartition des

    richesses...).


    Mais clarifions la situation : quel a été précisément le rôle des

    "néo-colonialistes" ou des "pays riches" dans ce "désastre" ? Certainement

    pas "l’assouplissement du contrôle des drogues". Mais oublions un peu la

    rhétorique et attachons-nous aux faits.


    Ce qui est communément appelé la Guerre aux Drogues, promue par les

    pays riches et conduite par les Etats-Unis, a été imposée aux pays en voie

    de développement et s’endurcit chaque jour un peu plus. Il est maintenant

    reconnu et admis par l’UNODC que cette politique a généré "d’énormes



    conséquences non intentionnelles" telles qu’un marché criminel, le

    déplacement de routes, de marchés et de substances, et la marginalisation

    de consommateurs. Malgré de fortes indications d’échec de cette politique,

    les organisations comme l’UNODC continuent d’encourager des pays à

    s’unir aux efforts internationaux pour contrôler les drogues.


    Si l’on considère l’efficacité de l’actuel système de "contrôle des drogues",

    comment Costa peut-il annoncer encore plus de la même chose ?

    Comment peut-il affirmer que cela pourrait aider les pays en voie de

    développement à échapper à la "tragédie de la toxicomanie" ? Comment,

    précisément, plus de prohibition des drogues et plus de stratégies

    anti-drogues peuvent sauver les pays pauvres d’une "catastrophe

    sanitaire" ?





    Quelque chose préoccupe probablement Mr Costa, c’est le concept

    mythologique que le coût de la consommation de drogues à l’individu et à

    la société dépasse infiniment le coût du maintien de la prohibition. Selon ce

    concept, tout effort pour réduire la disponibilité des drogues est justifiable.

    Toutefois, la réalité nous indique que les coûts de la prohibition sont très

    élevés et les résultats de l’efficacité de la prohibition.] pour réduire la

    consommation de drogues sont plutôt décevants.


    Même si nous admettons que les coûts de la consommation des drogues

    sont en réalité très élevés, nous ne pouvons pas en oublier le rôle de la

    prohibition. Il est certain que la criminalisation des drogues est derrière la

    plupart des problèmes sanitaires et sociaux en rapport avec leurs

    consommations et elle est aussi le facteur important de la perpétuation de

    la pauvreté, de l’inégalité, de la corruption, de gouvernements défaillants

    et de manque de développement dans beaucoup de pays.

    La criminalisation augmente les effets négatifs de l’usage de

    drogues


    1. La prohibition appelle le trafic et la consommation de drogues dans des

    pays où cette consommation n’est pas naturellement courante. Les coûts

    de la distribution de drogues dans les pays de transit sont moindres

    puisque les trafiquants ont déjà mis en place des réseaux de collaborateurs

    pour transporter ces drogues. Et, bien que les pays de transit soient plus

    pauvres, et pour cela, le prix des drogues plus faible, les coûts marginaux

    peu élevés font que ces marchés son très lucratifs et le fait que les

    trafiquants payent leurs collaborateurs locaux avec de la drogue peut

    expliquer en partie l’augmentation de la consommation dans les pays de

    transit.


    2. L’illégalité affaiblit les moyens de contrôle de qualité ordinaires sur

    lesquels se basent les marchés légaux. Ce contexte produit autant

    d’overdoses dues à une qualité douteuse que des empoisonnements dus à

    des produits de coupage.


    3. La criminalisation des drogues et de leur consommation gêne les efforts

    pour traiter les toxicomanies et pour prévenir la transmission du VIH parmi

    les consommateurs. Depuis que la consommation est illégale dans la

    plupart des pays en voie de développement, elle se déroule dans des

    conditions loin d’être idéales. La transmission des maladies contagieuses et

    les overdoses se produisent plus souvent. L’accès aux services de santé et

    à la réduction des risques peut réduire ces problèmes mais les

    consommateurs ont tendance à ne pas en profiter quand la consommation

    est criminalisée et profondément stigmatisée.




    La criminalisation entretient la corruption, la pauvreté et

    l’inégalité.


    1. La guerre contre les drogues augmente leur coût , produisant plus de

    bénéfices et rendant plus attrayants la production et la vente de drogues,

    particulièrement pour ceux qui vivent dans la pauvreté. Davantage de

    risques, davantage de profits, et plus de pauvres recrutés pour cette

    activité illégale.


    2. Pour acquérir et maintenir ces profits, les trafiquants élaborent des

    stratégies pour affronter les "défis" de l’Etat, qui incluent la corruption de

    fonctionnaires et de policiers importants, ainsi que la violence contre l’état

    et d’autres groupes rivaux. Cette corruption affaiblit la stabilité

    démocratique et c’est un obstacle sérieux pour garantir les possibilités de

    gouverner et la sécurité nationale des pays.


    3. On estime que 4 millions de personnes dépendent de ressources

    dérivées de la culture de plantes illégales. Dans beaucoup de pays, les

    efforts pour éliminer la culture et l’offre de drogues ont un coût élevé en

    bien-être et en vies humaines. Pour les paysans il y a peu de leviers

    économiques pour développer des cultures alternatives aux plantes

    illégales. En outre, une plus grande partie des profits finit dans les mains

    de ceux qui contrôlent les phases suivantes du processus de distribution

    (les intermédiaires dans les pays développés).





    4. Les décès dus à la violence produite par la prohibition et les pertes de

    productivité dues aux emprisonnements sont aussi deux autres

    conséquences bien connues de la prohibition. La majorité des gens

    emprisonnés au Brésil à cause de délits en rapport avec les drogues sont

    de jeunes hommes noirs, pauvres et sans éducation, qui ont été arrêtés

    pour avoir vendu de petites quantités de drogues. Davantage de gens

    meurent de la violence en rapport avec les drogues que de maladies ou

    d’overdoses, surtout dans les pays en voie de développement.


    En résumé, malgré les recherches et les analyses effectuées jusqu’à

    présent, les coûts sociaux et individuels de la consommation de drogues

    ainsi que les effets de la prohibition sur la consommation sont incertains.

