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Tema: Bulletins ENCOD 2013 (en français)

  1. #1
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    Bulletins ENCOD 2013 (en français)

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-95.html

    JANVIER 2013
    LA FIN DU MONDE TEL QUE NOUS LE CONNAISSONS


    Les Mayas avaient finalement raison. Le mois de décembre 2012 a tout ce qu’il faut pour
    être perçu dans l’avenir comme un mois charnière tourner vers une nouvelle ère. Regarder
    l’année 2012 dans le rétroviseur ou le futur en 2013 nous montre l’existence d’une quantité
    surprenante de signaux qui indiquent que le monde tel que nous le connaissons arrive à sa
    fin. Cela ne veut pas dire que nous allons nécessairement vers l’Armageddon. Il reste
    encore quelques possibilités pour que l’être humain évite la destruction totale et construise
    un futur viable pour les nouvelles générations. Pour en savoir plus sur ces possibilités il suffit
    de faire une lecture sensée des expériences du passé.


    La crise de l’environnement nous montre qu’un système qui veut toujours augmenter ses
    gains au maximum met en danger la relation entre les hommes et la nature. Le désir que les
    hommes ont de toujours vouloir dominer la nature afin de satisfaire leurs ambitions et leurs
    besoins personnels, a créé un monstre, qui sous la forme de gigantesques corporations,
    quasiment sans contrôle, se nourrissent du sang de la terre : des ressources naturelles
    telles que le pétrole, les forêts et l’eau. Bien sûr la planète peut corriger avec la nature, le
    déséquilibre causé par l’homme.


    La crise politique nous enseigne que le monde occidental ressemble de plus en plus à un
    "village Potemkine", construit pour impressionner. L’Amérique du nord et l’Europe adorent
    être considérées comme les champions mondiaux de la démocratie, mais la façon dont ses
    politiciens manipulent la vie de ceux qui les ont démocratiquement élus et qui paient leurs
    salaires est effrayante.L’implosion du capitalisme "king size" est en marche et nous, qui
    vivons en occident, serons les premiers à être touchés. Nous sommes habitués à penser en
    tant qu’individu et il est possible que nous ayons quelques difficultés à trouver des réponses
    collectives à nos problèmes.




    La crise morale nous montre que ceux qui sont au pouvoir n’ont pas de réponses aux
    signaux de dysfonctionnement les plus alarmants de notre système : la réaction manifeste
    des jeunes à l’absence de perspectives que leur offre le futur, comme la rupture de scolarité,
    le suicide ou même l’homicide multiple. Que serait-il arrivé si Adam Lanza, l’assassin de
    l’école de Newtown, avait consommé du cannabis ? On l’aurait répété partout dans la
    presse. Pour l’instant, aucune réaction n’a suggéré que Lanza aurait pu, pour des raisons de
    trouble mentaux, avoir été consommateur de drogues psychiatriques complètement légales
    . La seule réponse du président Obama quant à la conclusion que son gouvernement n’a
    pas su protéger ses citoyens les plus vulnérables a été de lancer un modeste débat sur le
    contrôle des armes.


    Cependant, presque tous les homicides multiples qui ont eu lieu aux Etats-Unis durant les
    vingt dernières années sont liés à des médications psychiatriques. Parmi les effets les plus
    fréquents des drogues psychiatriques on observe des accès de violence et des pensées
    suicidaires. Mais jamais personne n’a remis en cause le droit des entreprises
    pharmaceutiques à commercialiser ces drogues pour des enfants ou des jeunes gens
    comme si c’était des bonbons.


    En même temps, l’opinion publique continue d’être envahie par des messages sur la
    dangerosité du cannabis. Il est tout à fait possible qu’Adam Lanza n’aurait pas agit de cette
    façon s’il avait fumé du cannabis, on sait que le cannabis augmente la faculté d’empathie et
    permet la mise en perspective de ses problèmes.


    La crise éthique nous enseigne que là quand la santé publique est entre les mains de
    corporations privées qui vendent des produits nocifs alors qu’on continue d’interdire des
    alternatives naturelles quiont plusieurs milliers d’années d’existence, il y a quelque chose de
    fondamentalement mauvais dans notre concept de santé, et nous en paierons les
    conséquences.



    Dans ce scénario, que peut-on attendre de la dernière campagne pour la réforme des
    politiques des drogues qui fut lancée en décembre, avec un titre bien choisi : "Rompre le
    Tabou" ? Cette campagne soutenue par des (ex-)présidents, des multimillionnaires, des
    chefs d’entreprise et des représentants de l’élite culturelle sera-t-elle plus efficace que celles
    des activistes ordinaires qui essaient de faire la même chose depuis 25 ans ?


    La réponse viendra seulement de parlements ou de cabinets d’avocats, mais pourtant, la
    majorité de ceux que l’on rencontre dans ces endroits, quand on parle de politique des
    drogues, fait l’autruche et ne bouge pas, sans même tenir compte de qui en parle.


    Il arrive que les exceptions confirment la règle. Le débat entre le premier ministre du
    Royaume-Uni David Cameron et le vice premier ministre Nick Clegg est une de ces
    exceptions. Pour la première fois un désaccord sur le déroulement de la politique des
    drogues à un tel niveau est mis à la connaissance du public. Les activistes britanniques
    peuvent poser leurs espoirs sur les épaules de Nick Clegg, élément essentiel du corps pour
    un politicien. Mais comme dans le reste de l’Europe, les vrais changements ne viendront pas
    d’en haut comme des cadeaux de Noël. Ils ont besoin du difficile travail de personnes de
    terrain directement concernées par le noeud du problème qui proposent des solutions à la
    base de la société.


    Se pose maintenant la question : comment nous, activistes, pouvons utiliser notre énergie
    en 2013 ? Devons-nous continuer à nous satisfaire de quelques améliorations dans la
    politique des drogues décrites comme réduction des risques, alors que le simple fait de
    cultiver une plante de cannabis est considéré comme un crime ? Devons-nous continuer
    d’accepter la crédibilité de ce que l’on appelle les forum de dialogue avec la société civile
    comme ceux qu’organisent l’ONU et l’UE, alors que la seule intention de ces évenements
    est de faire taire les voix critiques ?


    Ironiquement, les seules avancées authentiques que l’on a pu célébrer cette année sont
    celles des états américains où les citoyens ont utilisé leur droit de vote pour rendre le
    cannabis légal comme le tabac ou l’alcool. En Europe on a pas la même option. Pour forcer
    notre système politique à abandonner la prohibition, il nous faudra l’affronter pour construire
    une alternative. En montant des clubs qui organisent un circuit fermé entre producteurs et
    consommateurs de cannabis (ou d’autre substances comme la feuille de coca) on permet
    non seulement d’aider des personnes dans l’urgence mais aussi on démontre que la
    légalisation est un concept holistique. Ce n’est pas seulement le tabou sur les drogues qui
    doit être brisé, mais aussi le dogme du libre marché comme seule manière de gérer les
    transactions économiques. Cela ne veut pas dire que les drogues ne peuvent pas être
    produites et distribuées par des entreprises commerciales, mais elles doivent opérer dans
    un cadre de transparence et de contrôle social.





    Cette année sera celle du 20ème anniversaire d’ENCOD, on verra une tension croissante
    entre la nécessité d’investir dans l’action directe comme la campagne des Cannabis Social
    Clubs d’une part, et d’autre part dans le temps utilisé dans ce que l’on appelle les dialogues
    avec les autorités à Vienne et à Bruxelles. Comment pouvons nous optimiser nos meilleures
    ressources pour développer et imposer une stratégie commune et cohérente qui fait un
    meilleur usage des possibilités que nous offre ce que l’on appelle nos démocraties ? En
    attendant nous devons réaliser que la politique des drogues que nous souhaitons ne se
    réalisera que lorsque le monde tel que nous le connaissons aura pris fin.


    Bonne Année !


    Par Joep Oomen




    P.-S.
    ENCOD A BESOIN DE VOTRE SOUTIEN :
    Account : 001- 3470861-83 Att. ENCOD vzw - Belgique
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  2. #2
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    Re: Bulletins ENCOD 2013 (en français)

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-97.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE

    MARS 2013
    L’UNION DES VOIX DES CONSOMMATEURS DE DROGUES CONTRE LE SYSTÈME DE
    CONTRÔLE DE L’ONU



    La prohibition internationale des drogues a été maintenue par des conventions et des traités
    internationaux dans le cadre de la "Guerre aux Drogues" dirigée par les Etats-Unis. Le fait que cette
    guerre ait totalement échoué et que cela soit reconnu a généré une vague de réflexion sur la prohibition
    et sur ces traités.


