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Tema: Point de vue sur les drogues

  1. #16
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    Re: Point de vue sur les drogues

    http://www.circ-asso.net/index.php?action=art&id=343

    CANNABICULTEURS EN DANGER


    le 10/09/2014



    Une enquête diligentée en 2008 par l’OFDT estimait à 200 000 le nombre de cannabiculteurs pour une production avoisinant les 32 tonnes. 11,5% de l’herbe fumée serait française et son taux en THC ne dépasserait pas les 8%. Le « Plan gouvernemental 2008/2011 de lutte contre les drogues et les toxicomanies » préparé par la Mildt s’est focalisé sur l’autoproduction à des fins domestiques, « un phénomène favorisé par la libre circulation des graines et du matériel de production, ainsi que par la prolifération de magasins et de sites internet spécialisés dans la cannabiculture ». Et de promettre à la police « des moyens de détection innovants » pour lutter contre ce nouvel ennemi de l’intérieur !

    Un effet collatéral de la répression


    L’explosion de l’autoproduction au XXIe siècle est liée à la politique de la tolérance zéro pour le cannabis et à la répression qui s’ensuivit. Les amateurs de cannabis ont vite compris que pour échapper à la police et au haschich médiocre à prix prohibitif du marché noir, il leur suffisait de planter quelques pieds de chanvre sur un balcon, dans un placard ou en pleine terre.


    Conséquence directe, les cannabinophiles qui fumaient naguère de la résine marocaine ne jurent plus que par la beuh. Une étude instructive publiée en 2010 par l’ONDRP (Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales) confirme cette tendance :
« L’herbe représente désormais 40% du marché français. Un usager sur deux (47,7%) estime consommer de l’herbe made in France, soit 12% du marché total du cannabis. » Comme le note l’ONDRP, les trois-quarts des planteurs cultivent uniquement pour leur usage personnel et celui de leurs amis. Et le quart restant ? Au fil des ans, les jardiniers en herbe sont de plus en plus nombreux à maîtriser parfaitement le sujet, à passer du stade de l’autoproduction à la culture artisanale pour le plus grand plaisir de consommateurs certains de trouver une herbe saine à un prix raisonnable.


    Une profession en pleine expansion


    L’artisan cannabiculteur réside souvent à la campagne, pratique le cannabis depuis des lustres et produit des variétés qui feraient le bonheur des coffee shops. Il est « normal », prudent, a passé l’âge de se faire contrôler à tout bout de champ et tient à conserver un travail valorisant qui lui permet de fumer à l’œil toute l’année et aussi de mettre un peu de beurre dans les épinards.


    Combien sont-ils à vivre du commerce de l’herbe qu’ils ont plantée, récoltée, séchée, manucurée et emballée de préférence sous vide ? Des cannabiculteurs qui accepteraient par ailleurs (quitte à perdre une part de leur revenu) de vendre leur production à des coopératives ou à des organismes officiels après analyse des cannabinoïdes et contrôle phytosanitaire.


    Le jardinier du dimanche se distingue du cannabiculteur professionnel par la quantité d’herbe qu’il cultive à l’année. En plein champ, un jardinier expérimenté et vigilant produira en moyenne six cents grammes de fleurs sèches par plante. Après avoir déduit les frais qui vont des engrais aux petites mains rémunérées pour manucurer, il lui suffira d’en rétrocéder cinq kilos pour survivre toute l’année. Qui plus est, avec les petites feuilles récupérées, il produira du haschich maison à l’aide du Pollinator et de l’Ice-o-lator. S’il double sa production, augmentant sensiblement les risques, il gagnera bien sa vie et participera activement à la vie économique de sa région.


    Pour en avoir croisé partout lors de mes pérégrinations militantes, l’artisan cannabiculteur est généralement un honnête homme, un commerçant arrangeant qui n’exige pas toujours d’être payé de suite. Il s’est construit un réseau de personnes ordinaires avec qui il entretient des relations de confiance, des gens « qui n’ont pas la gueule à ça » trop contents de s’approvisionner directement à la ferme.


    Pas de pitié pour les cultivateurs en herbe !


    Nous avons rêvé d’un monde où le peuple de l’herbe formerait une tribu solidaire, où les cultivateurs échangeraient leur savoir comme leurs boutures et organiseraient pour de rire des Cannabis Cups, mais ce temps-là est bien fini.


    À cause des policiers qui traquent les parcelles en hélicoptère et des gendarmes qui promènent leurs chiens renifleurs dans les rues des villages ? À cause des ados qui profitent de la nuit pour dérober quelques plantes et en cas de problèmes avec la maréchaussée, dénoncer leur légitime propriétaire ?


    Non ! À cause des gangs qui s’intéressent désormais de près aux cultivateurs en herbe, une proie facile. Dans le grand Sud où la pègre est bien implantée, les braquages se multiplient, déclenchant un climat de suspicion et un vent de panique chez les cultivateurs de beuh, lesquels ont déjà fort à faire pour dissimuler leurs activités aux voisins curieux et aux policiers sur les dents.