    Quelques personnes feront valoir qu’il est probable que l’assouplissement

    de la prohibition provoquerait un accroissement de la consommation de

    drogues. Cependant de nombreuses recherches ( par exemple le rapport

    de la CE par Reuter et Trautmann) montrent que l’influence de politiques

    répressives sur le niveau de la consommation de drogues est relative. De

    plus, la nature du régime de la "légalisation" avec laquelle on compare la

    prohibition n’est pas claire. Mais si le commerce des drogues pouvait être

    régulé et les ressources destinées à d’autres politiques comme le

    traitement et l’éducation, avec une évaluation de l’efficacité dans la

    réduction des dépendances et des utilisations problématiques, il est

    probable que les types de consommation de drogues qui impliquent des

    coûts plus élevés pourraient être réduits.


    Les conséquences négatives, sanitaires et sociales en rapport avec la

    prohibition devraient être correctement comparées quand on évaluera la

    « tragédie de la toxicomanie ».


    Par : Marisa Felicissimo


    Traduction : Jean Michel Rodriguez





    p.s.




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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2010

    http://www.encod.org/info/ENCOD-BULLETIN-65,2517.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE
    N° 65 JUILLET 2010
    LES CITOYENS, LES AUTORITÉS ET LES DROGUES


    Il n’est pas nécessaire d’être économiste pour savoir que quand une

    substance utilisée par une population est déclarée illégale, son prix

    augmente et sa qualité diminue. Il y a alors plus de fournisseurs, et le

    marché est plus difficile à contrôler .


    On croit que les gouvernements se préoccupent de la santé et du bien-être

    de leurs citoyens. Nous payons les services de santé pour contrôler tout ce

    que nous consommons. Ironiquement, pour la production et la distribution

    de substances qui ont été déclarées illégales par la Convention de

    Stupéfiants de l’ONU en 1961, il n’existe aucun type de contrôle. Cette

    mesure a été justifiée par la nécessité de protéger la santé publique, mais

    dans les faits il s’est passé le contraire. Alors pourquoi continuer la guerre

    aux drogues aujourd’hui ?


    Elle continue parce que la majorité des gens ne raisonnent pas

    logiquement en se qui concerne les drogues ; ils réagissent de façon

    viscérale. Les politiciens le savent, et c’est pour ça qu’ils préfèrent se taire,

    pour éviter de perdre des votes. Les journalistes le savent, et c’est pour ça

    qu’ils préfèrent amuser la galerie plus qu’informer. Ils parlent des drogues

    pour susciter la curiosité des gens, mais ignorent la question de comment

    on peut réduire ou éviter les problèmes.


    Quant à ceux qui veulent de meilleures politiques des drogues, ils doivent

    évacuer un faux concept inscrit dans les esprits depuis des générations,

    créé et maintenu par des intérêts extrêmement puissants. Nous avons

    besoin d’insuffler une évolution sociale, culturelle et politique qui donnera

    le change à la relation entre les autorités et les citoyens.





    Voir nos expériences sur le Forum de la Société Civile sur les politiques des

    drogues dans l’Union Européenne, CSF. Créé en 2007 après des années de

    lobbying, ce forum devrait être l’occasion pour la société civile d’apporter

    un certain point de vue sur le processus de décision dans la politique des

    drogues qui a lieu à Bruxelles. Un budget de 1 million d’euros par an a été

    prévu pour financer le Forum, qui consisterait en des rencontres régulières

    avec les représentants d’associations européennes qui travaillent dans le

    domaine des drogues.


    Trois ans plus tard, la Commission Européenne peut rendre des comptes

    seulement sur seulement une partie de cette somme. Trois sessions du CSF

    ont eu lieu depuis 2007, utilisant approximativement 50.000 euros

    chacune. Dans ces sessions, la Commission a systématiquement neutralisé

    toute tentative de dialogue sincère avec ceux qui prennent les décisions.

    Pendant la dernière session, en mars 2009, la Commission a

    désespérément essayé d’imposer une campagne uniforme sur le Forum

    appelée « Alliance Européenne pour le signalement des dangers des

    drogues ». Une seule des 26 organisations participant au CSF, « la

    Foundation for à Drug Free Europe » (soutenue par l’Église de Scientologie)

    était d’accord. On a donc formé un groupe de pilotage de 6 organisations,

    ENCOD étant l’une d’elles, qui rédigerait l’ordre du jour du prochain CSF.


    Après d’importants retards, ce groupe de pilotage s’est réuni le 15 juin

    2010. Pendant la réunion on a fait des propositions concrètes pour inclure

    dans cet ordre du jour une discussion sur le cours des politiques des

    drogues en tant que tel, avec des règles claires sur les critères d’invitation

    des participants et une utilisation efficace du budget. Mais, la Commission

    Européenne a réagi instantanément en évitant les conclusions, reportant

    les décisions et prolongeant le status quo. Finalement le débat a été

    repoussé au mois d’octobre.


    En violant toutes les règles de la transparence, de la représentation et de

    l’utilisation efficace d’argent public, la Commission anéantit la crédibilité du

    CSF et celle de toutes les organisations concernées. L’élite européenne

    démontre de cette façon qu’elle ne veut absolument pas qu’ait lieu un

    dialogue sérieux avec les citoyens sur la politique des drogues, de peur que

    le résultat leur fasse perdre la face publiquement.





    Pendant l’Assemblée Générale d’ENCOD qui a eu lieu à Francfort du 18 au

    20 juin, nous avons parlé des stratégies pour une contre-attaque. Il est

    intéressant de voir que des grands pays comme l’Allemagne, la France,

    l’Italie et le Royaume-Uni ont de nouveau tendance a développer des

    politiques répressives, quelques fois camouflées par des mesures

    concernant la sécurité routière, tandis que dans des pays plus petits, très

    prudemment, de petites lueurs d’espoir scintillent, surtout en ce qui

    concerne le cannabis. Le prochain gouvernement des Pays-Bas va

    commencer une expérience avec la "back door" (fournisseur) du

    coffeeshop. En Belgique le premier Cannabis Social Club est maintenant

    opérant, tandis qu’en Espagne le nombre total de ces clubs est désormais

    de plusieurs centaines.


    Compte tenu de la variété des contextes, politiques et autres, de chaque

    pays, il est difficile de décider d’une activité ou d’un ordre du jour commun

    pour Encod. Certains ont proposé que nous organisions des pétitions, ou

    des marches à Bruxelles ou à Vienne, ou des sessions de formation pour

    des activistes et le lobbying. La plupart de ces idées resteront des idées à

    cause du manque de ressources humaines ou matérielles pour les mettre

    en pratique.