    Malgré les preuves croissantes que les politiques actuelles n’atteignent pas leurs objectifs, la majorité
    des institutions qui exécutent les politiques au niveau national et international essaient d’éviter le vote
    où le débat public sur des politiques alternatives. En conséquence, ceux qui profitent le plus de l’actuelle
    politique sont ceux qui sont associés au crime organisé et ceux qui sont corrompus par celui-ci.


    Pour ceux qui arrivent à lire entre les lignes de tous ces rapports et déclarations faites récemment sur la
    politique des drogues, il est évident que les jours de ce système de classification des drogues sont
    comptés. Mais cela peut encore durer dix ans avant qu’il n’y ait un changement réel et des résultats
    concrets quant à un changement du paradigme qui conclut que la prohibition ne diminue pas la
    consommation des drogues et la rend plus risquée, et que l’on devrait adopter des alternatives qui
    protègent effectivement la santé publique et qui respecte les droits humains.


    D’après le Comité d’Experts de l’OMS et de l’OICS (Organe International de Contrôle des
    Stupéfiants)



    Le quantité d’éléments qui montrent que les "cannabinoïdes" réduisent le développement de cancer,
    inhibent la formation de nouvelles cellules sanguines qui alimentent les tumeurs, aident à traiter la
    douleur, la fatigue, les nausées et autres effets collatéraux est en augmentation constante. De plus,
    comme un missile à tête chercheuse, le THC sélectionne et détruit les cellules cancéreuses en laissant
    intactes les cellules saines. Alors qu’au contraire, la chimiothérapie conventionnelle est hautement
    toxique, endommageant sans discernement le corps et le cerveau.


    Tout cela est bien connu depuis le 7 octobre 2003, quand le gouvernement des Etats-Unis, représenté
    par le Département de la Santé et des Services Humains a accordé un brevet américain (#6630507) sur
    l’usage et les applications des cannabinoïdes comme antioxydants et neuroprotecteurs.


    C’est le rôle du Comité des Experts de l’Organisation Mondiale de Santé (OMS) de faire des
    recommandations sur la révision de la classification de quelque substance que ce soit. Le secrétariat de
    l’OMS prépare les documents pour la réunion mais, en principe reste neutre. Dans le cas du cannabis, la
    classification actuelle est la Liste I (la plus stricte) et la IV. Il y a plusieurs solutions pour modifier la
    classification du cannabis. En théorie, il est aussi possible qu’il y ait une recommandation pour le
    déplacer vers une des listes de la Convention de 1972, ou de l’éliminer de toutes les listes, ce qui
    pourrait provoquer la fin de la prohibition du cannabis.


    A l’autre bout du Comité d’Experts de l’OMS se trouve l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants
    (OICS), qui est la structure responsable du contrôle de la disponibilité d’une substance. Dans son
    rapport d’octobre 2012,"Gouvernant la guerre aux drogues", Joanne Csete caractérise l’OICS par "son
    soutien à des politiques non scientifiques dans le monde entier et son refus de promouvoir de bonnes
    politiques en matière de santé publique, en particulier pour la prévention du VIH/SIDA
    ". Elle présente
    l’OICS comme "l’entité la plus fermée et la moins transparente de toutes celles qui dépendent de
    l’autorité de l’ONU
    ."



    ENCOD veut que les gouvernement se sentent mal à l’aise avec la situation dans laquelle tous les politiciens du monde ont mis leurs peuples. Ils cautionnent un système qui fait beaucoup de dégâts. Tant qu’ils ne commenceront pas à chercher des solutions alternatives il ne pourra y avoir d’avancée. En maintenant la prohibition et en supprimant ou en évitant le débat sur ses avantages et ses inconvénients, on peut argumenter sur la légitimité de nos gouvernements et autres dirigeants qui restent passifs pendant que de nombreuses victimes sont tuées ou incarcérées, surtout chez les adolescents.

    Le monde que nous voulons


    "Alors que nous cherchons à construire le monde que nous voulons, nous devons redoubler d’effort pour
    ouvrir un chemin de développement plus inclusif, équitable et durable, construit sur le dialogue, la
    transparence et la justice sociale.
    "


    Le secrétaire Général Ban Ki-moon


    Message pour la justice sociale 2013


    Voilà "le monde que nous voulons"


    Nous voulons mettre un terme à la guerre contre les drogues.

    Nous voulons changer le système de contrôle des drogues.

    Nous voulons soigner la planète et les gens.

    Nous voulons utiliser nos ressources nous ne voulons pas qu’elles soient contaminées par un système
    politique corrompu.

    Nous voulons semer des graines de paix et de liberté.

    Nous voulons la liberté pour tous les prisonniers de l’actuelle guerre aux drogues.

    Nous voulons stopper la peine de mort et toutes les violences en relation avec le narcotrafic, tout
    simplement par la régulation légale du marché des drogues.

    Nous voulons être sûrs qu’il n’y aura pas plus de souffrance à cause du manque d’analgésiques.

    Nous voulons les bénéfices du commerce équitable, en prenant l’argent dans les caisses du crime
    organisé pour le reverser dans l’économie réelle.



    ENCOD a été créée
    en 1993 pour promouvoir le dialogue entre les organisations de la société civile et les institutions
    européennes, afin de mettre en place une stratégie commune pour traiter le phénomène des drogues
    dans une approche intelligente et pragmatique. Le Manifeste d’ENCOD
    a été signé par plus de 350 organisations du monde entier.


    Nous allons unir nos efforts pour dire la vérité sur les drogues.


    Par Farid Ghehioueche


    Calendrier de Mars


    Le 2 mars le coordinateur d’Encod participera, à Pise, à l’Assemblée Générale de
    groupes italiens qui préparent la mise en place d’un Cannabis Social Club à usage thérapeutique.



    Du 11 au 16 mars une délégation d’Encod assistera à la réunion annuelle de la Commission des
    Stupéfiants de l’ONU à Vienne.



  3. #3
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    Re: Bulletins ENCOD 2013 (en français)

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-98.html



    AVRIL 2013

    QUESTIONNAIRE POUR DES CANDIDATS AUX ELECTIONS



    Lors de l’Assemblée Générale d’ENCOD qui a eu lieu en juin 2012 nous avons décidé
    d’élaborer un questionnaire pour les partis politiques et les candidats qui participeront aux
    prochaines élections du Parlement Européen en juin 2014.L’objectif du questionnaire est de
    connaître le niveau de connaissances et les positions sur les politiques des drogues des
    candidats aux prochaines élections du Parlement Européen dont la nouvelle législature
    débutera en juin 2014, mais il peut être utilisé pour des élections locales et nationales.Le
    questionnaire peut être utilisé surtout par les membres d’ENCOD dans leurs pays respectifs
    et par toute personne intéressée à exposer les positions des candidats individuels aux
    élections (ou des parlementaires déjà élus), pour se faire une opinion sur le candidat ou la
    candidate, les mettre devant leurs responsabilités et initier un dialogue pour influencer leurs positions si nécessaire.



    QUESTIONNAIRE SUR LES POLITIQUES DES DROGUES






    Nom du candidat/ parlamentaire élu ……………………………..


    Pour l’élection/ déjà élu en tant que……………………………………………...

    Pays……………………………………………………………..

    Répondre aux questions et déclarations suivantes par OUI ou NON, et ajouter vos
    commentaires si vous le souhaitez.


