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Tema: Bulletins Encod en français(seguimiento)

  1. #1
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    Bulletins Encod en français(seguimiento)

    JANVIER

    LE BULLETIN D'ENCOD SUR LA POLITIQUE DE DROGUES EN EUROPE
    NR. 25. JANVIER DE* 2007
    LA DERNIÈRE PRIORITÉ
    Durant le dernier mois de l'année 2006 ,ce sont produites quelques occasions intéressantes pour le mouvement pour la réforme de la politique de drogues*en Europe.Se sont créées des possibilités de produire un débat public sur l'échec de la prohibition quant à la réduction des problèmes en rapport avec les drogues,ainsi que pour l'influence du mouvement sur le processus politique au niveau de l'Union Européenne. La fin à la guerre aux drogues n'est pas quelque chose de facile à prévoir, mais il est clair qu'elle peut être accélérée grâce à une combinaison d'activisme et de diplomatie de haut niveau.
    Par exemple, le rapport annuel de 2006 de l'OEDT * qui a été publié fin-novembre, note qu'il existe "une tendance à modifier la législation nationale en matière de drogues en Europe en soulignant la distinction entre l'infraction de possession pour consommation personnelle et ceux en rapport avec le trafic et l'approvisionnement". Autrement dit, les autorités européennes coïncident de plus en plus sur l'attention portée vers la production et le trafic, tandis qu'ils recommandent que la consommation de drogues soit "la dernière priorité de poursuite ".
    Comme nous le savons, le résultat réel de cette tendance mène à une situation contradictoire, indéfendable à long terme. Les citoyens de l'UE qui consomment des drogues illicites (un total situé entre 10 et 30 millions de personnes) aujourd'hui généralement peuvent se sentir en sécurité quand ils possèdent une quantité* pour utilisation personnelle, mais pas au moment où ils obtiennent cette quantité, que ce soit en cultivant sa substance propre (cannabis) ou en l'achetant sur le marché illégal. Étant donné des accords internationaux sur l'obligation de maintenir interdite la production et l'approvisionnement de drogues, aucune autorité européenne peut exercer un contrôle sur la qualité et le prix, ni ne peut réduire l'accessibilité du marché de drogues pour les mineurs. Pendant ce temps, l'arbitraire légal et la corruption dans cette"zone d'ombre" perdure.
    La présentation publique d'une plantation de cannabis par l'association "Trekt Uw Plant" (Élève ta Plante) à Anvers,en Belgique, le 12 décembre 2006, est un exemple d'initiative que peuvent prendre des citoyens pour défier cette situation. En créant une association de cultivateurs de cannabis qui opère dans les marges de tolérance qui existe vers la culture de cannabis pour l'utilisation personnelle en Belgique (en accord avec la législation fédérale belge de 2005, la possession d'une plante femelle de cannabis devrait uniquement être enregistrée par la police, sans qu'il n'y ait aucune sanction légale postérieure), Trekt Uw Plant et d'autres associations semblables en Europe offrent une solution simple pour créer un système transparent de production de drogues qui permette le contrôle par des autorités sanitaires et légales.
    Quelques heures après la présentation, la plantation a été confisquée par les autorités belges. Il est probable que dans les premiers mois de de 2007 aura lieu un procès contre l'association avec l'accusation de "production de THC ". Un des partenaires de Trekt Uw Plant est Stijn Bex, un parlementaire belge. Jusqu'à présent, l'attention des moyens de communication a été vaste et positive. Pour cela ce jugement pourrait bien emmener à un débat politique sur la nécessité de créer un cadre juridique en ce qui concerne l'approvisionnement de cannabis pour l'utilisation personnelle. Le résultat non seulement sera intéressant pour la Belgique, mais aussi pour la Hollande, où la possession de 5 plantes par personne est considérée comme une quantité 'tolérée '.
    En outre, deux importantes nouveautés apparaissent par rapport au futur "dialogue avec la société civile sur la politique de drogues "que planifie la Commission Européenne à partir de septembre 2007. D'une part, le 4 décembre nous avons reçu la confirmation de la Commission Européenne (Directorat Général pour Justice, Liberté et Sécurité) qui pour le moment,n'a pris aucune décision en ce qui concerne la sélection de contreparties pour ce dialogue. Jusqu'à ce que la Commission publie sa proposition finale (probablement pas avant mars 2007) la suggestion du gouvernement finlandais pour permettre la plus vaste diversité avis et contextes dans ce dialogue (en incluant consommateurs de drogues, des professionnels de santé, activistes politiques, etc. académiques experts.) paraît refléter l'avis commun dans l'UE. ENCOD est actuellement le seul réseau européen accessible à tous les citoyens européens sans devoir être qualifié comme représentant de ces groupes.
    D'autre part, le 19 décembre, on a su que Giusto Catania (l'euro-député italien qui a rédigé le rapport du Parlement Européen sur la stratégie de drogues de l'UE en 2004) sera responsable pour l'avis du Parlement Européen sur le dialogue proposé avec la société civile. Dans un message à ENCOD, Catania a écrit que notre réseau joue un rôle fondamental pour le changement de la politique européenne et pour l'ouverture d'un dialogue entre les institutions européennes et de la société civile.
    En 2006, le nombre de* partenaires d'ENCOD a augmenté de 127 à 148. Avec les contributions des partenaires, nous avons été capables de financer un secrétariat "à faible budget "ainsi que plusieurs événements et activités. Toutefois, la structure continue avec fragilité et nécessite l'appui continu des partenaires pour garantir l'existence du réseau. Dans les prochaines semaines, nous leur demanderons de contribuer de nouveau pour l'année 2007. Pendant ce temps, ceux que souhaitent acheter et vendre du matériel de la campagne 'Liberté pour Cultiver '(chemisettes, autocollants, affiches et sacoches 'greenline ') peuvent contacter le secrétariat. Nous ne pouvons probablement pas terminer la guerre aux drogues dans 2007. Mais si nous travaillons ensemble,effectivement nous pouvons accélérer le processus de paix.
    Heureuse nouvelle année !