    Mais l’Assemblée a sûrement inspiré ceux qui craignent que nos actions

    restent symboliques. Un atelier sur l’histoire et le développement du

    modèle du Cannabis Social Club en Espagne a été une occasion

    d’apprendre comment établir et promouvoir un tel club. Ayant commencé

    par une action symbolique pour défier l’interdiction du cannabis, ces clubs

    sont désormais des solutions pratiques pour beaucoup de gens, parmi elles

    beaucoup de patients qui ne souhaitent plus aller chercher leur

    médicament sur marché illégal. Dans tout pays où la consommation n’est

    pas répréhensible il est possible de démarrer un tel club : tout avocat ou

    juge doit être capable d’expliquer que si la demande est légitime, l’offre

    doit l’être aussi. En Espagne et en Belgique, cette approche a eu du succès.


    De la même façon on peut trouver une solution pour le thème de la feuille

    de coca et de ses dérivés traditionnels. Les deux peuvent être achetés

    légalement au Pérou et en Bolivie, mais l’exportation est illégale car la

    feuille de coca figure dans la Convention de l’ONU de 1961. Le mois

    prochain , quelques partenaires d’Encod feront des recherches sur les

    possibilité de mettre en place une association européenne de

    consommateurs de feuilles de coca qui importera des produits issus de la

    feuille de coca au travers d’un circuit économique écologique et équitable,

    en accord avec les associations de producteurs de coca boliviens.





    Il y a 17 ans, notre lutte a commencé par des efforts pour attirer

    l’attention sur la parole de ceux qui n’ont jamais été écoutés dans le débat

    sur les drogues. Nous avons continué pendant des années à défier la

    supériorité morale cachée derrière l’interdiction. Aujourd’hui il s’agit de

    trouver des solutions efficaces, pour les citoyens concernés, ici et

    maintenant. En mettant en relation des consommateurs et des producteurs

    qui veulent s’insérer dans un système légal, sans l’intervention inutile

    d’intermédiaires ou d’autorités, nous pouvons démontrer qu’il est tout à

    fait possible et viable de développer des formes non répressives de

    contrôle basées sur l’acceptation de l’accès à une substance quelle qu’elle

    soit.


    Nous sommes en train d’écrire le nouveau chapitre de l’histoire de la

    politique des drogues, bien qu’il soit encore trop tôt pour dire à quelle page

    il commence. Une chose pourtant est très claire : la prohibition des

    drogues est une approche extrêmement irresponsable, et pour la justifier

    les autorités doivent mentir et tromper les gens. Cette situation ne peut

    plus durer.


    Par : Joep Oomen


    Traduction : Jean Michel Rodriguez




    P.-S.



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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2010

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-66.html




    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE
    NR. 66 AOÛT 2010
    DROGUES THÉRAPEUTIQUES OU RÉCRÉATIVES ?


    L’argumentation anti-prohibitionniste ne peut prendre que l’une de ces

    deux pistes : La défense du droit à l’utilisation récréative ou le droit à la

    seule utilisation thérapeutique.


    Ces dernières années on a vu apparaître bon nombre d’arguments en

    rapport avec l’utilisation thérapeutique pour justifier l’utilisation de

    drogues, notamment pour le cannabis, mais aussi pour le MDMA entre

    autres. La liste des maladies que certaines drogues peuvent traiter, réguler

    ou aider à supporter s’accroisse. Ces études sont évidemment importantes

    mais il y a deux aspects à considérer : premièrement sont-ils véridiques ?

    et deuxièmement, justifient-ils la conclusion que nous utilisons des drogues

    parce que nous sommes malades ?


    Bien que toutes les drogues aient des utilisations thérapeutiques et que

    presque toutes les entreprises pharmaceutiques et les systèmes de santé

    les utilisent, il semblerait que ce ne soit pas l’argument médical qui nous

    permettrait d’utiliser des médicaments légalement. La morphine réduit la

    douleur, mais nous ne pouvons pas utiliser cette douleur comme excuse

    pour jouir de cette substance ou d’une autre légalement à des fins que

    nous-mêmes avons choisi.


    J’ai été positivement surpris par la façon dont certains politiciens et

    fonctionnaires des plus importants de la politique internationale des

    drogues comprennent la nécessité impérieuse de changer le système et par

    conséquent d’étudier soigneusement nos arguments. Mais comme ils ne

    sont pas encore suffisamment convaincus pour amorcer un changement

    immédiat et qu’ils n’apportent toujours pas de soutien efficace à notre

    cause, j’ai essayé de comprendre pourquoi.





    Parce qu’il n’y a pas encore assez de tolérance sociale pour accepter

    l’utilisation responsable de drogues.


    Parce que l’exonération des aspects négatifs n’existent pour aucune

    substance.


    Parce que nous n’avons pas besoin d’être malades pour pouvoir utiliser des

    drogues pour les bénéfices thérapeutiques.


    Parce que nous devons obtenir l’adhésion de l’opinion publique et non

    seulement des groupes minoritaires et directement intéressés par le sujet.


    Parce que nous ne sommes pas une partie importante de la société ouverte

    et publique qui lutte pour ses droits.


    Parce que nous sommes très divisés en petites cellules.


    Parce qu’on exige de nous davantage de sobriété intellectuelle que pour

    d’autres.


    Parce qu’on n’a pas clarifié si la lutte pour la légalisation du droit d’utiliser

    certaines drogues est légitime en lui-même, ou c’est seulement parce

    qu’un médicament spécifique est remarquable.


    Parce que nous sommes des personnes capables d’étudier, de travailler,

    d’avoir des amis et une famille, nous voulons toutefois aussi utiliser notre

    "soma" favori et c’est un droit fondamental extrêmement important et

    basique pour l’homme du XXI ème siècle.


    Si nous sommes trop enthousiastes dans notre argumentation et avançons

    sur des chemins qui ne sont pas encore solides, et même s’ils peuvent

    l’être dans le futur, on nous réprime : « Ce sont des gens pleins d’illusions,

    leurs théories sont intéressantes comme d’habitude, nous pouvons

    seulement leur accorder un peu de crédit, et peut-être disparaîtront-ils

    d’eux-mêmes. »


    L’étude de l’argumentation anti-prohibitionniste est réclamée par tous

    depuis des années, mais elle n’arrive généralement qu’en dernier ressort

    par une organisation ou une autre. Ceci implique que nous soyons tous

    écoutés, la priorité devrait être à l’analyse par les meilleurs spécialistes de

    l’argumentation et de la contre-argumentation.





