JANVIER
LE BULLETIN D'ENCOD SUR LA POLITIQUE DE DROGUES EN EUROPE
NR. 25. JANVIER DE* 2007
LA DERNIÈRE PRIORITÉ
Durant le dernier mois de l'année 2006 ,ce sont produites quelques occasions intéressantes pour le mouvement pour la réforme de la politique de drogues*en Europe.Se sont créées des possibilités de produire un débat public sur l'échec de la prohibition quant à la réduction des problèmes en rapport avec les drogues,ainsi que pour l'influence du mouvement sur le processus politique au niveau de l'Union Européenne. La fin à la guerre aux drogues n'est pas quelque chose de facile à prévoir, mais il est clair qu'elle peut être accélérée grâce à une combinaison d'activisme et de diplomatie de haut niveau.
Par exemple, le rapport annuel de 2006 de l'OEDT * qui a été publié fin-novembre, note qu'il existe "une tendance à modifier la législation nationale en matière de drogues en Europe en soulignant la distinction entre l'infraction de possession pour consommation personnelle et ceux en rapport avec le trafic et l'approvisionnement". Autrement dit, les autorités européennes coïncident de plus en plus sur l'attention portée vers la production et le trafic, tandis qu'ils recommandent que la consommation de drogues soit "la dernière priorité de poursuite ".
Comme nous le savons, le résultat réel de cette tendance mène à une situation contradictoire, indéfendable à long terme. Les citoyens de l'UE qui consomment des drogues illicites (un total situé entre 10 et 30 millions de personnes) aujourd'hui généralement peuvent se sentir en sécurité quand ils possèdent une quantité* pour utilisation personnelle, mais pas au moment où ils obtiennent cette quantité, que ce soit en cultivant sa substance propre (cannabis) ou en l'achetant sur le marché illégal. Étant donné des accords internationaux sur l'obligation de maintenir interdite la production et l'approvisionnement de drogues, aucune autorité européenne peut exercer un contrôle sur la qualité et le prix, ni ne peut réduire l'accessibilité du marché de drogues pour les mineurs. Pendant ce temps, l'arbitraire légal et la corruption dans cette"zone d'ombre" perdure.
La présentation publique d'une plantation de cannabis par l'association "Trekt Uw Plant" (Élève ta Plante) à Anvers,en Belgique, le 12 décembre 2006, est un exemple d'initiative que peuvent prendre des citoyens pour défier cette situation. En créant une association de cultivateurs de cannabis qui opère dans les marges de tolérance qui existe vers la culture de cannabis pour l'utilisation personnelle en Belgique (en accord avec la législation fédérale belge de 2005, la possession d'une plante femelle de cannabis devrait uniquement être enregistrée par la police, sans qu'il n'y ait aucune sanction légale postérieure), Trekt Uw Plant et d'autres associations semblables en Europe offrent une solution simple pour créer un système transparent de production de drogues qui permette le contrôle par des autorités sanitaires et légales.
Quelques heures après la présentation, la plantation a été confisquée par les autorités belges. Il est probable que dans les premiers mois de de 2007 aura lieu un procès contre l'association avec l'accusation de "production de THC ". Un des partenaires de Trekt Uw Plant est Stijn Bex, un parlementaire belge. Jusqu'à présent, l'attention des moyens de communication a été vaste et positive. Pour cela ce jugement pourrait bien emmener à un débat politique sur la nécessité de créer un cadre juridique en ce qui concerne l'approvisionnement de cannabis pour l'utilisation personnelle. Le résultat non seulement sera intéressant pour la Belgique, mais aussi pour la Hollande, où la possession de 5 plantes par personne est considérée comme une quantité 'tolérée '.
En outre, deux importantes nouveautés apparaissent par rapport au futur "dialogue avec la société civile sur la politique de drogues "que planifie la Commission Européenne à partir de septembre 2007. D'une part, le 4 décembre nous avons reçu la confirmation de la Commission Européenne (Directorat Général pour Justice, Liberté et Sécurité) qui pour le moment,n'a pris aucune décision en ce qui concerne la sélection de contreparties pour ce dialogue. Jusqu'à ce que la Commission publie sa proposition finale (probablement pas avant mars 2007) la suggestion du gouvernement finlandais pour permettre la plus vaste diversité avis et contextes dans ce dialogue (en incluant consommateurs de drogues, des professionnels de santé, activistes politiques, etc. académiques experts.) paraît refléter l'avis commun dans l'UE. ENCOD est actuellement le seul réseau européen accessible à tous les citoyens européens sans devoir être qualifié comme représentant de ces groupes.
D'autre part, le 19 décembre, on a su que Giusto Catania (l'euro-député italien qui a rédigé le rapport du Parlement Européen sur la stratégie de drogues de l'UE en 2004) sera responsable pour l'avis du Parlement Européen sur le dialogue proposé avec la société civile. Dans un message à ENCOD, Catania a écrit que notre réseau joue un rôle fondamental pour le changement de la politique européenne et pour l'ouverture d'un dialogue entre les institutions européennes et de la société civile.
En 2006, le nombre de* partenaires d'ENCOD a augmenté de 127 à 148. Avec les contributions des partenaires, nous avons été capables de financer un secrétariat "à faible budget "ainsi que plusieurs événements et activités. Toutefois, la structure continue avec fragilité et nécessite l'appui continu des partenaires pour garantir l'existence du réseau. Dans les prochaines semaines, nous leur demanderons de contribuer de nouveau pour l'année 2007. Pendant ce temps, ceux que souhaitent acheter et vendre du matériel de la campagne 'Liberté pour Cultiver '(chemisettes, autocollants, affiches et sacoches 'greenline ') peuvent contacter le secrétariat. Nous ne pouvons probablement pas terminer la guerre aux drogues dans 2007. Mais si nous travaillons ensemble,effectivement nous pouvons accélérer le processus de paix.
Heureuse nouvelle année !
JOEP
FOR A BETTER SYSTEM: http://www.cannabis-clubs.eu
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