    JOEP

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  2. #2
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    Re: Bulletins Encod en français(seguimiento)

    FEVRIER:

    LE BULLETIN D'ENCOD SUR LA POLITIQUE DE DROGUES EN EUROPE NR. 26. FÉVRIER DE* 2007

    UNE CLÉ COMMUNE
    Ceux qui combattent pour une politique sur les drogues différente partout dans le monde sont insérés dans une démarche commune dans ce qu'ils défendent devant l'actuel régime. Défier la loi met chacun dans une situation fragile, qui peut facilement être affaiblie par la stigmatisation et la criminalisation. Mais si la cause est juste, les autorités aussi sont dans une situation fragile.Il y a un sens commun dans le point de vue de presque de tout le monde, et tôt ou tard, ce sens commun fera comprendre que l'interdiction des drogues est la pire façon de réduire les problèmes.Bien qu'il paraisse parfois difficile de trouver une issue, notre bataille est loin d'être perdue.
    Les autorités belges préparent actuellement le procès contre l'association située à Anvers "Élève Ta Plante", dont la première plantation collective basée sur le principe d'un partenariat , a été confisquée en décembre. Les dates du premier jugement auraient dû être annoncées au début de janvier, mais c'est toujours pas arrivé. Il se peut que les procureurs aient des difficultés pour formuler l'accusation contre les activistes antiprohibitionnistes , qui disent avoir agi dans le cadre de la loi qui qualifie la possession d'une plante par personne comme "tolérable".*
    Le 15 janvier, le Ministre belge de la Justice Laurette Onckelinckx dans sa réponse au parlementaire Stijn Bex, membre de "Élève Ta Plante" et de "SPIRIT" (un parti libéral de gauche qui est en coalition avec le parti social-démocrate), a déclaré que la loi devrait être interprétée comme "une plante par logement". Toutefois, il n'existe pas de juridiction sur cette interprétation, et il paraît peu probable que les juges la suivront. À suivre...
    Le cas belge est symbolique de tous les efforts de tant d'activistes et des autorités partout dans le monde pour obtenir une interprétation de la législation de drogues qui s'adapte à la réalité. Depuis 1961, les bureaucraties (inter)nacionales ont installé un cadenas de sécurité sur toute tendance vers la flexibilité. Changer un mot dans les Conventions de l'ONU, qui améliorerait substantiellement les conditions de vie de de millions de personnes, a été rendu impossible par un labyrinthe de règles et de conditions facilement utilisable pour enterrer l'initiative.
    Afin d'obtenir de la dépénalisation de la feuille de coca, le gouvernement bolivien devrait accomplir une série de conditions reçue au début janvier de la part du Bureau de l'ONU pour les Drogues et le Crime (UNODC). Cette liste est significative, puisqu'elle est aussi applicable à d'autres substances interdites. Pour demander de retirer la coca de la liste de substances interdites, la Bolivie doit obtenir la collaboration du Secrétaire Général de l'ONU, le Comité d'Experts sur l'addiction aux drogues de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Commission de Stupéfiants de l'ONU (CND) et de tous les états qui ont signé la Convention de 1961.
    L'OMS analysera les documents et présentera une conclusion basée sur la question de la dépendance ou effets négatifs de la feuille de coca.La Commission de Stupéfiants révisera cette documentation et décidera de l'approuver ou de la refuser. La décision finale est à charge du Conseil Économique et Social. Après avoir été publié, toutes les parties ont le droit de faire appel à cette décision, dans une période de 90 jours.
    On suppose que ce processus prendra plusieurs années.Évidemment la proposition trouvera, dans toutes ces commissions et organisations, la dure opposition du gouvernement des Etats-Unis. En 1995, l'ambassadeur américain à l'OMS a déjà menacé de retirer le financement des USA à l'organisation si celle-ci approuvait un rapport d'experts scientifiques qui maintiendrait que la feuille de coca a des applications thérapeutiques et que sa dépénalisation devrait être considérée. On a jamais plus entendu parler de ce rapport.
    Pendant ce temps, les autorités qui défendent l'interdiction des drogues ont une solution formée par la réalité quotidienne. Pendant les derniers mois, des activistes qui luttent pour une réforme de la politique de drogues au Royaume-Uni (entre autres, la "Legalise Cannabis Alliance") ont signalé la présence croissante sur le marché britannique de cannabis coupé avec de petits morceaux de verre.La conséquence directe de l'interdiction du cannabis est de rendre impossible toute forme de contrôle par les autorités sanitaires,ce qui constitue un haut risque pour la santé des consommateurs de cannabis.
    Encore récemment les autorités britanniques ignoraient cette information.C'est seulement le 16 janvier que l'agence sur les drogues "Drugscope", financée par le gouvernement, a lancé un communiqué dans lequel elle informait que "nous voulons conscientiser les gens du point de vue de la santé publique. Si tu fumes cette chose et tu le portes à tes poumons, tu as un problème ". Récemment, ce fut encore les activistes antiprohibitionnistes britanniques qui devaient donner l'information la plus importante : les feuilles de cannabis frelatées peuvent être identifiées en les frottant entre des doigts mouillés. Ce qui reste collé aura une consistance dure sous la dent.
    Aux Pays-Bas, en Belgique et l'Allemagne, où ce cannabis a été aussi repéré , le silence des autorités perdure.Heureusement que ce problème n'a pas produit trop de victimes, mais quand ça arrivera,ça pourrait bien ouvrir les yeux de beaucoup de gens qui ne croient pas aujourd'hui dans une régulation légale.
    La majorité du Conseil municipal de la ville néerlandaise de Tilburg, près de la frontière avec la Belgique, croit déjà dans le règlement légal. Le 24 janvier, le Conseil a décidé avec une large majorité (25 des 39 sièges) de commencer une expérience de culture légale du cannabis. La proposition de Tilburg devra être considérée par le nouveau gouvernement néerlandais, qui est actuellement formé par les social-démocrates (PVDA) et les deux partis chrétiens (CDA et CU).
    Pendant ce temps, ENCOD prépare son propre moyen de communication pour poursuivre le débat sur la politique de drogues en Europe. C'est une nouvelle initiative qui est apparue de la nécessité d'ancrer notre travail dans des projets concrets. Tant pour maintenir informé les gens sur ce qui est fait par encod , qu'obtenir le soutien de protecteurs qui nous aideraient à publier notre message, ce projet peut s'avérer très utile. Bientôt il y aura davantage de nouvelles concrètes. Joep Oomen -