    Je terminerai par ces deux points :


    1 - L’importance d’assumer et de développer le concept « Récréatif » :


    L’importance du plaisir au XXI ème siècle est fondamentale. C’est

    cependant un concept qui connote quelque peu la honte et la conviction

    utilitaire que les activités d’un individu doivent toujours servir à la

    Communauté dans son ensemble. Contrairement à des époques révolues,

    l’aspect récréatif de l’être humain doit être abordé avec beaucoup plus de

    respect et de considération. A la fin de ce siècle cet aspect pourrait être le

    plus important dans l’existence de l’homme.


    Notre époque voit l’apparition de la réduction de l’énergie destinée à

    survivre, avec des carrières professionnelles facilitées par les machines,

    des moyens de communication en évolution hyper-rapides. Dans un monde

    qui, pour assumer les impératifs écologiques, devra réduire l’extraction de

    ressources et minimiser les concepts libéraux d’ambition et de

    matérialisme, tandis qu’il développera un plus grand équilibre social.


    Le secteur récréatif individuel sera le seul espace dans lequel l’homme aura

    la véritable liberté pour réaliser ses désirs et échapper à l’obligation de

    prendre part à la société de consommation massive.


    2-Avec le durcissement de la politique prohibitionniste de l’ONU,

    l’interdiction éventuelle de nouvelles drogues, l’importance de la solidité de

    nos arguments sera testée comme jamais elle ne l’a été. Mais il y aura un

    défi sans précédent à relever, parce qu’une politique dure se termine

    souvent par la politique cynique de ne pas prendre de décisions

    sérieusement. Pour cela nous devrons contre-attaquer avec la dureté de

    nos arguments.


    Par : Jorge Roque







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  12. El siguiente Usuario da las gracias a jean-michel por este Post:

    Tommy_Joao (12/08/2010)

  13. #10
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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2010

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-67.html

    NR. 67 SEPTEMBRE 2010
    DU TEMPS POUR DISCUTER DES ALTERNATIVES


    Si le but de la politique des drogues est de faire en sorte que les

    substances toxiques soient à la disposition de tous ceux qui le souhaitent

    dans l’économie prospère d’un marché contrôlé par des bandes de

    criminels et d’assassins, alors les mesures actuelles sont très efficaces.

    Mais si le but est de réduire la quantité de drogue consommée et limiter les

    risques associés à la toxicomanie, il est temps de se détacher de la

    politique actuelle. Elle a échoué. ?


    Source : The Guardian


    Nous sommes prêts à croire que tout à commencé par de bonnes

    intentions. Le mauvais côté des bonnes intentions est qu’elles peuvent

    trahir. La politique des drogues basée sur le code pénal a eu et continue

    d’avoir de nombreuses conséquences nuisibles et peu, si toutefois il y en

    avait, de positives. C’est pour cela qu’Encod, depuis le début, fait

    campagne pour un changement radical des politiques des drogues.


    En 2008, la Commission Européenne a lancé un projet de grande

    envergure pour évaluer les effets du "système global de contrôle des

    drogues". La raison en fût que l’ONUDC (l’Office des Nations Unies contre la

    Drogue et le Crime) n’avait aucun plan pour une évaluation indépendante

    du résultat de l’UNGASS de 1998. Le rapport sur le marché global des

    drogues illicites 1998-2007, connu sous le nom du rapport

    Reuter/Trautmann, fut publié si peu de temps avant la réunion annuelle de

    la Commission des Stupéfiants en 2009, qu’il n’eut aucun impact sur le

    débat lors de cette réunion.


    Le Rapport R/T peut être résumé en une phrase : la prohibition des

    drogues est une manière coûteuse d’empirer le problème, et d’en créer

    d’autres tout aussi sérieux en même temps ( ce que nous et d’autres

    disons exactement depuis des années).


    On pouvait s’attendre à ce que la Commission Européenne, l’autorité qui a

    demandé ce rapport, fasse la promotion active du débat sur ce rapport

    important. D’après ce que l’on en sait, il y a seulement eu une discussion

    interne... suivie de silence. Il n’existe pas de reconnaissance officielle de la

    façon dont la Commission considère ce rapport, ni des conclusions

    apportées aux résultats du rapport.





    En février 2010, Encod a organisé une réunion publique sur ce rapport au

    Parlement Européen avec le soutien de l’eurodéputé Michail

    TREMOPOULOS. Nous n’avons alors pas seulement tiré les conclusions du

    rapport R/T, nous avons aussi ajouté une conclusion politique : il est

    inacceptable que le débat et l’étude de systèmes régulateurs alternatifs

    continuent d’être tabou dans l’arène politique.


    La politique des drogues de l’UE est paralysée parce que l’UE adhère à

    l’illusion officielle de l’ONU qui prétend que la prohibition est la meilleure

    politique pour diminuer les risques sanitaires et sociaux liés aux drogues,

    et évite tout débat concernant des politiques alternatives.


    Comment changer les conventions internationales des drogues ? On

    dispose d’une bonne quantité de documents sur les options existantes. J’ai

    tiré l’extrait qui suit de la Proposition pour la Régulation de TRANSFORM

    (2009) (2009) :

    La modification, l’amélioration et la dénonciation sont des méthodes

    officielles, mais il est peu probable qu’elles soient utiles parce que la

    majorité des Etats Membres auraient trop de possibilités de résister.

    Le plus prometteur serait ce qui suit :

    En accord avec le Droit des Traités (1969) tous les traités cesseront d’être

    en vigueur si un changement fondamental s’opère depuis qu’ils ont été

    signés ( en droit international : "rebus sic stantibus"). Sous le

    gouvernement Bush, les Etats-Unis ont utilisé cette option pour se retirer

    des Traités ABM (missiles nucleaires) et ICC (International Criminal Court)

    malgré les protestations de nombreux pays amis. Le texte d’une position

    alternative sur la Réduction des Risques qui fut présenté à la réunion de la

    Commission des Stupéfiants en 2009 par 26 Etats Membres liderés par

    Allemagne peut être le commencement d’un mouvement pour ignorer les

    traités sur la base qu’il n’existe plus de consensus sur les points les plus

    basiques de la politique internationale des drogues.