    Catégorie 1 : Sur les politiques internationales des drogues


    1. Nous sommes sur le point de gagner la guerre aux drogues.


    2. Nous devrions continuer la prohibition des drogues telle qu’elle est.3. Le thème des
    drogues est de l’ordre de la légalité, et non de la santé publique.4. Les personnes qui
    consomment des drogues illégales devraient être punies.5. Quelle somme d’argent a été dépensée dans la Guerre aux Drogues depuis 1961 (quand a été signée la Convention

    Unique des Stupéfiants par les Nations Unies) ?1) Un milliard de dollars2) 100 milliards de dollars3) 1000 milliards de dollars6. Êtes-vous d’accord avec cette phrase : " Ceux qui

    profitent de la prohibition des drogues actuellement soutiennent l’acquisition des profits des
    cartels des drogues, le financement du terrorisme et la violence en relation avec les drogues
    ?"7. L’Afghanistan est le premier pays producteur d’opium ; soutenez-vous l’achat de la récolte annuelle des paysans afghans producteurs d’opium pour un montant approximatif de
    600 millions de dollars pour éviter le profit de groupes terroristes (Taliban etc), réduire la

    production mondiale d’héroïne, approvisionner des médicaments anesthésiques pour 90%
    des habitants de la planète qui n’y ont pas accès parce qu’ils sont achetés par les 10% qui
    vivent dans les nations les plus riches ?8. Quel pays du monde occidental a les lois anti-
    drogues les plus dures et le nombre le plus important de consommateurs de drogues dans la
    majorité des catégories :
    1) Royaume-Uni
    2) Canada
    3) Etats-Unis

    Catégorie 2. Sur les lois concernant les drogues


    9. Les lois concernant les drogues ont un effet direct sur le niveau de consommation des drogues.


    10. On devrait construire plus de prisons pour accueillir les consommateurs de drogues.11.
    La consommation de toutes les drogues devrait être décriminalisée.

    Catégorie 3. Connaissances des drogues.

    12. L’alcool est moins dangereux que la marijuana.

    13. Le tabac est moins dangereux que la marijuana.14. Selon l’Organisation Mondiale de la
    Santé, quelle est la drogue la plus dangereuse pour les individus et la société ?1) L’alcool2) L’Extasy3) Le tabac4) L’Héroïne15. Quelle est la drogue la plus sûre et la moins chère ?1)

    Les cannabinoïdes synthétiques (Sativex, Marinol)2) Les cannabinoïdes naturels (fleurs de
    cannabis)

    Catégorie 4. Réduction des risques

    16. Les gouvernements devraient-ils prendre et financer des mesures de réduction des
    risques concernant la consommation de drogues dans leurs politiques ?

    17. Les gouvernements devraient-ils favoriser l’accessibilité aux traitements des addictions
    et à la réhabilitation ?

    Catégorie 5. Cannabis


    18. Le cannabis devrait être régulé de la même façon que l’alcool et le tabac.


    19. Les gens devraient avoir accès au cannabis médicinal produit par des cultivateurs
    autorisés.20. On devrait avoir le droit de cultiver un maximum de cinq plantes de cannabis
    pour son usage personnel pour éviter l’interaction avec le marché illégal.21. Connaissez-
    vous les "Clubs Sociaux du Cannabis" et leurs objectifs ?

    Bien sûr ce questionnaire n’est qu’un modèle, il peut être modifié et enrichi par d’autres
    questions. Si vous décidez de l’utiliser, merci de bien vouloir nous informer de votre
    expérience. Nous l’utiliserons probablement pour débuter une campagne lors du vote pour
    les élections du Parlement Européen en 2014.

    Par : Boaz Wachtel

    Communiqué du secrétariat d’ENCOD


    Le mois dernier une délégation des membres du Comité Exécutif d’Encod a assisté à la
    Commission des Stupéfiants des Nations Unies à Vienne. Nous publierons bientôt un
    compte-rendu.Le coordinateur d’Encod est allé en mission en Bolivie pour l’Association "les
    Amis de la Feuille de Coca". Nous avons formé et maintenons des contacts avec des
    paysans producteurs de feuilles de coca, des experts de la société civile et des représentants du gouvernement. L’impression donnée par ces rencontres a été que nous

    sommes sur la bonne voie de la promotion de l’importation de feuilles de coca bio en
    Europe, compte tenu qu’autant la culture biologique de la feuille de coca que la recherche de
    la manière de l’exporter sont des alternatives importantes pour les producteurs boliviens de
    la feuille de coca, qui se retrouvent coincés entre les narcotraficants et ceux qui sont supposés lutter contre.Nous avons eu l’idée d’organiser la rencontre d’un groupe important

    de gens, aussi bien de l’Europe et d’Amérique du Nord au Pérou et en Bolivie en juin 2014,
    afin de porter le message que nous sommes nombreux dans le monde occidental à vouloir
    importer des feuilles de coca de façon saine, et que nous voulons collaborer avec tous ceux
    de la région andine qui veulent le réaliser.Lors de cette visite on organisera des rencontres
    avec des producteurs de feuilles de coca, des fabricants de produits traditionnels de la
    feuille de coca, des experts scientifiques, des activistes et des représentants du
    gouvernement en Bolivie et au Pérou. Ce voyage devrait coûter entre 1500 et 2000 euros
    par personne, vous devez donc commencer à économiser si vous souhaitez participer à
    cette action.En France, la création de la Fédération Française des Clubs Sociaux du
    Cannabis provoque le débat. Le 8 avril, Encod sera co-organisateur de la manifestation contre la criminalisation du coordinateur des Clubs Sociaux du Cannabis Français,
    Dominique Broc, à Tours.


    Nous avons reçu la confirmation de la Commission Européenne qu’Encod n’est plus
    membre de ce que l’on appelle le "Forum de la Société Civile sur la Politique des Drogues
    dans l’UE", car nous n’avons pas respecté nos obligations bureaucratiques.En réponse nous
    organiserons le premier Forum Authentique de la Société Civile sur la Politique des
    Drogues
    lors de la prochaine Assemblée Générale d’Encod qui aura lieu les 21,22 et 23 juin
    2013 dans le Pays Basque en Espagne.

    "Le peuple et seulement le peuple est la force motrice qui fait l’histoire."
    (Mao Zedong)

    A bientôt pour d’autres informations

    Trad : Jean Michel Rodriguez








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    Re: Bulletins ENCOD 2013 (en français)

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-99.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE
    MAI 2013

    CELA DÉPEND DE NOUS


    L’Italie est le berceau du fascisme moderne, elle a influencé le futur politique de l’Europe en plusieurs
    occasions. Après la réélection, le 20 avril, du président de l’Etat Napolitain, de 87 ans, le futur paraît
    stérile. Beaucoup de gens considèrent que c’est le résultat d’un compromis immoral avec Silvio
    Berlusconi que beaucoup considèrent comme étroitement lié à la mafia. En première ligne d’une
    multitude de gens qui entourent le magnat des médias on peut voir Mr Carlo Maria Giovanardi,
    l’architecte de la législation des drogues la plus stupide et la plus répressive de l’Europe occidentale.

    De fait, l’alliance néfaste du Parti Démocrate et du Peuple de la Liberté, nom du parti de Berlusconi,
    semble maintenir en vie le vieux régime sur la base de deux tiers d’un système parlementaire bicéphale.
    Lors de la réélection du chef de l’Etat, l’Exécutif a mis en place toute une démarche autoritaire. A l’heure
    actuelle l’Italie ne pourra pas se considérer comme une démocratie encore longtemps. La démocratie
    n’est pas la seule en danger , le Parti Démocrate aussi.

    Désormais une alliance de technocrates, sous la supervision du chef de l’Etat et peut-être de puissances
    étrangères, est perçue comme un obstacle à ce que souhaite beaucoup de gens : un réel changement.
    En Italie, il n’y a pas d’opposition générale, comme en Grèce, mais un front fragmenté de citoyens
    individuels. Et cette opposition constituée de forces désorganisées est perçue par le pouvoir italien
    comme un danger majeur, compte tenu qu’elles rappellent les mouvements autonomes disparates de la
    décade des années soixante qui n’étaient pas orientées vers la reconstruction des partis politiques.

    Cette approche autoritaire est l’un des derniers efforts effectués pour arrêter les mouvements
    démocratiques qui accompagnent la chute de tous les partis politiques et en particulier du Parti
    Démocrate qui a trahi les attentes populaires. La prochaine grande coalition est perçue par beaucoup
    comme une trahison et par conséquent, la majorité parlementaire peut réagir comme une forteresse
    assiégée en opposition à l’attente des gens. L’état de grâce des politiciens italiens appartient au passé.

    On espère que Beppe Grillo et la gauche écologiste essaient lors des prochains jours de récupérer les
    morceaux d’un pays en miettes, naît de la lutte armée contre le fascisme et qui appelle une fois de plus à
    défendre ses droits. Les forces alternatives et les groupes anti-prohibitionnistes italiens devront
    s’affronter à des ennemis puissants dans leur lutte pour arriver à des changements positifs.