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    Re: Bulletins Encod en français(seguimiento)

    MARS:

    Chers membres et souscripteurs d'ENCOD
    Par ce courrier je vous envoie le bulletin d'ENCOD de mars, dans ce message et dans le texte suivant.
    Le mois prochain, ENCOD sera présent dans la réunion annuelle de la Commission de Stupéfiants de l'ONU à Vienne (du 12 au 16 mars) et dans la foire Spannabis, du 23 au 25 mars à Barcelone (http://www.spannabis.com/).
    Les partenaires d'ENCOD peuvent demander du matériel pour la campagne Liberté pour Cultiver, pour davantage d'information voir www.encod.org/agens.htm Nous avons besoin aussi de davantage de partenaires. Si vous connaissez quelqu'un susceptible d' être intéressé je vous remercie de bien vouloir lui envoyer ce bulletin. Amitiés, Joep Oomen
    BULLETIN D'ENCOD SUR LA POLITIQUE DE DROGUES EN EUROPE NR. 27. MARS* 2007
    UNE ANNÉE DE PLUS
    En mars de l'année prochaine , la Commission de Stupéfiants des Nations Unies (CND) doit présenter les résultats d'une stratégie qui veut éliminer ou réduire significativement l'offre et la demande de drogues illicites décidée pendant la Session Spéciale de l'Assemblée Générale de l'ONU (UNGASS) de 1998.
    Nous avons suivi la situation dans la décennie passée et la seule chose que les gouvernements aient réussi à obtenir c'est une baisse significative de l'intérêt public porté à l'échec énorme des politiques officielles sur les drogues.
    Il n'a pas été difficile pour les autorités de se moquer de beaucoup de gens (entre autres les moyens de communication officiels) pendant longtemps. Mais il est impossible de se moquer de tout le monde tout le temps.
    En accord avec les Conventions de l'ONU de 1961 et 1988, le monde devrait déjà avoir été libéré des drogues respectivement en 1986 et 2000.Comme c'était le cas alors, les efforts pour combattre les drogues au niveau international n'auront été capables de produire aucun progrès significatif.
    En 2008, l'explication officielle va être que "on n'a pas fait assez pour obtenir ce progrès ".
    Les délégués gouvernementaux et les bureaucrates de l'ONU applaudiront le consensus international derrière la prohibition des drogues, ils poseront la nouvelle échéance pour 2020 et prendront un pot. ENCOD a toujours maintenu que Vienne 2008 pourrait être l'occasion parfaite pour que les citoyens opposés à la guerre aux drogues réunissent leurs forces dans un effort pour changer le cours de l'histoire. Mais quelle probabilité a cette collaboration et de quoi avons nous besoin, un an avant ?
    Quelques organisations seront intégrées dans l'initiative de Vienne ONG Committee, un groupe qui a des relations étroites avec le Bureau sur les Drogues et le Crime de l'ONU (ONUDC), pour organiser une série de consultations régionales afin de préparer de "2008". Les consultations seront financées par la Commission Européenne et le gouvernement du Royaume-Uni. Les organisations doivent souscrire le Plan d'Action de l'UNGASS de 1998, et doivent seulement "être orientés vers l'abstinence" ou "non être orientés vers l'abstinence" ou représenter les "jeunes", ou simplement être invité en temps que personne.. Autrement dit, l'ONUDC maintiendra un contrôle ferme afin de ne rien laisser passer de ces réunions qui pourrait défier le consensus.