    Un autre point de l’ordre du jour est la façon dont nous devons discuter de

    ce problème aux aspects multiples. Par-dessus tout, le phénomène des

    drogues n’a pas seulement des aspects médicaux ou criminologiques, mais

    il présente aussi des aspects sociaux, culturels, psychologiques,légaux,

    économiques, moraux, éducatifs et plus encore. Nous devons tous les

    prendre en compte mais pour décider d’un système de régulation nous

    devons considérer qu’il n’ont pas tous le même poids sur la balance. Il est

    sûrement nécessaire d’avoir des discussions sur des questions comme :

    avec quelle importance doit-on traiter ces différents points ? Et quel doit

    être leurs rôles dans le processus de décisions ?


    Une chose est déjà claire : on ne doit pas faire de connexion automatique

    entre la dangerosité d’une substance et les degrés et caractères du

    contrôle. Bien sûr, les risques pour la santé d’une substances ou d’un

    groupe de substances doivent être bien connus pour pouvoir déterminer le

    meilleur système de régulation. Mais trop souvent on mélange ces deux

    points, dangerosité et système de contrôle, ou on les considère comme

    automatiquement connectés, sauf pour deux des quatre drogues les plus

    dangereuses : l’alcool et le tabac.


    Nous ne pouvons plus accepter le rejet de nos tentatives de discuter des

    méthodes et des politiques alternatives. Le temps est venu pour la société

    civile, représentée par les organisations qui forment le Forum de la Société

    Civile de l’UE, de commencer à étudier en profondeur et à débattre des

    systèmes alternatifs de contrôle des drogues.


    Ceci est un appel à tous les participants du Forum de la Société Civile pour

    participer à ce projet. Bien sûr, chacun à la liberté de refuser de coopérer,

    mais on ne nous empêchera pas de mener ce projet à terme. Nous

    pensons que la CE doit en toute logique financer ce projet, une obligation

    qui apparaît naturellement dans le rapport R/T.


    Par : Fredrick Polak

  14. #11
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    Respuesta: Bulletins ENCOD 2010

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-68.html


    N°68 OCTOBRE 2010
    LES DROGUES D’UN POINT DE VUE JURIDIQUE


    Le concept de drogues d’un point de vue juridique, n’est pas un sujet

    particulièrement pacifique. Cela provient du fait que, tout au long de notre

    histoire moderne, les intérêts économiques et sociaux ont généré une

    interprétation erronée, soit dans la promotion de certaines substances

    légales, soit pour d’autres, rangées dans l’illégalité, sont devenues parties

    intégrantes de la clandestinité et de l’économie souterraine.


    La "Guerre aux drogues" trouve son origine quand, au début du XXème

    siècle les Etats-Unis ont commencé leur croisade contre le cannabis. A

    partir de là, les Conventions et les Traités Internationaux ont dessiné un

    panorama de persécution et de criminalisation qui est toujours en vigueur

    de nos jours.


    Pour finaliser ces politiques, il a fallu mettre en place tout un système

    répressif fondé sur la chasse à la production, au commerce et à la

    consommation de certaines drogues. Selon les politiques appliquées au

    niveau international, chaque pays destine une grande partie de ses fonds

    publics à la persécution et à la criminalisation, au détriment du

    développement de politiques efficaces de prévention, de traitement et de

    réduction des risques. Cependant, cet investissement destiné à éliminer

    des substances, n’arrive pas à atteindre les objectifs annoncés de

    protection de la santé publique par la réduction de l’offre et de la demande

    de certaines drogues ; bien au contraire, les saisies n’atteignent qu’un petit

    pourcentage des drogues qui circulent en réalité sur le marché noir.


    Tout ceci a pour conséquence directe que, depuis 20 ans les prisons sont

    pleines de gens dépendants aux drogues illégales ou emprisonnés pour des

    délits en relation avec ses substances. Pourtant les résultats des comptes-
    rendus officiels sur la consommation et le trafic de drogues n’atteignent

    pas des résultats qui encourage à suivre cette voie. On peut affirmer sans

    crainte de se tromper, que l’actuelle politique des drogues a échoué et n’ a

    réussi qu’à accentuer les problèmes existants par la stigmatisation et la

    marginalisation qu’elle induit.





    Il nous faut maintenant être cohérents et proposer des alternatives. Pour

    que l’actuelle consommation de drogues ne fasse pas autant de ravages

    auprès des gens, de leurs familles et de leurs quartiers, il est nécessaire de

    contrôler la consommation dans une perspective plurielle. La mise en place

    de Centres de Rencontre et d’Accueil, qui inclut des salles de

    consommation hygiéniques, la distribution contrôlée et le contrôle de la

    qualité de la substance même ou l’éducation à la connaissance et à la

    prévention, sont des moyens nécessaires parmi d’autres de combattre les

    problèmes de drogues.


    Malgré la mise en danger de tous ces principes juridiques et de ces droits

    individuels propres à l’Etat de Droit, cette forme répressive de régulation

    des drogues n’apporte rien aux toxicomanes ni à quiconque ayant un

    contact avec les drogues illégales pour la première fois, ainsi, nous savons

    que la clandestinité de la substance amène le consommateur à se

    rapprocher du monde de la délinquance et à s’exposer aux réseaux

    mafieux sans scrupules, de plus, c’est sans compter sur les mesures de

    contrôle minimums sur lesquelles s’appuient les autres substances légales,

    ce qui génère tous les problèmes sanitaires que nous connaissons.


    Pour obtenir la suspension des sanctions, un consommateur doit se

    soumettre à un traitement sur lequel nous tirons les conclusions

    suivantes :


    1- Le traitement peut consister en des " visites concertées et régulières

    dans un centre ou un service déterminé", pour cela, il n’est pas nécessaire

    de mettre en place un internement, mais bien au contraire il peut s’agir

    d’un traitement de type ambulatoire. En pratique cela ne pose aucun

    problème.


    2- La durée du traitement doit être établie en fonction des indications des

    professionnels spécialistes en la matière et non de manière unilatérale, par

    l’administration, sans écouter les experts.