    Qui informe les gangs ? Rémunèrent-ils des gamins pour sillonner la campagne à la recherche de plantations ?
On m’a rapporté que si vous êtes dans une région connue pour être un grenier à beuh, que vous avez le look du fumeur et que votre maison est isolée, vous prenez le risque d’être méchamment agressé par des apprentis gangsters persuadés que vous plantez du cannabis.


    Mais le pire est à venir et je l’affirme en connaissance de cause. J’ai été, alors que je rendais visite à un jardinier de mes amis, le témoin oculaire d’un braquage dans les règles de l’art. Quand ils ont surgi de la nuit, portant cagoules et gants, brandissant qui un fusil à pompe, qui une arme automatique, nous avons cru que c’était les flics. Lorsqu’ils ont aboyé l’ordre de nous coucher face contre terre et frappé mon ami à coups de pieds et de crosse, nous en avons douté, mais la suspicion demeure. Ils étaient violents sans pour autant perdre leur sang-froid, avares en paroles mais bien renseignés sur la vie privée du principal intéressé. Avant de décamper, ils nous ont lié les mains dans le dos avec de la ficelle et confisqué nos téléphones. Nous les avons retrouvés le lendemain au fond de la poubelle. Ils sont partis avec la voiture du propriétaire débordante d’herbe en nous assurant que nous la retrouverions sur le parking d’un supermarché. Finalement, ils l’ont brûlée.


    Ces agressions sont traumatisantes pour des victimes se sentant totalement impuissantes. Le jardinier à qui l’on a posé un flingue sur la tempe ne porte pas plainte au commissariat, il se tait et rumine. Agriculteur compétent et commerçant honnête, il a tout perdu en quelques minutes.
    Il fallait s’y attendre, la prohibition est une aubaine pour les gangs, au détail l’herbe se négocie dans la rue entre dix et quinze euros. Il y a un marché à prendre, quitte à partager avec quelques agents de la force publique corrompus comme ce fut le cas aux États-Unis lors de la prohibition de l’alcool, comme c’est le cas de façon criante au Mexique et comme ce sera bientôt le cas chez nous, la preuve avec les agissements douteux de la BAC-Nord de Marseille.


    Les mafias à la manœuvre !


    La culture du cannabis à des fins lucratives est désormais une réalité et les gangs sont devenus les alliés involontaires des policiers dans leur traque aux cultivateurs, sauf que les voleurs ne détruisent pas la beuh mais la recyclent.


    Si les autorités en charge de la sécurité s’en lavent les mains du style « C’est bien fait pour eux, on ne va pas les plaindre », à la guerre pour le contrôle des quartiers dans les banlieues s’ajoutera la guerre pour contrôler la production locale d’herbe, un marché très juteux. Suite à une agression, les victimes des gangs réduisent considérablement, voire abandonnent, leur activité, un manque à gagner pour les mafias qui pourraient alors les contraindre à cultiver contre un pourcentage et une protection, ce qui nécessiterait en passant de corrompre des responsables de la répression. Mais la mafia sait se montrer généreuse et persuasive. Science-fiction ? Pas si sûr ! Au Canada, par exemple, ce sont les Hell’s Angels qui assurent, de la production à sa distribution, le commerce du cannabis. Et gare à ceux qui ne se plient pas à leur diktat !


    Tout comme Stéphane Gatignon dénonce, dans son livre Pour en finir avec les dealers, la politique française en matière de drogues et met en garde contre les mafias prenant le pouvoir en banlieue, à mon tour d’attirer l’attention des autorités sur le statut du cannabiculteur, un acteur économique certes hors-la-loi, mais bien réel et fort utile pour les fumeurs qui refusent de cautionner le marché noir.


    Et lorsque les mafias hexagonales auront conquis par la force une part du gâteau, elles se feront la guerre pour le contrôle, à moins qu’elles préfèrent s’associer à la mafia vietnamienne récemment impliquée dans deux affaires : 750 plants saisis à La Courneuve et 3 000 dans une boulangerie abandonnée de l’Aube.


    Pour échapper à ce scénario du pire où nous compterons bientôt les morts, qu’on le veuille ou non, le gouvernement n’a pas d’autre solution qu’encadrer la production et la distribution du cannabis.


    Jean-Pierre Galland

  2. #17
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    Re: Point de vue sur les drogues

    Point de vue de Jean-Christophe Lagarde, Président de l'UDI (Centre droite) Député Maire de Drancy (93)
    Position courageuse si on se situe par rapport à ses collègues de droite.

    http://www.youtube.com/watch?v=NXP591Gf1uw

  3. El siguiente Usuario da las gracias a jean-michel por este Post:

    Paquito (04/12/2014)

  4. #18
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    Re: Point de vue sur les drogues

    http://www.republicain-lorrain.fr/ed...s?preview=true

    Claude Jacob, ancien psychiatre à Jury :
    « Je suis pour la libéralisation des drogues »


    Claude Jacob, ancien psychiatre de Jury, addictologue, poursuit son combat pour la
    légalisation du cannabis en France. Un sujet pour lequel il publie toujours dans les
    revues médicales spécialisées. Il jette un pavé dans la mare.




