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Manuel pour la creation d’un club social du cannabis
http://www.encod.org/info/MANUEL-POU...D-UN-CLUB.html
Tous les visiteurs du site web d’Encod sont invités à commenter le texte
suivant.Il s’agit d’un plan pour la rédaction d’un manuel pour la création
d’un Club Social du Cannabis. Tous les commentaires sont acceptés jusqu’à
l’édition de la version définitive qui sera éditée après le 1er novembre
2010.
Merci de bien vouloir laisser vos commentaires avant le 22 octobre 2010
sous cet article ou bien de l’envoyer a info@encod.org.
UNE INITIATIVE DE CITOYEN POUR UN MARCHE LEGAL
DU CANNABIS
Les Clubs Sociaux du Cannabis sont des associations de citoyens qui
organisent la culture d’une quantité limitée de cannabis suffisante pour les
besoins de ses membres. Un circuit fermé de production, de distribution et
de consommation est mis en place en accord avec les normes légales en
vigueur dans le pays.
Actuellement (août 2010), plusieurs Clubs Sociaux du Cannabis
fonctionnent légalement en Espagne et en Belgique. Il est possible de créer
un club dans tout pays où la consommation du cannabis est dépénalisée.
Les conventions internationales sur les drogues n’obligent pas les pays à
interdire la consommation et la culture du cannabis pour usage personnel.
Pour cette raison, les pays signataires peuvent dépénaliser la
consommation et réglementer la culture pour usage personnel sans risquer
des sanctions au niveau international. Ces mesures sont les fondations
d’un politique rationnelle, mais elles sont insuffisantes. La culture pour
usage personnel ne peut satisfaire l’énorme demande. Elle n’a pas non plus
automatiquement les garanties contre tout risque pour la santé ou contre
l’attrait du marché noir. Pour réduire ces risques, un système plus élaboré
de production et de distribution est nécessaire.
La solution la plus rationnelle est la collectivisation de la culture pour usage
personnel. Les consommateurs adultes qui ne veulent pas cultiver
eux-mêmes peuvent monter des associations à but non lucratif dans
l’intention d’obtenir un accès au cannabis légal, sûr et transparent pour ses
membres. Installer un modèle de marché réglementé dans lequel l’offre est
toujours fonction de la demande, et où la production se limite à la quantité
prévue pour satisfaire à la demande de la consommation personnelle des
membres.
Si vous voulez le rendre possible dans votre pays veuillez lire ce qui
suit.
UN PLAN EN QUATRE ETAPES
Quand on planifie l’installation d’un Club Social du Cannabis l’intention doit
être d’éviter toute relation avec le marché noir. Un CSC ne doit pas
seulement apparaître comme étant légal, il doit l’être aussi dans les faits,
et ses membres doivent être en mesure de le prouver devant un éventuel
tribunal. Pour cela, une discipline rigoureuse dans l’administration et
l’organisation du club est nécessaire.
Chaque club a besoin de membres qui participent activement à
l’organisation sous différentes formes et dans différentes responsabilités.
Les règles doivent être claires et simples, et gérées démocratiquement. Il
est préférable de contacter un avocat qui puisse donner des conseils sur les
étapes à franchir et éventuellement préparer la défense au cas où cela
serait nécessaire.
Avant de franchir la première étape il vous faudra vérifier le cadre légal de
la consommation du cannabis de votre pays. Si cette consommation n’est
pas considérée comme un délit et si la possession d’une petite quantité de
cannabis pour usage personnel n’est pas poursuivie ( voir le résumé des
quantités permises par la loi dans les pays de l’UE) alors il est possible
d’organiser une défense légale fiable pour un Club Social du Cannabis
basée sur l’argument que quand des gens ont le droit de consommer, ils
devraient avoir le droit de cultiver pour leur propre consommation.
PREMIERE ETAPE : PRESENTATION PUBLIQUE DE
L’INITIATIVE
La première étape est la présentation publique de l’initiative d’organiser un
Club Social du Cannabis au travers d’une conférence de presse ou d’une
action publique. Il vaut mieux y associer une personnalité (une figure
politique ou un artiste) afin de couvrir les médias, et si vous êtes
ouvertement en possession de graines, de plantes ou de petites quantités
de cannabis lors de la présentation, réduire les risques de poursuite.
Lors de la présentation il faudra souligner le fait que l’unique objectif du
club c’est de fournir une alternative légale, sûre et transparente au marché
noir.
Si les autorités ne répondent pas en indiquant qu’ils poursuivront
l’initiative, alors il sera temps de passer à la deuxième étape.
DEUXIEME ETAPE : CREATION DU CLUB.
L’étape suivante est la création officielle du Club Social du Cannabis,
comme association de consommateurs et de producteurs de cannabis qui
cultivent collectivement, en cercle fermé, la quantité de cannabis
nécessaire à leur consommation personnelle. Créer un comité exécutif,
ayant au moins un président, un secrétaire et un trésorier, et mettre en
place des processus de décision transparents et démocratiques, de telle
façon que tous les membres aient connaissance des étapes importantes
franchies par l’organisation, la gestion financière etc...