    La consommation ou la possession pour la consommation de drogues ne

    doivent pas être poursuivies ni au niveau pénal, ni au niveau administratif,

    mais en cas de poursuite il nous paraît plus sûr d’offrir la possibilité à tout

    consommateur qui s’engage à abandonner l’usage, de s’affranchir de la

    sanction. La finalité du sursis doit être clairement socialisante et doit

    chercher au moyen d’un assouplissement de l’application de la Loi à aider

    quiconque qui consomme des substances nocives pour sa propre santé.


    Cependant nous plaidons pour l’annulation de ces normes répressives pour

    qu’elles ne poursuivent pas des gens pour le simple fait d’être des

    consommateurs de drogues illégales, par conséquent, la possession de

    substances pour sa propre consommation sans porter atteinte aux autres

    citoyens, ne mérite aucun reproche.


    Par : Fédération Enlace


    Ce bulletin est le résumé d’un article publié sur le site web de la

    Fédéraction Enlace


    Trad. : Jean Michel Rodriguez



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    Re: Respuesta: Bulletins ENCOD 2010

    http://www.encod.org/info/-Francais-fr-.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE

    NR 69 NOVEMBRE 2010

    L’AYAHUASCA EN EUROPE

    La quête des droits culturels et religieux.

    Chaque jour on produit, on consomme et on abuse de nouvelles drogues dans le
    monde entier. Quand arrive une nouvelle drogue qui devient populaire dans un
    pays la tendance est de considérer son interdiction. Les cas "d’euphories légales"
    et des champignons aux Pays-Bas sont un exemple de nouvelles prohibitions. Des
    drogues ou des substances qui n’ont jamais été classées sous contrôle des
    Conventions de l’ONU sont ajoutées par des gouvernements locaux dans un effort
    motivé par la peur de l’inconnu, et renforcé par la constante nécessité du soutien
    des médias et de l’opinion publique pour les politiciens.

    Malgré ce climat de prohibition, on voit de libéralisations spécifiques de lois
    concernant les drogues. L’usage médical de "drogues illégales" telles que le
    cannabis, et l’usage traditionnel de plantes psychédéliques comme l’ayahuasca
    sont réglementés dans un nombre de pays croissant. L’usage médical et les
    potentialités thérapeutiques de substances considérées illégales ont déjà été
    discutés lors de déclarations d’ENCOD. Nous allons maintenant discuter de la
    législation des drogues en relation avec l’usage ritualiser de "drogues"
    psychédéliques et en particulier sur l’exemple de l’ayahuasca.

    L’ayahuasca ( "liane de l’âme"), une infusion psychédélique faite de plantes de
    l’Amazonie, est un mélange qui contient des inhibiteurs MAO et
    diméthyltryptamine (DMT), deux substances qui,quand elles sont ingérées
    oralement, génèrent une synergie biochimique capable de produire des altérations
    de conscience ( Enthéogènes et Intelligence Existentielle : L’Usage de Plantes
    Maîtresses comme Outil Cognitif-Kenneth W.Tupper).

    Le Santo Daime est un des trois groupes religieux (églises syncrétiques)
    originaires du Brésil qui utilisent l’infusion d’ayahuasca lors de cérémonies qui
    peuvent durer de six à douze heures.

    Alors que la majorité des 4000 membres de Santo Daime vivent aux Brésil, se
    déroulent en ce moment des cérémonies de Santo Daime sur presque tous les
    continents. Après qu’elle soit arrivée en Europe dans les années 80, l’église de
    Santo Daime ( ainsi que d’autres groupes religieux qui s’organisent autour de
    l’ayahuasca) s’est étendue dans au moins 15 pays de l’UE.

    L’expansion multinationale de ces religions de l’ayahuasca représente un défi aux
    nations européennes alors qu’elles luttent pour maintenir les principes de liberté
    religieuse ; de fait, en accord avec les actuelles lois sur les drogues il est interdit
    de posséder et/ou d’ingérer la principale substance chimique psycho-active
    présente dans l’ayahuasca ( diméthyltryptamine, DMT, qui se trouve sur la liste
    des substances contrôlées par la Convention des Substances Psychotropes de
    l’ONU de 1971).


    En 1987 la consommation religieuse d’ayahuasca par des personnes non-
    autochtones a été légalisée au Brésil ( Edward MacRae- Le développement des
    politiques publiques brésiliennes sur la consommation médicinale de l’ayahuasca à
    Labate et Araujo- L’Usage Rituel de l’Ayahuasca). Aux Etats-Unis les Hautes Cours
    de Justice ont toujours jugé en faveur des groupes religieux qui consomment de
    l’ayahuasca, et récemment, des décisions de justice ont été prises au Canada
    d’exception légale pour les églises de Santo Daime qui officient dans ce pays. Pour
    le moment, l’unique pays européen qui a légalisé l’ayahuasca à des fins religieuses
    est la Hollande, où l’église de Santo Daime a gagné le droit de consommer
    l’infusion en 2001.

    En revanche, en 2005 la France est devenue la seule nation dont la justice s’est
    opposée aux droits religieux de consommer de l’ayahuasca. Au mois de septembre
    dernier, deux membres de l’église de Santo Daime ont été arrêtés en Angleterre
    et la police leur a confisqué une grande quantité d’ayahuasca. Alors que les
    membres britanniques de Santo Daime prennent l’infusion comme un "saint
    sacrement", la police anglaise parle de saisie de "drogues illicites de Catégorie A".


    A ce niveau, l’avenir de l’ayahuasca en Europe est incertain. Les gouvernements
    semblent douter de la persécution radicale de Santo Daime, par peur d’affaiblir
    leurs propres politiques qui cherchent à assurer les droits des citoyens à la liberté
    religieuse. Leur point faible étant le manque de connaissance, pour lequel autant
    le public en général que les législateurs européens restent ignorants de tous ce qui
    peut concerner l’ayahuasca, une relative nouveauté par rapport à des substances
    "psychédéliques" plus familières.


    La façon de voir dominante des codes légaux occidentaux, qui dans leur majorité
    ont conclu que ces substances sont "hallucinogènes", implique que les expériences
    qui en résultent sont une distorsion de la vrai nature de la réalité et de la
    conscience, contraste de manière importante la perspective de ceux qui se dédient
    à Santo Daime. Ces derniers considèrent l’ayahuasca comme un "enthéogène" qui
    ouvre des domaines spirituels qui normalement sont invisibles, une substance qui
    permet de révéler "le divin de l’intérieur". Ce désaccord sur la terminologie
    marque le dilemme idéologique d’où devrait commencer les futurs débats sur la
    place de l’ayahuasca dans l’Europe d’aujourd’hui.