    Ces efforts débuteront avec la conférence de presse du mouvement anti-prohibitionniste au Parlement
    italien le 2 mai qui devrait être considérée comme une avancée importante dans le débat et la
    mobilisation pour la régulation et la coopération juste et démocratique des drogues.

    Le journaliste ; Franco Arminio, a signalé que lors des élections du chef de l’Etat les adversaires ne
    pouvaient même pas entrer dans l’arène. "L’Italie fasciste et cléricale ne combat pas ouvertement, ils se
    contentent de conserver la garantie de leurs intérêts. Si ce travail est réalisé par un ex-communiste, qu’il
    en soit ainsi. L’élection de Napolitano, telle qu’elle s’est faite, est la page la plus sombre de notre
    histoire, une célébration du 25 avril, jour de la libération nationale, est inversée, devenant celui de la
    momification
    ".

    Concernant les politiques des drogues, les changements positifs se produiront s’il y a une pression
    populaire qui va dans ce sens. Quelques procès concernant la culture de cannabis ont eu une issue
    positive dans le sens où l’Italie doit suivre les directives de l’UE qui considère de plus en plus que
    cultiver chez soi appartient au domaine de l’usage personnel. Les lois italiennes ont aussi été critiquées
    au niveau européen du fait qu’elles ont éliminé la différence entre les substances, dès lors que les
    quantités sont considérées illégitimes. Le pays a aussi été accusé de continuer à montrer son incapacité
    d’introduire la prohibition de la torture dans l’application des lois concernant les drogues.

    Mr Grillo du mouvement 5 étoiles s’est clairement exprimé sur les effets des politiques de prohibition :

    "Août est le mois des mobilisations. A la suite de la protection du support internet pour des actions
    légales, aujourd’hui la nouvelle mobilisation se réfère à la dépénalisation des drogues douces. Trop de
    personnes ont été détenues et ne sont jamais rentrées chez elles après avoir fumé un joint, comme
    Alberto Bianzino où Stefano Frapporti. Dans beaucoup de pays d’Europe la marihuana a été libéralisée.
    En Italie il y a la libre circulation des drogues dures et la détention de personnes pauvres pour la
    possession d’un joint. A Milan on estime que le nombre des consommateurs habituels de cocaïne
    s’élève à 150 000. Le port de Gioia Tauro est la porte d’entrée de tout type de drogue en Europe. Pour
    résoudre le problème de la surpopulation carcérale il suffirait de dépénaliser la marihuana. Pour se
    défaire du problème des suicides étranges dans les cellules il suffirait de dépénaliser la marihuana. Je
    demande à toutes les forces et à tous les mouvements politiques qui veulent soutenir cet appel, de le
    faire savoir le plus vite possible
    ".


    Grillo est un ami des libres penseurs et, théoriquement, avec la gauche écologiste et libérale de notre
    parlement on pourrait en finir rapidement avec les reliques les plus terribles du passé. Cependant, on ne
    peut pas le prévoir en consultant une boule de cristal. Ça dépendra beaucoup de la réaction des masses
    populaires.

    En commençant par les anti-prohibitionnistes : ils ont annoncé de très grandes manifestations en mai, le
    mois du réveil anti-prohibitionniste avec la traditionnelle Million Marihuana March de Rome et d’autres
    événements. Cette année le parcours commencera Place des Partisans et se terminera Place Saint
    Jean. Il sera précédé par une conférence de presse qui se déroulera dans la Salle du Globe du
    Parlement italien. L’attention sera portée sur la nécessité de promouvoir des alternatives aux politiques
    des drogues qui ont échouées et qui ont été particulièrement agressives en Italie.

    La manifestation de cette année ne promet pas seulement d’être plus importante que d’habitude, mais ce
    sera aussi le début d’une discussion avec des forces politiques et sociales afin de favoriser l’installation
    de Clubs Sociaux du Cannabis. Les trois manifestations massives prévues à Rome, Pise et Naples ont
    aussi vocation à se défaire des infâmes lois sur les drogues, comme c’est le cas pour la pétition en cours
    sur l’introduction du délit de torture. Dernier point, non moins important, pour la troisième fois, il y aura
    une importante manifestation dans le sud de l’Italie. Le défilé de rue anti-prohibitionniste de Naples
    passe par dessus l’axe nord-sud de la péninsule historique.

    Le cannabis comme drogue récréative est très populaire en Italie, malgré les lois barbares actuelles
    contre les drogues dans un pays où beaucoup de producteurs et de consommateurs ont des problèmes
    avec la justice. Certains ont même été torturés et assassinés pour la culture de quelques plantes et
    malgré cela, la faction prohibitionniste et toujours bien organisée et financée. Mais ceci a aussi attiré
    l’attention particulière de la presse italienne. Faire la lumière sur les relations tordues qui se sont traduit
    en Italie par un remake du film Reefer Madness sous la forme de preuves neuro-scientiques.

    Des journalistes italiens ont récemment révélé la vérité sur l’énorme somme d’argent gaspillée par le
    Département de la Politique anti-drogue d’Italie. Plus de 50 millions d’euros ont été dépensés dans des
    opérations occultes et malgré l’agitation politique trois gouvernements ont survécu. Ils pourraient même
    être renouvelés dans ce type de Jurassic Park.

    La prohibition comme moyen de contrôle et de terreur est toujours puissante dans notre pays et les
    derniers des mohicans, souvent en faisant semblant de s’appuyer sur une base scientifique que les
    politiques de prohibition n’ont jamais eu. Faire la lumière sur sa complicité dans la guerre mondiale
    contre les drogues. Arrêter le terrorisme pseudo-scientifique et la guerre à notre encontre. Cela dépend
    de nous.

    Par Enrico Fletzer


    Nouvelles du secrétariat


    En avril, Encod célébrera son vingtième anniversaire. Nous espérons célébrer le vingt-cinquième dans
    un monde qui aura mis un point final à la guerre contre les drogues. pour en savoir plus sur l’origine
    d’Encod, lire le premier plan d’action à partir de 1995.

    Le mois prochain Encod participera à plusieurs événements en relation avec le cannabis en Italie, en
    Espagne et en Grèce afin de promouvoir le concept des Clubs Sociaux du Cannabis et la réforme de la
    politique des drogues en général, entre autres, comme réponse à la crise dans différents domaines.

    Le 25 mai, les membres d’Encod sont les bienvenus au Jour de la Libération du Cannabis à Anvers en
    Belgique
    .

    Et, pour finir, tous les membres d’Encod sont cordialement invités à assister à l’Assemblée Générale de
    Bermeo en Espagne du 21 au 23 juin
    . Veuillez vous inscrire avant le 15 mai si vous voulez assurer la
    prise en charge de votre hébergement et de votre voyage.

    Trad : Jean Michel Rodriguez



    P.-S.

    ENCOD A BESOIN DE VOTRE SOUTIEN :
    Account : 001- 3470861-83 Att. ENCOD vzw - Belgique
    Bank : FORTIS, Warandeberg 3, 1000 Bruxelles
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    Re: Bulletins ENCOD 2013 (en français)

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-101.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE

    JUILLET 2013
    PLANIFIANT LA RÉVOLUTION VERTE


    L’Assemblée Générale des Membres d’Encod a été célébrée du 21 au 23 juin à Berméo dans le pays basque espagnol.
    L’Assemblée s’est déroulée en présence d’une trentaine d’activistes de 10 pays différents, tous partie prenante de la lutte
    pour la défense des droits des consommateurs et producteurs, et pour le renforcement de politiques des drogues qui
    bénéficient à la société dans son ensemble.


    Comme lieu d’accueil on ne pouvait pas trouver mieux. Berméo est une petite ville de la côte basque, dont le maintien de
    l’ordre n’est assuré la nuit que par trois policiers. Urjogabardea, le Club Social du Cannabis local, a pu organiser l’Assemblée
    dans un bâtiment public du centre-ville en totale collaboration avec les autorités locales.


    Berméo

    Le temps aussi a joué en notre faveur. Le 23 juin, le jour qui a suivi la nuit la plus courte de l’année, la tradition veut qu’à
    Berméo on brûle les sorcières, les mauvais esprits qui subsistent du passé. Les gens croient que cela leur permettra de
    commencer une nouvelle année avec des forces nouvelles. Nous avons suivi ce conseil et nous avons développé beaucoup
    d’idées et de plans d’action concrets à mettre en oeuvre à partir du mois de juillet.