Dans les statuts on doit préciser les intentions de l’association : éviter les
risques inhérents à la consommation de produits issus du marché noir
(frelatage etc...). On peut aussi faire référence à l’objectif d’investigation
de la plante de cannabis et des formes écologiques et saines de la cultiver,
tout comme la promotion d’un débat social sur le statut légal du cannabis
et de ses consommateurs. Si vous le souhaiter vous pouvez vous procurer
auprès d’Encod les statuts de clubs déjà existants en Espagne ou en
Belgique pour les utiliser comme exemple.
Les statuts doivent être inscrits dans les registres et approuvés légalement
par les autorités compétentes (préfecture).
Il est maintenant temps d’ouvrir l’accès à de nouveaux membres (s’assurer
qu’ils sont déjà consommateurs de cannabis ou qu’ils ont un motif médical
reconnu dans lequel la consommation de cannabis n’est pas nuisible mais
au contraire bénéfique).
Puis, commencez à cultiver ! Estimer la quantité nécessaire à la
consommation personnelle des membres et organiser la production
collective dans une plantation collective. S’assurer que la culture soit
écologique, qu’il y ait des plantes variées, de façon à ce que les membres
puissent choisir parmi différentes espèces et décider de celles qui leur
convient le mieux.
S’assurer que les personnes qui travaillent sur la plantation ou pour le
transport des plantes et/ou du cannabis, soient toujours en possession de
documents qui expliquent la manière dont fonctionne l’association, avec les
références aux antécédents légaux. Ces documents doivent montrer que le
cannabis est cultivé pour les membres qui peuvent être identifiés par des
informations officielles (par exemple par la copie des cartes d’identité). Ces
documents sont d’une importance capitale pour éviter les poursuites de
gens plus impliqués dans l’association au cas où les autorités décidaient
d’intervenir.
Tout dépend de la législation dans votre pays, la distribution et la
consommation de la récolte peut avoir lieu au siège du club.
TROISIEME ETAPE : PROFESSIONNALISER LE CLUB.
Avec le temps, le nombre de membres augmentera et l’organisation de la
production, le transport, la comptabilité, il sera nécessaire d’être plus
professionnel. Afin de faciliter à l’association le contrôle des plantes, il vaut
mieux avoir plusieurs plantations de petite taille.
Chaque club peut avoir son propre règlement qui complète les statuts et
qui encadre l’utilisation du local du club, les contributions des membres, le
bon esprit du club etc, par exemple pour ce qui concerne la vente de
cannabis produit par le club a des gens qui ne sont pas membres, et plus
spécialement à des mineurs.
Pour éviter des problèmes ou des malentendus il vaut mieux informer les
autorités du fait que le club cultive du cannabis collectivement. Certains
clubs le font par un message aux autorités de sa région, au commissariat
le plus proche ou à la municipalité, d’autres le font seulement par voie de
presse.
Le fait d’être une association à but non lucratif ne signifie pas qu’il ne peut
y avoir de transactions commerciales. Produire du cannabis de bonne
qualité de manière sûre et saine nécessite un travail, qui devrait être
rémunéré. Pour que fonctionne l’association il y a des dépenses et les gens
qui s’en chargent doivent aussi être rémunérés.
Les prix sont fixés de façon démocratique et transparente. Les frais
peuvent être la location de terrain, l’eau, l’électricité, matériels, salaires,
frais de bureau, essence et frais généraux de l’association. Ils sont divisés
par la quantité de cannabis cultivé par le club et l’on peut estimer le prix
au gramme. En Espagne et en Belgique, il a été possible d’arriver à un prix
situé entre 3 et 4 euros le gramme. La majorité des clubs travaillent avec
un budget annuel, donc ce prix peut être revu chaque année. D’autres cas
s’adaptent à chaque récolte (3 ou 4 mois).
Les bénéfices obtenus servent à l’association. La première décision que l’on
peut prendre si l’on a plus de bénéfices que nécessaire pour les objectifs de
l’association c’est de réduire les contributions des membres.
Les transactions financières devront toujours être justifiées (factures et
reçus). Il est important de pouvoir prouver à un éventuel tribunal que le
club n’est pas impliqué dans des activités illégales. Cela aide aussi à
assurer la transparence financière de l’organisation.
On peut aussi mettre en place un mécanisme pour le contrôle externe de
l’organisation, pris en charge par quelqu’un qui n’est pas membre et qui a
la capacité de juger si les méthodes utilisées sont en accord avec les
normes attendues.
QUATRIEME ETAPE : LOBBY POUR UNE REGULATION
LEGALE DES CLUBS SOCIAUX DU CANNABIS DANS VOTRE
PAYS.
Une fois qu’un Club Social du Cannabis fonctionne, il reste encore à
convaincre les autorités politiques et légales d’installer un cadre légal
régulateur pour les clubs, concernant les licences, impôts et contrôle
externe.
Dans la majorité des cas, les politiques, les experts légaux, les juges ou la
police ne savent simplement pas comment commencer une régulation du
marché légal du cannabis. Finalement cela ne peut qu’aider le processus :
les modèles proposés par les consommateurs eux-mêmes peuvent être
facilement acceptés.

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Los siguientes 2 Usuarios dan las gracias a jean-michel por este Post:
Cristal (22/10/2010), Tommy_Joao (09/09/2010)
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