    Tout comme celle d’autres substances psychédéliques, la consommation de
    l’ayahuasca comporte des risques. Il est reconnu par ailleurs que si l’ayahuasca se
    consomme dans un environnement sûr et structuré, comme le sont ses
    cérémonies, les risques sont moindres et les bénéfices potentiels sont réels. A la
    lumière de nombreuses publications scientifiques (Références scientifiques et
    informations sur les cérémonies de l’ayahuasca en Europe de Marc Blainey,
    anthropologue et candidat PH.D de l’Université de Tulane, Nouvelle Orléans,USA)
    et au nom des droits fondamentaux à la religion et à la culture, il est très clair
    que ces substances nécessitent une classification légale plus nuancée ( Marchés
    des Drogues Réglementés en Pratique- Psychédéliques- TRANSFORM- Après la
    Guerre aux Drogues : propositions pour une régulation).

    Par Marisa Felicissimo

    PS : Taita Juan Bautista Agreda, un chaman colombien, a été arrêté le 19 octobre
    2010 à l’aéroport international Bush à Houston, Texas,USA. Il était en possession
    de sa médecine ayahuasca pour des cérémonies dans l’Orégon. Ci-joint des
    informations le concernant et sur un moyen de l’aider.

    P.-S.

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    Re: Bulletins ENCOD 2010

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-70.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE

    NR 70 DÉCEMBRE 2010

    DEVRIONS-NOUS RESTER OU NOUS EN ALLER ?


    Depuis décembre 2007, ENCOD a pris part au "Forum de la Société Civile sur les
    Drogues dans l’Union Européenne ", matérialisé par une réunion annuelle de 26
    organisations choisies par la Commission Européenne. Trois sessions de ce forum
    ont eu lieu en décembre 2007, mai 2008 et mars 2009. Une quatrième session doit
    se dérouler en décembre 2010.

    En janvier 2011 les organisations pourront formuler une nouvelle demande pour
    faire partie du FSC pour les deux années à venir. Les représentants d’ENCOD qui
    se sont les plus investis dans le FSC ( le Président Fredrick Polak d’une part et le
    coordinateur Joep Oomen d’autre part) ont un avis radicalement différent sur la
    question de savoir si ENCOD doit essayer de renouveler sa candidature au FSC ou
    non.

    Les deux points de vue sont exposés dans ce bulletin. Dans quelques jours tous les
    membres d’ENCOD seront sollicités pour voter à ce sujet.

    POURQUOI NOUS DEVRIONS RESTER

    Lors des préparatifs de la prochaine réunion du Forum de la Société Civile, notre
    premier objectif a été de mettre la "réglementation à l’ordre du jour". Cette
    proposition a suscité beaucoup de résistance mais pendant la réunion du groupe
    de pilotage il a été très défendu par l’organisation INPUD et a été accepté par les
    autres groupes.

    Pour moi le fait que ce point soit inscrit dans l’agenda du FSC signifie qu’un
    important pas en avant a été effectué. Il sera examiné dans un atelier et les
    résultats seront présentés à la session plénière du FSC.

    C’est ce que nous souhaitions en tout premier lieu. Je ne vois pas ce que nous
    gagnerions à sortir du FSC comme le propose Joep. Pourquoi devrions-nous quitter
    le forum maintenant, alors que nous avons gagné sur l’inscription de la
    réglementation à l’ordre du jour ?

    Les points que Joep mentionne pour justifier notre sortie du FSC ( le manque de
    représentativité des membres du FSC, la question de savoir ce qu’ils représentent
    ou qui ils représentent, la suprématie de la Commission Européenne sur la totalité
    du processus...) sont des questions d’importance, mais ils se réfèrent surtout à la
    procédure. Nous dénonçons régulièrement ces pratiques mais c’est une perte de
    temps que d’y consacrer trop d’attention. Ce ne sont pas des raisons suffisantes
    pour quitter le FSC.

    Encod doit en tout premier lieu, comme l’indique son nom, promouvoir et défendre
    des politiques des drogues justes et efficaces. Dans la prochaine réunion du FSC il
    n’est pas nécessaire d’obtenir une approbation immédiate. Nous voulons avoir un
    débat sérieux au FSC sur la question de la réglementation, même en sachant qu’il
    ne sera pas parfait. Nous aurons besoin de toute notre énergie pour nous assurer
    que le débat sur la politique des drogues sera conduit de telle manière qu’il puisse
    aboutir à des conclusions significatives.

    Le résultat du prochain FSC pourrait faire en sorte que ce sujet soit soumis à une
    étude et un débat plus approfondis dans le but de l’inclure aux recommandations
    du FSC à la prochaine stratégie des drogues de l’UE.

    Après la réunion du FSC du 13 et 14 décembre, nous avons besoin de clarifier nos
    objectifs et notre stratégie parce que nous devrons décider si nous voulons
    continuer à participer au FSC ou bien l’abandonner.

    Je crois que le facteur décisif doit être le suivant : le FSC continuera de discuter
    des politiques alternatives pour qu’une étude ou un débat sérieux s’engagent. Alors
    il serait stupide de quitter le FSC. Et si notre demande n’est pas acceptée, nous
    pouvons toujours avoir un débat sur ce que pourrait être la meilleure politique.

    Pour cela je propose d’envoyer, aussitôt après la réunion du 13 et 14 décembre,
    un court rapport sur la réunion et ses conséquences, ainsi que sur nos options.

    Nous devons décider du cours de notre politique ces prochaines années, et c’est
    une bonne chose que nous ayons encore un peu de temps pour y réfléchir. En
    attendant, nos membres peuvent en discuter sur le site ou sur la liste encod.

    Fredrick Polak


    POURQUOI NOUS DEVRIONS NOUS EN ALLER

    Pendant des années, Encod a proposé aux autorités européennes d’ouvrir un
    dialogue sincère et ouvert avec les citoyens affectés par les politiques des drogues
    dans le but d’introduire un peu de bon sens dans les milieux officiels qui décident
    de ces politiques dans l’UE.