    En premier lieu nous mettrons l’accent sur les élections au Parlement Européen qui auront lieu en mai 2014. Devant l’échec
    de la Commission Européenne de créer un authentique espace de dialogue avec la société civile sur les politiques des
    drogues, nous dirigerons nos efforts vers ceux qui représentent réellement la société civile à Bruxelles. En fin d’année, nous
    avons prévu d’organiser une réunion au Parlement Européen pour défendre des politiques des drogues basées sur la santé
    publique, les droits humains et la transparence. Ensuite nous ferons un inventaire des opinions des candidats à ces élections
    sur les actuelles politiques des drogues et les alternatives éventuelles. Nous mobiliserons les gens pour qu’ils votent en
    fonction des résultats obtenus. Le site web d’Encod subira une chirurgie esthétique lors des prochains mois, ainsi il pourra
    servir d’outil pour la campagne.


    Dans un deuxième temps, nous concentrerons notre énergie sur Vienne. Il est fort probable qu’en 2016, quand les Nations
    Unies organiseront une session spéciale de l’Assemblée Générale sur le thème des drogues, il pourrait y avoir une révision
    profonde du cours actuel des politiques des drogues, ce qui pourrait permettre une interprétation plus souple des conventions
    internationales. Même si Encod ne faisait rien, la guerre contre les drogues arrivera à sa fin. Mais si nous voulons être sûrs
    que les politiques adoptées a posteriori prendront en compte les intérêts des consommateurs et des producteurs à petite
    échelle, nous ne pouvons nous offrir le luxe de cesser l’action.


    Lors des prochains mois une équipe de personnes conduite par des membres d’Encod basés à Vienne travaillera durement
    pour convaincre des sponsors qui soutiendraient une manifestation à Vienne pendant la CND de mars 2014. Cela peut être
    une manifestation de masse ou une action silencieuse en face de l’édifice des Nations Unies. Quoi qu’il en soit, la prochaine
    Assemblée Générale d’Encod aura lieu à Vienne le week-end précédent la CND.


    Membres d’Encod à Berméo

    Troisièmement, nous continuerons à promouvoir le Club Social du Cannabis comme modèle d’organisation du marché du
    cannabis en Europe. La bonne nouvelle c’est que dans plusieurs pays, l’existence de CSC en Belgique et en Espagne
    inspire beaucoup de gens. Dès lors que le fait de cultiver au moins une plante n’est plus considéré comme un délit, la logique
    impose que le climat politique soit propice à l’ouverture d’un Club Social du Cannabis, avec tous les avantages que cela
    implique.


    En France le mouvement CSC doit prendre une décision : soit il affronte la tempête, soit il reste caché jusqu’à ce qu’il y aient
    suffisamment de clubs un peu partout. La France a les lois parmi les plus strictes concernant le cannabis en Europe et après
    une pression très forte du gouvernement, cinq clubs ont été dissous le 20 juin 2013. Il reste la deuxième option : passer à la
    clandestinité.


    En Slovénie, un changement de loi a permis la création de CSC. Cependant, les clubs sont obligés de fonctionner sous la
    supervision du ministère de la santé. Actuellement les clubs souhaitent continuer à être indépendants.


    Fredrick Polak quitte la présidence d’Encod après un mandat de 4 ans

    L’Allemagne a la population la plus importante d’Europe et ce serait faire un grand pas pour le mouvement si l’on y mettait en
    place des CSC. Des différences culturelles entrent en jeu, parce que dans la société allemande on tolère des zones grises
    dans la loi (contrairement à l’Espagne, la Hollande et la Belgique). Il y a beaucoup de producteurs clandestins dans le pays
    mais il est peu probable qu’ils sortent à la lumière. La façon la mieux adaptée pour avancer serait que les gens fassent tourner
    des pétitions et fassent pression sur leurs partis politiques. Récemment, un consommateur à usage médicinal est passé au
    tribunal et est ainsi devenu la première personne qu’on laisse cultiver son cannabis chez lui. À une condition cependant : il
    doit assurer sa maison pour 14 000 euros. L’évolution en Allemagne est lente mais complète. Cela signifie que les lois qui
    permettront aux CSC de fonctionner seront très claires et offriront, sans doute, un cadre solide que d’autres pays pourraient
    suivre.


    Au Royaume-Uni, beaucoup de groupes se présentent comme Clubs Sociaux du Cannabis. Il en existe environ 80 dans tout
    le pays (selon facebook). La police dit que le cannabis est presque dépénalisé, mais "presque" n’est pas suffisant pour
    convaincre les gens d’affronter la tempête avec les clubs du cannabis. Le gouvernement prévoit la répression pour ces
    organisations. Laissant le marché aux organisations criminelles.


    L’Italie est obscure pour le consommateur de cannabis. Les politiciens italiens ont mis en place des lois parmi les plus dures
    en Europe et ses prisons sont surpeuplées. On peut aller en prison pour des quantités supérieures à 5 grammes, même si
    c’est pour usage personnel. Dans ce climat il est impossible d’ouvrir un club social du cannabis, bien que les efforts pour en
    créer un à usage médical soient développés.


    En Autriche il est permis de cultiver pour son usage personnel. Cela ouvre la porte au Club du Cannabis. Le parti politique le
    plus important veut dépénaliser le cannabis. Les activistes travaillent avec des avocats pour la collaboration avec les autorités
    locales pour obtenir l’ouverture des CSC et éviter que les responsables soient poursuivis.


    En Hollande, le conseil municipal d’Utrecht applaudit l’idée des Clubs Sociaux du Cannabis, à tel point qu’il a annoncé la
    création d’un club prochainement. On veut s’assurer que les fondateurs de ce club ne finissent pas en prison, compte tenu
    que la culture du cannabis est encore illégale aux Pays-Bas.


    Entre-temps, en Belgique et en Espagne, les Clubs Sociaux du Cannabis fleurissent, ainsi que d’autres initiatives qui utilisent
    cette marge légale. Lors de l’Assemblée nous avons discuter de la possibilité pour Encod de devenir une Fédération
    Européenne des CSC, mais l’idée fut rapidement écartée. Nous ne pouvons et ne voulons pas prendre le rôle de juge sur ce
    sujet. Nous souhaitons la bienvenue à toutes les initiatives qui désirent prendre en charge le cannabis depuis les producteurs
    jusqu’aux consommateurs de manière saine, sûre et transparente mais nous favorisons particulièrement le concept des Clubs
    Sociaux du Cannabis dont nous avons défini plus concrètement une nouvelle série de principes. Nous nous efforcerons, entre
    autre, à réunir des avocats européens intéressés dans l’élaboration d’une stratégie de réussite pour la défense du concept de
    CSC dans chaque pays.


    Le nouveau CE : Janko Belin, David Rosse, Has Cornelissen, Enrico Fletzer, Derrick Bergman, avec Joep Oomen et Beatriz Negrety

    Pour conclure, l’Assemblée Générale a élu un nouveau Comité Exécutif. Pour les deux prochaines années le CE sera
    composé de David Rosse (Autriche), Derrick Bergman y Has Cornelissen (Pays-Bas), Enrico Fletzer (Italie) et Janko Belin
    (Slovénie). Désormais la présidence du CE se fera par rotation tous les 6 mois. Derrick Bergman sera le premier à en assurer
    la charge.


    Le CE sera soutenu par un circuit interne de membres d’Encod (nous espérons qu’il y aura au moins un membre par pays),
    qui participera activement à un des espaces de travail d’Encod. Prochainement, le CE proposera une stratégie pour la
    participation du circuit interne et de tous les autres membres au plan d’action de cette année. À suivre...


    Par Joep Oomen (avec l’aide de Bill Griffin et Peter Webster)


    Photos : Gonzomedia


    Última edición por jean-michel; 02/07/2013 a las 23:51

  6. #6
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    Re: Bulletins ENCOD 2013 (en français)

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-102.html



    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPEAOÛT 2013L’ITALIE TROUVE LA SORTIE DE L’IMBROGLIO DU CANNABIS





    "Qui changera le monde ? Ceux qui le détestent."
    Kuhle Wampe, Berlin 1932
    Pour les consommateurs de cannabis en Italie la situation est souvent représentée comme plutôt sombre et défavorable à l’installation de Clubs Sociaux du Cannabis. Cependant, quelques événements récents nous indiquent que quelque chose pourrait changer. Non seulement l’intérêt pour le concept de Club Social du Cannabis est de plus en plus important mais aussi, quelques signaux de l’appareil légal nous parviennent comme par exemple les dernières sentences de trois tribunaux qui demande au Tribunal Constitutionnel de se prononcer sur la légitimité des lois anti-drogues en vigueur depuis sept ans.