    D'autres organisations, comme l'International Drug Policy Consortium, un réseau global de 25 ONGs et des centres de recherche, concentrent leur analyse sur les gouvernements individuels à la fin de promouvoir une révision académique indépendante et rigoureuse du système de contrôle de drogues de l'ONU. Si avait lieu une telle révision, il est bien possible que ses conclusions pourraient servir à interroger la logique sur laquelle se basent les politiques actuelles sur les drogues. Toutefois, les gouvernements nationaux en Europe ne paraissent pas disposés à montrer la volonté politique pour tirer cette conclusion.Les diplomates ne sont pas réellement intéressés à remettre en cause les conventions internationales,qu''importe le sujet. Quelques personnes concluent qu'il vaudrait mieux ne prêter aucune attention à l'échéance de 2008. L'ignorer serait plus sain que de faire des efforts inutiles pour agir sur le processus.Qu'il vaudrait mieux concentrer nos énergies dans des actions locales* comme les efforts pour changer la classification des substances dans la législation locale ou à faire croître l'acceptation par la population de l'idée de régulation des drogues. Les propositions concrètes pour améliorer la situation (comme le concept des Cannabis Social Clubs) peuvent rapidement être niées par les autorités avec l'argument que les obligations nationales et internationales ne les permettent pas. Mais ils peuvent être acceptées par l'opinion publique, et ainsi l'appui pour la réforme de la politique de drogues augmentera, comme un élément décisif dans le processus de transformation culturelle envers une société plus ouverte et tolérante.
    Durant les 14 années de son existence, ENCOD a toujours essayé de promouvoir tant les actions locales, par l'échange et la communication entre les partenaires,que les activités de lobby international, par notre présence aux niveaux plus hauts que l'élaboration des politiques de drogues. Dans notre message, nous défendons le droit de cultiver toutes les plantes naturelles pour l'utilisation personnelle a des fins non- commerciales, comme le début d'une politique de drogues de tolérance zéro point un, celle qui pourrait s'étendre par des gouvernements locaux et/ou nationaux au cas où ils décideraient de le faire. Nous insistons aussi sur le fait que les politiques sur les drogues doivent promouvoir la santé et la sécurité pour toute personne et son environnement, c'est à dire le contraire de ce qu'on obtient avec la prohibition.
    Ce message n'est pas nouveau. En réalité c'est une question de bon-sens.Le groupe de bureaucrates qui est encore disposé à représenter le "consensus" derrière les actuelles politiques de drogues, est chaque fois plus petit. Et la frustration des autorités locales qui doivent subir les conséquences est chaque fois plus grande. Ils doivent être invités au débat,tout comme plusieurs membres de parlements nationaux et du Parlement Européen qui pensent de manière semblable. Vienne 2008 est une occasion de poser le début d'une nouvelle politique de drogues par le biais de l'organisation dans toute l'Europe d'événements culturels locaux dans la bonne humeur, des événements informatifs avec la participation de politiques et d'experts, et à Vienne avec une foire des produits légaux et bénéfiques à base de plantes interdites ainsi qu'une grande manifestation devant le siège de l'ONU. Il n'y a pas de limites à ce que nous pourrions collectivement imaginer.
    Les prochains mois seront cruciaux pour définir si et comment ENCOD peut jouer un rôle dans la préparation de la campagne pour Vienne 2008. Le secrétariat d'ENCOD concentre ses efforts pour assurer le financement du budget pour 2007* pour que l'organisation pour Vienne 2008 puisse commencer en juin. Nous comptons sur tous les actuels partenaires pour remplir leurs obligations et invitons tous les citoyens, organisations, magasins ou compagnies européennes qui souhaitent nous soutenir en devenant adhérent. Avant le premier juillet on organisera une Assemblée Générale des membres où on prendra une décision finale par rapport au futur d'ENCOD et la campagne de Vienne.On aura besoin de propositions pratiques et réalistes. Faisons tout pour que l'on ne* nous trompent pas une fois de plus.
    Par: Joep Oomen - www.encod.org





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  4. #4
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    Re: Bulletins Encod en français(seguimiento)

    AVRIL:

    BULLETIN D'ENCOD SUR LA POLITIQUE DE DROGUES EN EUROPE
    NR. 28. AVRIL 2007
    UNE QUESTION DE PRINCIPES
    Les réformateurs de la politique de drogues essayent de changer des lois qui sont basées sur des principes idéologiques, et non sur la réalité.C'est pour cela que notre lutte est si difficile. Nous défendons une position dans laquelle nous sommes considérés peut-être comme idéalistes, au pire comme criminels, mais nous devons résister à ces arguments moraux à partir de faits, répondre aux préjugés par la transparence,à l' ignorance par l'information. Afin d'ouvrir une voie dans la paroi de l'interdiction internationale de drogues qui pourrait provoquer la destruction complète de la structure nous devons faire preuve de patience, de créativité et surtout, de positivisme.
    Lors de la 50ième session de la Commission des Stupéfiants des Nations Unies qui a eu lieu le 16 mars à Vienne, il a été pris une décision pour inclure les commentaires d'ONGs à la Session Spéciale de l'Assemblée Générale sur les Drogues qui aura lieu en 2009, et pour laquelle on effectuera une évaluation "objective, scientifique et équilibrée" de la situation globale de drogues.
    Évidemment les organisations et les personnes qui auront l'autorisation officielle de donner ces commentaires seront soigneusement choisies par le Bureau de l'ONU sur les Drogues et le Crime (ONUDC).
    Un des interlocuteurs préférés de l'ONUDC en Europe est la plate-forme Villes Européennes Contre les Drogues (ECAD), créée par des agents de police suédois et composée par des autorités locales qui sont tous partisans d'une politique de tolérance zéro. L'inclusion d'ONGs est actuellement acceptée comme un principe de bon gouvernement. Mais tandis que cette participation partage les mêmes points de départ erronés des dirigeants, nous devrons chercher d'autres façons de faire parvenir notre message.Le mois prochain , la Commission Européenne présentera son cadre pour un dialogue avec la société civile sur la politique des drogues dans l'UE. Avant que commence le dialogue (dans la seconde moitié de 2007) il y aura une discussion sur ce thème au Parlement Européen, où Giusto Catania sera le responsable du rapport.
    ENCOD travaille actuellement sur le projet d'une proposition pour la structure de ce dialogue, qui devrait être le plus partie-prenante et le plus accessible possible.
    Dans toute l'Europe, des citoyens qui souhaitent un système transparent et régulé afin de fournir du cannabis à des consommateurs sont traités comme des criminels. Le 6 mars, quatre membres de l'association française Barracanna sont passés au tribunal pour avoir vendu des semences de cannabis, avoir présenté le cannabis sous un jour favorable et pour avoir consommé. Barracanna avait distribué des semences et d'autres matériels pour cultiver du cannabis essentiellement à des personnes qui cultivent pour leur consommation propre.
    Le procureur a demandé 15 mois de prison pour le président l'association et 12 mois pour les 3 autres membres. La sentence sera prononcée le 3 mai.
    Le 9 mars la "Grand-mère de Cannabis" Pat Tabram (68 ans) a été condamnée à 250 heures de travail d'intérêt collectif et de 1.500 EUROS d'amende pour cultiver et fournir du cannabis à usage médical à des consommateurs du Royaume-Uni. Le juge a informé le jury qu'il ne pouvait pas considérer l'utilisation médicinale du cannabis, donc qu'ils devaient uniquement se prononcer sur la "culpabilité"en se basant sur les faits.
    Le 28 mars, le procureur d'Anvers, Olivier Lins, a exigé la dissolution de l'association "Trekt Uw Plant", établie par des activistes cannabiques belges pour faciliter la création d'une plantation collective et pour pouvoir cultiver dans une atmosphère sûre et saine. "Trekt Uw Plant" opère sur la base de 1 plante par membre adulte, ce qui est permis par une directive ministérielle de janvier 2005.
    Toutefois, Lins veut que Trekt Uw Plant soit condamnée comme une association criminelle, établie dans le but de violer la loi. La sentence sera rendue le 25 avril.
    Comment expliquer la réaction des autorités légales dans ces trois cas ?
    Qui profite des peines données aux personnes qui essayent de créer une alternative saine et sûre au marché illégal de drogues ?
    Qui profite de la constante absence de règlement et de contrôle, dont les poches se remplissent des 400 milliards d' EUROS produits par l'économie illégale des drogues chaque année ?
    La criminalisation d'activistes qui manquent évidemment d'intention criminelle correspond à un agenda occulte ?
    Davantage de confusion est produite par les moyens de communication traditionnels, qui résultent n'avoir aucun problème en vendant des informations douteuses et manipulées quand il s'agira des drogues, pourvu que le message "vrai" passe.
    Le 18 mars, le journal britannique "Independent on Sunday" a publié un éditorial dans lequel il a donné des "excuses" pour sa position critique en ce qui concerne l'interdiction de cannabis prise il y a dix ans.
    En accord avec l'IOS, "les tests" avaient conclu que la puissance du cannabis avait dramatiquement augmenté et cela justifiait son statut illégal L'IOS se trompe gravement.
    Les risques pour la santé sont causés et s'aggravent précisément par le fait que les drogues sont illégales. Toute consommation de drogues entraîne des risques et c'est justement pour cela une régulation et un contrôle. Il y a finalement des avis contradictoires sur le danger du cannabis. La revue médicale britannique The Lancet a publié le 23 mars une étude qui conclut que l'alcool et le tabac sont plus nuisibles.
    Fait-on valoir que ces produits devraient être interdits ?
    L'interdiction n'a jamais fonctionné, elle a toujours contribué à l'accroissement de la puissance de la substance interdite et de la violence associée à sa commercialisation.
    Sous la 'Loi sèche 'aux Etats-Unis durant les années 20, l'alcool est arrivé à être une substance terriblement nuisible . Quand apprendrons-nous vraiment de cette erreur ?
    ENCOD continuera à s'opposer au discours moral avec raison, analyse ,en proposant des alternatives positives. Nous suivrons le débat autour du dialogue avec la société civile dans l'Union Européenne.
    Plusieurs membres d'ENCOD seront présents dans l'organisation de la Marche Mondiale de la Marijuana qui aura lieu cette année dans approx. 200 villes de du monde entier, les 5 ou 6 mai.
    L'Assemblée Générale de membres d'ENCOD aura lieu à Anvers les 22,.23 et 24 juin. Tous les membres recevront une invitation en avril.
    Salutations.
    Joep Oomen
    Última edición por jean-michel; 01/05/2007 a las 12:20 PM
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    Re: Bulletins Encod en français(seguimiento)