    C’est surtout grâce à notre lobby que le Parlement Européen en 2007 a incité la
    Commission Européenne à consacrer 1 million d’euros par an pour organiser un
    dialogue avec la société civile sur les politiques des drogues. Après trois ans j’en
    suis arrivé à la conclusion que la Commission Européenne a kidnappé cette idée
    en la transformant en un instrument purement symbolique conçu pour faire taire
    la parole des citoyens plutôt que la renforcer. Pourquoi ?

    1) Le Forum de la Société Civile : un jouet de la Commission Européenne

    La Commission a utilisé la plupart des fonds censés être consacrés aux dialogues,
    pour ses propres projets, comme par exemple des campagnes publicitaires
    dirigées contre les drogues, conçues sans consultation aucune des organisations
    de la société civile. Le reste a été utilisé pour organiser une réunion d’une journée
    et demie par an, pour environ quarante personnes, dans un cadre des plus
    luxueux. Le choix des participants aux réunions fut établi sur des critères qui n’ont
    jamais été publiés, l’ordre du jour de ces réunions finalement déterminé par la
    Commission, et ses représentants jouent un rôle déterminant dans la conduite et
    l’orientation des débats. Ils sont les seuls responsables du rapport final qui est
    ensuite transmis au Groupe Transversal de Lutte contre les Drogues qui coordonne
    les politiques en matière de drogues des 27 Etats Membres.

    Depuis le début, la Commission Européenne a fait tout son possible pour éviter un
    réel débat sur la politique des drogues dans le cadre du FSC. Chaque effort pour
    aller au fond du problème, pour savoir si les politiques actuelles en Europe sont
    justifiées par la réalité, a été annulé par les représentants de la Commission.
    Dans ses rapports sur le FSC, la Commission a toujours donné une fausse image
    d’accord et de consensus envers les politiques actuelles afin de faire plaisir aux
    Etats Membres, dont certains ont exprimé leurs préoccupations quant à l’existence
    d’un tel forum.

    2) Les membres du FSC ne sont pas représentatifs de la Société Civile
    Européenne.

    Les organisations qui font partie du Forum de la Société Civile n’ont aucune
    obligation de présenter une preuve de leur représentativité. Quelques recherches
    rudimentaires de notre part ont montré que deux des membres actuels du FSC
    représentent en réalité des autorités locales ( organisations qui ne remplissent pas
    les critères d’une organisation de la société civile), tandis qu’un nombre
    considérable d’organisations n’ont aucun représentant au FSC.

    Par exemple, un des membres du forum prétend représenter un réseau de 12
    psychiatres européens dont un au moins est décédé en 2004.


    Les organisations de la santé (travailleurs sociaux, spécialistes de la prise en
    charge etc...) sont sur-représentées, d’autant plus que ces organisations reçoivent
    déjà régulièrement des subventions de l’UE pour leur projet et ont ainsi développé
    des relations privilégiées avec la Commission Européenne. Leur participation est
    motivée par la recherche d’un financement plus important, car c’est précisément
    ce qu’attendent les personnes qu’elles représentent. Par conséquent elles n’ont
    aucun intérêt à critiquer la Commission Européenne ou à s’opposer aux effets
    catastrophiques des politiques mises en application.

    3) Le Forum de la Société Civile n’aura aucun impact.

    Le défi le plus important de la politique des drogues européenne est l’élaboration
    d’une Stratégie Européenne des Drogues pour les 5 années à venir. Le Forum de la
    Société Civile produira une série de recommandations pour cette nouvelle
    stratégie qui sera préparée par la Commission Européenne en 2012. Ces
    recommandations seront vaines.

    En 2008, la Commission Européenne a publié le rapport d’une évaluation
    approfondie faite par des chercheurs de renom (Rapport sur les marchés
    mondiaux des drogues illicites, 1998-2007). Selon ce rapport, les efforts fournis
    par le contrôle répressif ont eu des effets minimes sur le marché mondial des
    drogues illicites dont les ventes actuelles sont estimées à 300 milliards de dollars.
    Parallèlement la prohibition est un facteur d’accroissement de la violence, de la
    corruption, des dommages causés à l’environnement et à la santé. Elle est par
    ailleurs responsable de décès, de maladies et de détérioration sérieuse du niveau
    de vie de millions de personnes, de consommateurs, de leur entourage et de la
    société dans son ensemble.

    Bien que ce rapport ait été subventionné, aucun effort n’a été entrepris - ni par la
    Commission Européenne, ni les Etats Membres- pour examiner les questions ou
    les conclusions qu’il aurait pu susciter. Nous n’avons connaissance d’aucun débat
    parlementaire qui aurait pu avoir lieu dans chacun des 27 pays de l’UE sur les
    conclusions du rapport Reuter/Trautmann.

    Il est peu probable que des recommandations pour la réforme de la politique des
    drogues émerge du Forum de la Société Civile dans le cas où les membres actuels
    se mettent d’accord sur un tel texte. Ce qui aurait un impact plus important. Ce
    n’est qu’une façade pour légitimer "la consultation de la société civile" sur une
    politique qui ne sera jamais examinée par les membres du parlement, ni discuter
    avec des gens qui ont de l’expérience dans ce domaine.

    4) Le FSC est une luxueuse salle de chat

    Les trois sessions du Forum de la Société Civile qui se sont déroulées jusqu’à
    présent ont été des rencontres totalement inefficaces et coûteuses (60 000 euros
    chacune) de gens arbitrairement choisis, sans aucun ordre du jour clair ni de
    méthode pour évaluer le succès ou l’échec du dialogue. Il semble avoir été conçu
    pour satisfaire les égos de quelques participants, pas pour progresser, alors que
    l’urgence se fait sentir, dans le débat européen des drogues. Sortons, et vite !

    Joep Oomen


    P.-S.
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    04 Jan, 11
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    Re: Bulletins ENCOD 2010

    N'importe qui peut utiliser du cannabis par les conseils de médecins. Je pense que la drogue est un processus illégal. Les graines de cannabis sont maintenant disponibles en français, en Espagne et au Royaume-Uni également.

    [urlxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx[/url]


    Mensaje del moderador/a:
    Le SPAM n'est pas permis dans le forum, Salu2ssss
    Última edición por termita; 04/12/2011 a las 14:00 PM

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