    Ces lois furent présentées comme nécessaires et urgentes dans un décret destiné à financer les Jeux Olympiques de Turin en 2006. Il est reconnu qu’elles ont été formulées et approuvées dans des circonstances troublantes pour le peuple italien, qui, dans un référendum en 1993, avait exprimé sa volonté de dépénaliser complètement la consommation de drogues.
    L’ex "Monsieur drogue" Carlo Giovanardi, coauteur des infâmes lois concernant les drogues a été quelque peu énervé par ces événements qui mettent en cause ses activités principales.

    Dans une déclaration inattendue lors d’une interview à l’agence de presse Dire le 16 juillet, Giovanardi a laissé place à la possibilité de cultiver une plante de cannabis chez soi : " Concernant la petite plante qui n’est pas cultivée dans l’esprit d’une plantation, c’est à dire une plante que l’on peut avoir sur un balcon, je suis tout à fait d’accord, on peut discuter de la dépénalisation. Mais ne touchez pas mes lois pour ceux qui vendent de la drogue."

    En même temps Giovanardi demande à la Chambre des Députés de ne pas toucher la loi concernant les différentes sanctions relatives aux drogues douces et aux drogues dures. "Pour l’instant j’aimerais inviter la Chambre des Députés à demander aux toxicologues qu’ils expliquent que les principes actifs contenus dans la plante de cannabis et de ses dérivés sont aujourd’hui tout à fait différents qu’il y a 30 ans et qu’ils ont des effets toxiques dévastateurs chez ceux qui les consomment". Donc, continue Giovardani, "l’idée de sanctionner de façon différentes ce qui concerne la cocaïne, l’héroïne ou l’ectasy d’une part et le cannabis d’autre part est complètement hors de la réalité, précisément à cause des effets dévastateurs du cannabis. Il suffit de demander aux familles des victimes d’accidents de la route provoqués par ceux qui ont écrasé ou assassiné sous les effets du cannabis."

    Cette déclaration est une réponse à la proposition de loi de Daniele Farina, membre de l’opposition de gauche au Parlement italien et promoteur historique des plantations de chanvre et des fêtes traditionnelles des récoltes du Centre Social Leoncavallo de Milan. Quand il a présenté le projet à la Commission de Justice, Farina a déclaré que " dans le courant de l’année 2011 presque 2 millions d’euros ont été dépensés pour la répression des drogues, dont 48,2% investis dans le système carcéral, 18,7% dans les activités de la police et 32,6% dans les tribunaux et les préfectures.

    Il faut aussi tenir compte que les bénéfices du commerce illégal atteignent un peu moins de 60 millions d’euros
    ". En même temps la population carcérale a augmenté de plus d’un tiers, selon Farina, à cause des lois concernant les drogues. En 2011 ils étaient 41,5% soit 27 947 prisonniers sur 67 394.

    Le projet de loi tente d’inverser la tendance actuelle à partir de deux initiative très simples, d’une part en dépénalisant la culture du cannabis chez soi "pour usage personnel ou donné à un tiers, sauf aux mineurs, pour consommation immédiate, et d’autre part et c’est tout aussi important, la réintroduction de sanctions différentes selon les substances."

    Il est difficile de savoir à l’avance si l’effort de l’opposition de gauche sera une réussite à cause de la grande coalition qui gouverne le pays. Initialement, la proposition de loi fut signée conjointement par quelques membres du Parti Démocrate et les autres composantes parlementaires importantes ne s’opposent pas ouvertement au projet.

    Un autre point important : dans le courant de l’année 2013 trois tribunaux supérieurs et la Cour de Cassation ont déclaré inconstitutionnelle la loi de Giovardani pour avoir été adoptée dans des conditions douteuses. Ils la considèrent comme un acte de nécessité et d’urgence illégitimes, dans un contexte de procédure illégitime, et aussi parce que cette loi ne fait pas de différence entre le cannabis et les autres drogues.

    Selon de nombreux observateurs, la façon dont le changement radical des politiques des drogues a eu lieu en 2006 constitue un imbroglio, une véritable escroquerie. Les membres du Parlement se sont vus obligés à voter une mesure simple et économique, incluant dans cette mesure un rapide changement radical dans les politiques de drogues presque sans débat.La faute reconnue par le Tribunal de Cassation est désormais utilisée par quelques personnes mises en examen judiciaire pour du cannabis car la loi fait l’objet d’une révision et des condamnations pourraient bien être annulées.
    Selon Mr Saraceni, avocat reconnu et ancien membre du Parlement, afin de contourner le référendum populaire de 1993 qui a dépénalisé la consommation de drogues, les partis de droite ont proposé d’abord d’introduire une petite correction dans une autre loi afin de permettre aux prisonniers récidivistes dépendants de drogues soient sous traitement. Ainsi, comme un abracadabra plus proche d’un cirque que d’une assemblée parlementaire dans un pays occidental, se sont glissés 23 articles dans un même décret qui finalement est passé sans peine ni gloire.

    L’escroquerie italienne est clairement le reflet d’une autre escroquerie plus générale connue sous le nom de guerre contre les drogues. On peut se rappeler d’autres cas comme la reclassement du cannabis qui est passé en Grande-Bretagne contre la volonté de la majorité des toxicologues, ou du récent effort pour criminaliser la consommation de drogues au Brésil. Mais la manoeuvre italienne a probablement été la plus obscènes.

    La nécessité et l’urgence qui furent invoquées pour faire adopter les lois concernant les drogues les plus terribles d’Europe occidentale a contribué à saturer le système pénitentiaire avec la population des consommateurs et cultivateurs de cannabis.
    Pour trouver une sortie a cet imbroglio il faut une mobilisation massive pour mettre un terme à cette escroquerie et pour imposer une meilleure défense des amis du cannabis persécutés devant les tribunaux. Un engagement plus ouvert avec ceux qui n’aiment pas l’oppression et qui pourraient agir pour le changement est aussi souhaitable, unissant autant les activistes anti-prohibitionnistes que les victimes de cet emmêlage.
    Par Enrico Fletzer
    INFORMATION DU SECRETARIAT

    Ce mois-ci nous participerons à la Hanfparade de Berlin, le 10 août.Nous avons besoin de membres d’Encod qui voudraient être responsables pour apporter à Encod les informations sur l’activisme pour changer les politiques des drogues dans leurs pays. Ces "correspondants nationaux" deviendraient automatiquement membres du Cercle Interne d’Encod qui serait constitué d’au moins un représentant par pays. Faites-nous savoir avant le 9 septembre 2013 si vous voulez entrer dans ce Cercle Interne.





    P.-S.

    ENCOD A BESOIN DE VOTRE SOUTIEN :Account : 001- 3470861-83 Att. ENCOD vzw - BelgiqueBank : FORTIS, Warandeberg 3, 1000 BruxellesIBAN : BE 14 0013 4708 6183SWIFT : GEBABEBB




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    Re: Bulletins ENCOD 2013 (en français)

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-103.html

    BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE

    SEPTEMBRE 2013
    HANFPARADE A BERLIN : MIEUX QUE L’ON ESPÉRAIT


    Depuis 1997, le mouvement cannabique allemand se réunit une fois par an à Berlin pour célébrer la
    "Hanfparade" (hanf=chanvre ;cannabis) et défend la légalisation du cannabis comme un recours naturel,
    une médecine et une drogue récréative. La Hanfparade 2013 a eu lieu le 10 août sous la devise :
    "Meine Wahl ? Hanf legal !" (" Mon choix ? Le chanvre légal !").


    Finalement une grande partie des 6500 participants a pensé que la Hanfparade 2013 s’est terminée un
    peu trop vite. Avec une manifestation colorée et une marche beaucoup plus longue que les années
    précédentes, les visiteurs venus de toute l’Allemagne ont fait face et ont affirmé "Meine Wahl ? Hanf
    legal !" (" Mon choix ? Le chanvre légal !"). Quelques anciens du mouvement allemand ont considéré
    que c’était la meilleure Hanfparade depuis 10 ans.