    MAI:

    Chers amis,

    ci-joint le bulletin de Mai, en ce message et en celui qui suit .
    Vous trouverez les versions antérieures sur www.encod.org/newsletter.htm

    Nous avons encore des problèmes pour trouver une solution, mais nous espérons pouvoir mettre en ligne dans les prochains jours le nouveau site* www.encod.org qui aura plus de possibilités pour les membres de traduire et de publier des informations , annoncer des événements ...

    L'Assemblée Générale de 2007 d'ENCOD aura lieu les 22, 23 y 24 juin à Anvers.
    Si vous avez besoin d'aide pour trouver une chambre d'hotel , vous pouvez réserver avant le 23 Mai en envoyant un mail à info@encod.org , avec les renseignements suivants:

    Organisation:
    Pays:
    Nom(s):

    participera à l' AG du 22 juin OUI / NON
    23 juin OUI / NON
    24 juin OUI / NON
    S'il vous plaît , me reserver une chambre d'hotel économique : OUI / NON

    Si vous voulez être à l'AG mais ne pouvez payer les frais de voyage , nous contacter et demandez-nous les possibilités d'un remboursement. Cette année nous ne pourrons pas compenser les frais de beaucoup de gens mais nous ferons au mieux. Au moins les frais d'accueil (en hotel économique) d'approx. 25 personnes pourrons être payés par ENCOD. Pour profiter de cet arrangement ,s'il vous plaît , répondez avant le 16 mai. Après cette date nous ne pourrons garantir un remboursement.

    Par ailleurs ENCOD participera aux événements suivants ce mois-ci:

    5 MAI: GLOBAL MARIJUANA MARCH dans plus de 200 villes dans le monde,
    Pour voir la ville la plus proche : www.globalmarijuanamarch.com

    14 a 17 MAI:CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA RÉDUCTION DES RISQUES, Varsovie, Pologne,
    Pour en savoir plus : http://www.harmreduction2007.org/

    2 JUIN: DRUGS INFO TOUR, Amsterdam, Hollande, pour en savoir plus :* www.legalize.net

    1 a 3 JUIN: CANNABIS TIPO FORTE FERIA DE CAÑAMO, Bologne, Italie, http://www.cannabistipoforte.com/


    BULLETIN D'ENCOD N° 29 MAI 2007
    UN COUP D'ÉPÉE DANS L'EAU
    Le NON à la Constitution Européenne par une majorité d'électeurs français et néerlandais
    en juin 2005 a infligé une leçon aux dirigeants politiques de l'Union Européenne.
    Jusqu'alors ils pensaient qu'unir des pays était une question de réunions et de buffets.
    Pour faire avancer le projet européen, les citoyens de l'UE doivent être convaincus du fait que la coopération est nécessaire pour faire face aux défis de demain.
    Si les autorités ne sont pas capables de fournir aux citoyens une tribune dans le processus de décisions politiques, "Bruxelles" continuera à être synonyme d'un géant extrêmement cher, inefficace et inutile.

    Le dialogue avec les citoyens sur la politique de drogues dans l'UE arrive à être un exemple triste de la manière selon laquelle l'Europe officielle se dissimule dans des tours d'ivoire,construites sur des rideaux de fumée grise, et basées sur des procédures compliquées et sur des modifications constantes, impossible
    d'être saisi par les experts, ni parlé aux citoyens communs et courants, qui payent les impôts.

    Il ne nous reste plus beaucoup de solutions politiques. Depuis 1986, les autorités européennes ont tenu des promesses claires pour créer un dialogue sérieux et ouvert avec des citoyens impliqués dans la politique de drogues en Europe.
    Voici quelques exemples récents :

    - "On doit développer une stratégie pour fortifier la coopération avec les citoyens dans le secteur des drogues" (Évaluation temporaire du Plan d'Action sur les Drogues de l'UE pour 2000-2004, octobre 2002).

    - "Une analyse équilibrée du problème des drogues demande une consultation adéquate à un vaste groupe de représentants d'ONGs significatifs et de la société civile." (Stratégie de Drogues de l'UE pour 2005-2012, décembre 2004).

    - "En 2007 on établira une ligne budgétaire pour le financement des efforts pour insérer les demandes des citoyens et ses organisations dans la politique européenne" (Conclusion du représentant de la Commission Européenne Francisco Fonseca, Conférence sur "Société Civile et les Drogues", janvier 2006).