    Claude Jacob est, « avec Élisabeth Oury », le créateur du centre de soins en addictologies de Jury.
    Aujourd’hui à la retraite, le psychiatre, ancien chef de pôle, est partisan de la libéralisation de
    toutes les drogues. Il poursuit des publications dans des revues scientifiques. Explications.

    Pourquoi le sujet cannabis vous intéresse-t-il toujours ?

    Claude JACOB
    : « Parce qu’on a toujours cherché des poux sur la tête au cannabis. Et parce que
    les toxicos, quand j’ai commencé ma carrière, on les mélangeait aux malades mentaux. Ça ne me plaisait pas. »

    Vous avez créé le centre de soins aux addictions à Jury en 1978

    « Simone Veil a permis la création de ce service spécialisé. C’était important , car j’ai rencontré beaucoup
    de toxicomanes et j’ai entendu leurs histoires. 40 % des femmes qui se droguent ont une histoire incestueuse.
    Les hommes aussi, mais le sujet est beaucoup plus tabou. Il y a des traumatismes infantiles de nature sexuelle
    ou non, très importante. Il y a du déterminisme dans ce contexte. »

    Comment expliquez-vous qu’aujourd’hui de plus en plus de personnes se droguent ?

    « On est passé des peace and flower à une banalisation totale. On est dans une société dans laquelle il est
    conseillé de consommer. La drogue est la caricature même de la consommation, c’est le toxicomane qui est
    consommé par les produits qu’il consomme. »

    Et la société laisse faire ?

    « Parce qu’elle y gagne. L’illégalisme est toléré pour donner du pouvoir aux institutions. Pour que la police
    puisse remonter les réseaux. »

    Et le cannabis comme thérapeutique ?

    « Des études convergent. Le cannabis possède des vertus décontractantes, diminue l’utilisation d’opiacés
    dans les douleurs chroniques. Dans ma pratique, le seul inconvénient de la consommation de haschich est
    qu’à un moment il y a perturbation de la conscience. Mais la douleur aussi perturbe la conscience. Le
    problème est que ce produit n’est pas utilisé dans la culture globale, ce qui implique une transgression. »

    Vous signez un édito dans la revue scientifique spécialisée Le Flyer, dans laquelle vous évoquez l’impact
    du cannabis sur la prescription de médicaments et des lobbyings des industriels contre le cannabis…

    « Vingt-deux états américains se sont prononcés pour la libéralisation du cannabis. Ce qui est intéressant, c’est
    qu’à présent on peut disposer d’études significatives, puisqu’on peut solliciter des témoignages de gens qui
    pratiquent. Une de ces études montre la baisse significative de la consommation de médicaments prescrits par
    les médecins là où le cannabis a été légalisé. Pour les antalgiques, cette baisse est spectaculaire. Une publication
    démontre encore que l’utilisation de cannabis thérapeutique engendre une baisse de 40 % de l’usage des opiacés
    pour obtenir des résultats identiques. Si je suis fabricant d’opiacé, je ne suis pas content. »

    Vous êtes pour la légalisation ou la dépénalisation du cannabis ?

    « Je suis partisan de la libéralisation complète de toutes les drogues. L’alcool est bien en vente libre. Cela permettrait
    de court-circuiter les trafics. Cela permettrait d’éviter les conduites à risque. L’interdiction du cannabis, c’est une connerie,
    ça empoisonne la jeunesse. Il suffirait que ce soit accessible et plus personne ne s’y intéresserait. »

    La dépénalisation ?

    « C’est ce qu’on peut faire de pire pour entretenir le trafic. Dans les états américains qui ont légalisé, la vente est
    réglementée. Aux Pays-Bas, la dépénalisation implique une augmentation de consommation du haschich, mais pas par
    les Hollandais. »

    Pour quelle raison ne légalise-t-on pas en France ?

    « À cause d’arguments politiques. Celui qui tire le premier est perdu. Le pouvoir économique suffit à maintenir le pouvoir. »

    Le chiffre : 1996


    Le cannabis est autorisé à la prescription depuis 1996 en Californie. Depuis, 22 états américains l’ont autorisé. « Ces autorisations permettent donc de commencer à effectuer des études cliniques sérieuses sur son efficacité et sa tolérance en fonction des indications et des profils des patients », analyse Claude Jacob. Cette légalisation permet aussi de libérer la parole des patients, ce qui ouvre la porte à des analyses qui reposent sur des faits plus scientifiques.

    Propos recueillis par Anne RIMLINGER-PIGNON.
    Última edición por jean-michel; 25/09/2016 a las 09:53

  5. Los siguientes 3 Usuarios dan las gracias a jean-michel por este Post:

    califa (04/11/2016), FloDoX (26/09/2016), Rivalpo (29/09/2016)

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