    Selon les organisateurs, le succès de la manifestation est dû aux efforts de mobilisation décentralisés,
    comme l’a expliqué Martin Steldinger, CEO de l’organisation Jakis e.V. :"Même si elle se déroule à
    Berlin, la Hanfparade appartient à tous les amateurs de cannabis allemands. Prenons l’exemple des 40
    vidéos promotionnelles faites par des personnes de toute l’Allemagne pour annoncer la manifestation".
    Ce sont ces 40 clips qui inspirent le respect, y compris auprès de ceux qui restent sceptiques. Quelques
    personnes seulement espéraient autant de "l’événement pro-cannabis le plus important d’Allemagne".
    Cinq groupes de musique en live, 15 camions, 24 officines d’information, 30 haut-parleurs ainsi que
    d’innombrables traces de bonheur ont été le résultat de la marche cannabique la plus longue de
    l’histoire de Berlin.


    La longueur du cortège, 7,5 kilomètres à travers la capitale d’Allemagne, a été un des quelques points
    critiquables. Malgré les deux arrêts en face du bureau central du parti conservateur (CDU) et du
    Bundesrat (Conseil Fédéral) qui ont quelque peu aidé, la Hanfparade a été à l’origine de nombreuses
    douleurs aux pieds.


    Surtout la dernière partie de la manifestation quand il a fallu se dépêcher un peu. Selon les
    organisateurs la faute revient aux participants. "À cause d’une courte pluie les gens ont commencé à
    marcher de plus en plus vite" a expliqué Martin Steldinger. "Quand les gens derrière la banderole de
    départ ont commencé à avoir froid le reste de la manifestation a dû suivre le rythme. Heureusement la
    pluie s’est arrêtée aussi vite qu’elle avait commencé et personne n’a été congelé lors du dernier
    rassemblement.


    Tout comme en 2011 cette dernière marche sera discutée devant les tribunaux allemands, parce que la
    police en a interdit différentes composantes, en particulier les stands d’alimentation et de boisson au
    chanvre. Une décision de justice d’à peine quelques mois a été ignorée par la police, les organisateurs
    doivent donc présenter une nouvelle requête.


    Ce type de problème apparaît toujours dans les années électorales et Martin Steldinger voit dans cette
    décision, un aspect politique sous-jacent ."Toujours quand un membre du parti conservateur est en
    charge du Ministère de l’Intérieur, il nous faut un avocat pour garantir les droits civils à Berlin. Surtout si
    les objectifs ne sont pas dans sa façon de penser. D’autres manifestations comme la Cristopher Street
    Day ou les marches syndicales n’ont jamais eu ce type de problèmes. Après la 17ème Hanfparade
    personne dans l’équipe d’organisation ne croit que c’est arrivé par hasard."


    La prochaine Hanfparade aura lieu à Berlin le 9 août 2014. À l’année prochaine à Berlin !

    Par Steffen Geyer

    INFORMATIONS DU SECRÉTARIAT

    Lors des prochains mois nous participerons au Forum Social du Cannabis à l’Expogrow d’Irun en Espagne.

    Nous avons besoin de membres d’Encod qui voudraient être responsables pour apporter à Encod les
    informations sur l’activisme pour changer les politiques des drogues dans leurs pays. Ces
    "correspondants nationaux" deviendraient automatiquement membres du Cercle Interne d’Encod qui
    serait constitué d’au moins un représentant par pays. Faites-nous savoir avant le 9 septembre 2013 si
    vous voulez entrer dans ce Cercle Interne.



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    Re: Bulletins ENCOD 2013 (en français)

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-104.html

    OCTOBRE 2013

    EN SORTANT DE L’OMBRE


    Quelques mois après qu’Encod ait présenté son Plan pour la Révolution Verte, nous sommes prêts à
    sortir de l’ombre. La tendance internationale pour la réforme des politiques des drogues a commencé
    de façon irréversible. L’Uruguay, Washington et le Colorado ne sont que la partie visible de l’iceberg.
    En Europe, le modèle des Cannabis Social Clubs s’exporte d’un pays à l’autre. Les gens sont
    fatigués d’attendre que les politiciens apportent un changement, c’est pour ça qu’ils prennent eux-
    mêmes les rênes en mains. En raison de ce nouveau progrès au niveau international nous sommes
    sur le point d’unir nos forces et d’avancer vers de nouvelles perspectives.


    Notre lutte est entrée dans une phase cruciale. Dernièrement, plusieurs régions et pays du monde ont
    mis en place des alternatives à la prohibition des drogues. Le changement est dans l’air du temps.
    Mais comment seront les politiques des drogues dans le futur ? Prendront-elles en compte les
    intérêts des citoyens ordinaires ?


    Les prochaines étapes qui doivent nous mener à la légalisation sont, d’une part, la Réunion Annuelle
    de la Commission des Stupéfiants de l’ONU et, d’autre part, les élections au Parlement Européen.


    Les Nations Unies ont annoncé une session spéciale de l’Assemblée Générale de l’ONU en 2016, où
    on discutera des alternatives aux actuelles politiques des drogues. Durant les prochaines années, la
    pression de l’opinion publique sur le débat à l’intérieur de l’ONU devrait croître. Encod prépare
    l’organisation d’une manifestation publique à l’extérieur du bâtiment de l’ONU à Vienne, lors de la
    prochaine réunion de la CND en mars 2014.


    Au mois de mai de la même année se dérouleront les élections pour le Nouveau Parlement
    Européen. Comme l’intérêt de la population sera probablement modeste, c’est une occasion
    intéressante pour le mouvement de réforme des politiques des drogues de mobiliser le vote pour les
    candidats qui soutiennent la réforme. Prochainement Encod identifiera les partis et les candidats qui
    se déclarent en faveur de la fin de la guerre aux drogues. En décembre 2013,nous planifierons une
    rencontre au Parlement Européen pour préparer les étapes suivantes.


    Pour réaliser ces campagnes, Encod doit grandir, avoir plus d’adhérents et de sponsors. Nous avons
    élaboré des concepts de campagne
    que nous présenterons lors des prochaines foires du chanvre qui auront lieu cet automne. La
    prochaine occasion sera la foire "CULTIVA Hempexpo 2013" à Vienne.



    Entre le 18 et le 20 octobre la Foire du Chanvre autrichienne "CULTIVA" ouvrira de nouveau ses
    portes. Plus de 100 exposants présenteront les dernières nouveautés du marché du chanvre. Le
    jardin botanique est la seule pyramide de Vienne avec ses 42 mètres de hauteur et ses 8000 m2 de
    vitrage. Endroit idéal pour la foire, comme pour les années précédentes.


    En plus de la foire il y aura aussi des conférences sur de nombreux thèmes animées par des
    conférenciers internationaux au cours du Congrès du Chanvre de "CULTIVA".


    L’utilisation du cannabis en médecine, et du chanvre comme matière première ou comme aliment ne
    sont que quelques exemples, tout comme les aspects légaux. ENCOD aussi participe au congrès
    avec la présentation du modèle des CSC. David Rosse, d’ENCOD Autriche, parlera du travail de
    lobby pour le changement, sur les Cannabis Social Clubs et sur la loi en Autriche. Vous trouverez le
    calendrier complet du congrès sur http://www.cultiva.at/index.php/en/congress


    En plus de son stand à la foire, ENCOD occupera un bungalow dans lequel nous présenterons nos
    concepts de campagne de pression. Nos membres, les citoyens intéressés, les organisations et les
    entreprises sont les bienvenus.


    Des chefs cuisiniers démontreront que le chanvre n’est pas seulement une nourriture précieuse mais
    aussi délicieuse lors de démonstrations en direct. Lors de la foire de nombreux DJ assureront une
    ambiance accueillante. La nuit venue vous pourrez échanger vos impressions dans l’ambiance
    feutrée d’un grand feu, à CULTIVA 2013 il y en aura pour tous les goûts.