    La ligne budgétaire, selon l'information donnée lors d'une visite à l'Unité de Coordination Anti-Drogue de la Commission Européenne le 6 novembre 2006, serait mise en place en septembre 2007.L'approbation définitive serait donnée par les ministres de la Justice et de l' Intérieur des États Membres de l'UE en avril de 2007.Cela n'a pas été fait.Et ça ne se fera pas de ci-tôt, étant donné "des désaccords sur certains passages de la proposition ", comme nous l'avons appris lors de la Commission Européenne du 19 avril.

    Le motif de ces désaccords restera sûrement secret,ce qui provoque un nouveau retard dans un processus qui dure déjà depuis 20 ans. Après toutes les promesses non-tenues et tous ces mensonges,ce nouveau pas pour intégrer des citoyens dans la politique qui concerne un sujet social extrêmement important n'est finalement "qu'un coup d'épée dans l'eau" . Encore une fois.

    Il ne s'agit pas d'argent. Bien qu'un certain appui à nos organisations soit bienvenu, il ne serait pas nécessaire si les organisations non- gouvernementales dépendaient de fonds gouvernementaux pour survivre. Notre véritable intérêt est dans le fait qu' une société ouverte et démocratique comme celle que
    prétend être l'Europe, les citoyens concernés doivent être reconnus comme partenaires de plein droit dans le processus officiel qui aboutit aux décisions.

    Il s'agit ici d'établir un dialogue sérieux entre des fonctionnaires et des responsables politiques d'une part et des représentants d'organisations qui défendent les intérêts de consommateurs de drogues, leurs parents, des scientifiques, des travailleurs sociaux ,de la santé ,ainsi que le secteur commercial légal et autres acteurs d'autre part. Basé sur des références à des faits concrets, en suivant une liste de thèmes concrets, des accords et des dates limites qui devront être respectés par tous les participants. Avec le seul objectif d'arriver à une amélioration de l'efficacité de la politique de drogues mise en oeuvre en Europe.

    Plus les États Membres de l'UE retardent ce dialogue, plus fort sera l'appel pour une alternative. C'est la tâche d'ENCOD, en coopération avec d'autres groupes européens et surtout Le Parlement Européen, qui jusqu'à présent a toujours soutenu la possibilité d'un dialogue authentique sur la politique de drogues, de développer cette alternative.

    Parfois les actions directes sont plus efficaces que les méthodes conventionnelles. Les Clubs Sociaux du Cannabis comme ceux de Pannagh* en Espagne et Trekt Uw Plant en Belgique sont des petits pas mais ils sont significatifs de la direction de la normalisation de la consommation de cannabis et d'autres drogues en Europe. Le 25 avril, Pannagh à Bilbao a retrouvé les plantes de cannabis qui avaient été confisquées en octobre 2005 lors d' une intervention policière contre la plantation collective.*
    Un juge local a statué que Pannagh devait être considérée comme une association légale et que les plantes devaient être restituées.
    Le même jour, Trekt Uw Plant a gagné un triomphe moral à Anvers après être acquittée de l'accusation "d'association criminelle". Les 6 plantes de cannabis avec lesquelles ont été trovés les membres de Trekt Uw Plant quand ils ont été arrêtés en décembre 2006 sont encore illégales selon le juge, mais l'association va faire appel de ce verdict.
    Lors de l'Assemblée Générale d'ENCOD les 22,.23 et 24 juin à Anvers, certaines stratégies d'action d'envergure seront examinées. Tous les membres sont les bienvenus.

    Par: Joep Oomen -* www.encod.org
    European Coalition for Just and Effective Drug Policies
    Lange Lozanastraat 14
    2018 Antwerpen
    Belgique
    Tel. +32 (0)3 293 0886 / + 32 (0)495 122 644
    E-mail: info@encod.org
    www.encod.org
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  6. #6
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    Re: Bulletins Encod en français(seguimiento)

    JUIN:

    BULLETIN D'ENCOD SUR LA POLITIQUE DES DROGUES EN EUROPE:

    NR. 30. JUIN 2007

    UN VRAI CASSE-TÊTE
    La politique est essentiellement un jeu de casse-tête joué par des personnes
    qui prétendent avoir des solutions aux problèmes posés par la société.
    Si un jury de façon honnête devait aider les gens, qui n'ont pas le temps
    d'étudier les détails de ces problèmes ,à choisir consciemment le moment où il doit exprimer son soutien a une des solutions proposées.

    Le casse-tête concernant le futur de la politique des drogues ne peut être
    résolu que par ceux qui veulent en finir avec la prohibition.Ce n'est qu'une
    question de temps avant que l'information sur cet énorme échec des actuelles politiques des drogues ne soit divulguée à l'opinion publique.

    Avec le temps ,la connaissance croissante du public des analyses alternatives,basées sur l'acceptation de la consommation de drogues par des adultes,pourra ouvrir une porte sur de nouvelles possibilités.
    Ces possibilités permettront d'aborder les choses de façon plus juste , pas seulement pour les consommateurs de drogues et leur entourage , mais aussi pour un éventail d'autres champs tels que le développement durable , la cohésion sociale , une économie propre , la lutte contre la corruption , le déficit démocratique , etc...
    L'Histoire démontre que ce savoir populaire peut apparaître de façon spontanée,au travers d'un nouveau courant de pensée provoqué par un enchaînement d'événements,pas par un seul.