    Cette année, Cultiva propose le thème : "Balkan Connection". Depuis l’adhésion de la Croatie à l’UE
    cette région représente un nouveau marché intéressant pour la libre circulation de marchandises
    produites par l’industrie du chanvre. C’est la raison pour laquelle Cultiva a invité toutes les entreprises
    présentant un caractère particulier à se présenter à la foire. L’esprit des Balkans ne se matérialisera
    pas seulement au travers de l’intervention de DJ connus mais aussi par des concerts en direct :
    Tango Vibes et DelaDap joueront sous local abrité, ainsi les conditions climatiques ne pourront pas
    les gêner.


    La situation politique est aussi particulièrement intéressante en Autriche. Depuis les élections des
    députés du 29 septembre il y a 2 partis totalement nouveaux au parlement autrichien. Ce qui est
    intéressant c’est que ces partis sont ouverts à une autre approche concernant le cannabis.


    L’un d’eux s’appelle le "Team Stronach" et l’autre, plus surprenant, s’appelle "Neos" constitué de gens
    qui se sont séparés des "Libéraux" auquel se sont joints des personnes issues d’autres partis
    politiques. Ces deux partis existent depuis un an, personne ne s’attendait à ce que les "Neos" et le
    "Stream Stronach" auraient des élus cette fois-ci.


    Il semblerait que le gouvernement sera constitué des deux partis les plus importants une fois de plus.
    Les sociaux-démocrates et les conservateurs. Bien qu’ayant eu les pires résultats de leur histoire ils
    ont une majorité suffisante pour former une coalition.


    Nos ne pouvons pas savoir quel sera l’impact des deux nouveaux partis sur le gouvernement mais
    c’est bon signe et nous espérons pouvoir travailler avec deux nouveaux partenaires au parlement.
    Une analyse complète des élections autrichiennes et des conséquences sur la politique des drogues
    sera publiée sur hanfverband.at


    À bientôt à Cultiva à Vienne.


    Par David Rosse



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    Re: Bulletins ENCOD 2013 (en français)

    http://www.encod.org/info/BULLETIN-ENCOD-106.html

    NOVEMBRE 2013
    ACCÉLÉRER L’INÉVITABLE


    Ces trois derniers mois ont été très laborieux pour Encod : de septembre à novembre nous avons été présents aux
    foires du cannabis en Espagne, en Autriche, en République Tchèque et à la High Times Cannabis Cup
    d’Amsterdam, comme participant à la campagne "Aidez-nous à en finir avec la guerre aux drogues".





    La campagne a été un bon moyen pour prendre contact avec les activistes qui luttent pour la réforme des lois sur
    les drogues dans toute l’Europe et au-delà, et diffuser notre message auprès d’un grand nombre d’entreprises et de
    citoyens. En quelques mots : maintenant, alors qu’il semblerait que la guerre aux drogues touche à sa fin, nous
    devons nous assurer que les nouvelles formes de régulation ou de légalisation des drogues s’appuieront en
    premier lieu sur l’intérêt des citoyens. Concernant le cannabis, la liberté de cultiver doit faire partie de toute forme
    de régulation. Le droit de cultiver sa propre plante empêchera que des entreprises ou des gouvernements
    développent un monopole de production. C’est une grande nouvelle que le gouvernement d’Uruguay ait inclus le
    droit de cultiver un nombre limité de plantes de cannabis dans ses nouvelles lois.


    Lors de l’Expo Grow à Irun au mois de septembre dernier, Julio Calzada, Directeur du Bureau National des
    Drogues d’Uruguay, a présenté la nouvelle loi novatrice sur le cannabis. À la question du pourquoi limiter la
    consommation à 40 grammes de cannabis par mois, il a expliqué que les consommateurs pour usage médical
    auront la possibilité d’obtenir une quantité plus importante s’ils en ont besoin. Il a ajouté que la limite de 40
    grammes pour un usage non médical était pour éviter que les uruguayens "ne passent leur temps à se regarder le
    nombril fixement". Quelques semaines plus tard Calzada a annoncé que le cannabis légal serait vendu 1dollar usd
    le gramme. Et comme l’a informé le journal britannique The Guardian, "l’Uruguay sera le premier pays ou non
    seulement le cannabis deviendra légal mais aussi, avec un prix de 1usd le gramme, il sera probablement le pays
    où la marihuana est la moins chère du monde".


    Cannafest à Prague a donné l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la révolution du cannabis aux États-Unis.
    Steve d’Angelo, qui fut l’un des intervenants, est directeur exécutif du plus grand dispensaire de cannabis du
    monde, l’Harborside Health Center en Californie. Dans son discours il a mis l’accent sur le fait que la légalisation
    du cannabis est inévitable, et il a posé une série de questions intéressantes : "Il n’est plus question de savoir si cela
    va se faire ni quand cela va se faire, ce processus est déjà en marche aux États-Unis. La question est de savoir à
    quoi va ressembler l’industrie du cannabis. Comment allons-nous présenter le cannabis ? Comment allons-nous le
    commercialiser ? Comment allons-nous expliquer aux enfants ce qu’est le cannabis ? Que sera un usage
    responsable du cannabis ? A quel type d’organisations devons-nous donner des licences pour la vente et comment
    devront-ils le vendre ? Comment doit-il être cultivé et où ? Quel type de contrôle doit-on mettre en place ? Quel
    conditionnement, quel étiquetage ? Doit-il être analysé et en quoi doit-il l’être ? Devra-t-il être cultivé de façon
    écologique ? Qu’est-ce que tout cela signifie ? Toutes ces questions sont en train d’être résolues. Nous assistons à
    la naissance d’une nouvelle industrie totalement légale aux États-Unis".





    Un autre intervenant des États-Unis, Doug Fine, auteur du livre incontournable "Too High To Fail : Le Cannabis et
    la Nouvelle Révolution Économique Verte", a commencé à la Cannafest une tournée de trois semaines en Europe.
    Lui aussi est convaincu que la prohibition du cannabis appartiendra au passé d’ici cinq ans. "Nous ne pouvons
    plus soutenir cette idiotie d’interventions policières pour éradiquer une plante qui est plus sûre que l’alcool", dit-il au
    public à Prague. Fine porte son message d’une prochaine ère de paix des drogues dans cinq pays, intervenant
    dans neuf manifestations en République Tchèque, en Angleterre, en Irlande, en Belgique et aux Pays-Bas. Parlant
    des reculs en Europe comme, par exemple, la répression sur les growshops en République Tchèque la semaine
    précédant la Cannafest, il dit que ce sont des exemples "des guerriers anti-drogues qui posent des mines dans le
    port avant de se retirer". En d’autres mots, ce sont les dernières mesures désespérées de politiciens et d’autorités
    judiciaires qui savent qu’ils ont perdu la guerre contre les drogues, mais ils essaient d’occasionner le plus possible
    de retard et de créer un maximum de problèmes.


    Pour l’Europe les énormes changements aux États-Unis et en Uruguay sont une bonne nouvelle pour un tas de
    raisons. Premièrement, ils prouvent que la régulation, et même la légalisation est possible malgré les traités
    internationaux sur les drogues. Et deuxièmement, si on compare avec la prohibition, ces changements démontrent
    que la régulation des drogues illégales donne de meilleurs résultats à tous les niveaux. Et pour finir, et ce n’est pas
    le moins important, les États-Unis ne sont plus la "brute" de la politique internationale des drogues. Comme l’a dit
    Doug Fine : "Nous avons commencé la guerre aux drogues, j’en suis désolé, mais au moins nous sommes en train
    d’y mettre fin désormais". Nous avons vu que le débat sur le cannabis devenait de plus en plus vif en Belgique, au
    Royaume Uni et aux Pays-Bas récemment, avec de plus en plus de scientifiques, de professionnels de la santé et
    de politiciens (locaux) qui soutiennent activement la régulation ou la légalisation.





    Lors de la réunion d’Encod au Parlement Européen le 6 décembre, des activistes de toute l’Europe discuteront de
    la campagne pour les élections européennes au mois de mai de l’année prochaine. Nous préparerons aussi
    l’action d’Encod à l’UNODC à Vienne en mars 2014. Si nous voulons accélérer l’inévitable fin de la guerre contre
    les drogues, nous avons besoin d’une organisation saine et grandissante. Ainsi si vous n’êtes pas encore membre
    d’Encod, vous pouvez pensez à y adhérer. Si vous êtes déjà membres vous pouvez convaincre des amis ou des
    collègues de travail. Ensemble on peut mettre un terme à la guerre aux drogues et travailler en faveur de politiques
    des drogues justes et efficaces en Europe.


    Par Derrick Bergman


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