    Notre mission est de franchir l'abîme qui existe entre le monde des citoyens et celui des politiciens.Dans le premier on subit les problèmes concrets sans pouvoir prendre de décisions pour les résoudre.Dans le second les problèmes sont perçus de loin et sont sous l'influence de groupes qui représentent certains intérêts.L'absence totale de débats sérieux sur les drogues dans l'arène politique,malgré le fait que le problème affecte virtuellement tout le monde,démontre que
    les intérêts cachés pour maintenir le statu quo sont assez sur-représenté dans cette arène.

    Il faut provoquer un courant de pensées qui peut faire la différence, allant
    et venant entre ces deux rives.Dans le premier sont les gens , la réalité
    quotidienne et le sens commun.C'est l'endroit où s'inventent des solutions
    pratiques pour créer de petites marges de tolérance à l'intérieur du cadre légal,comme par exemple les Clubs Sociaux du Cannabis.

    Sur l'autre rive , on rencontre l'appareil politique et bureaucratique ,
    les parlements nationaux , les réunions des Nations Unies et l'Union Européenne,où opèrent des forces occultes pour le maintien de l'illégalité des drogues.
    Ils s'assurent ainsi que le coût publique de l'approche répressive des drogues peut continuer sans difficultés , malgré la quantité croissante de preuves que cela ne fonctionne pas.Les rares déclarations des politiciens sur la politique des drogues démontrent que la majorité ne considère même pas le fait que les "problèmes de drogues" pourraient être le résultat de leurs politiques.Cependant , dans le cas de ceux qui s'affrontent à la réalité comme cela arrive chez certains politiciens locaux,ils ont tendance à changer d'idée.

    Pour traverser cet abîme nous avons besoin de bons équipages et de la
    détermination.Les gens doivent passer d'une rive à l'autre sans courir
    le risque de se noyer en cours de route.Ils devraient se sentir bienvenus
    sur chacune de ces rives et ne pas être une cible pour l'appareil politique
    dans son entier sur une position marginalisée , ni aboutir à faire partie du
    discours officiel et "représenter" les deux rives sans vraiment savoir ce qu'il s'y passe.

    La prochaine étape de ce casse-tête c'est la réunion à l'ONU à Vienne ,en 2008.
    Le but de cette réunion est d'évaluer la stratégie mise en place il y a dix ans lors de la UNGASS concernant les drogues en 1998, pour"éliminer ou réduire significativement l'offre et la demande de drogues illicites".La préparation officielle de cet événement fut presque pathétique dans la manière dont les gouvernements occidentaux et les institutions internationales ont évité de traiter le fait que le résultat de l'évaluation pourrait changer cette stratégie.

    En résumé: Vienne 2008 est la parfaite occasion pour ces citoyens qui veulent participer activement à la fin de la guerre globale contre les drogues , unir des forces et montrer au monde qu'il y a plus à craindre de la prohibition que d'une alternative tolérante.Dans quelques mois nous lancerons un appel à des milliers d'activistes pour aller à Vienne en mars 2008 ,pour exprimer de manière pacifique mais ferme,l'appel au changement.

    Si nous travaillons ensemble comme représentants de citoyens affectés par la prohibition des drogues dans leurs vies professionnelles et personnelles , nous pourrons partager nos connaissances sur comment construire des ponts,et le résultat final sera beaucoup plus fort.

    Dans l'attente du processus de dialogue dans l'Union Européenne , ENCOD a proposé à d'autres réseaux d'ONG européennes sur les drogues,qui travaillent surtout dans le domaine de la santé,de considérer l'élaboration d'une solution commune au dilemme actuel créé par le rejet du dialogue de certains gouvernements de l'UE.La différence essentielle entre ENCOD et les autres réseaux c'est que nous favorisons une analyse transversale (la connaissance des drogues appartient justement à ceux qui sont
    confrontés à la réalité au quotidien) tandis que les autres réseaux souhaitent limiter le dialogue aux "professionnels".

    Le processus de dialogue dans l'UE , la campagne Vienne 2008 et les
    Clubs Sociaux du Cannabis seront les thèmes les plus importants de la
    prochaine assemblée générale d'ENCOD qui aura lieu du 22 au 24 juin 2007
    à Anvers en Belgique.La réunion est ouverte à tous même s'il est recommandé de prévenir avant.
    Par: Joep Oomen - www.encod.org <http://www.encod.org/>

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  7. #7
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    Re: Bulletins Encod en français(seguimiento)

    JUILLET:


    CULTIVER LOCALEMENT - AGIR GLOBALEMENT
    Du 22 au 24 juin a eu lieu à Anvers (Belgique) l'Assemblée Générale d'ENCOD.
    Plus de 40 délégués de 12 pays ont pris part à ce véritable marathon de trois jours sur les idées et les actions possibles pour les 9 mois à venir ainsi que sur les événements que nous projetons d'organiser à Vienne.

    La campagne "Liberté de cultiver"reste encore notre principal message .En Europe l'axe de la campagne se centrera sur le cannabis, mais lors de la session de l'ONU. à Vienne (Autriche) nous devons aussi faire référence à d'autres plantes. Cette campagne peut être plus concrète avec l'implantation des Clubs de Consommateurs de Cannabis, (Cannabis Social Clubs) , un modèle qui propose la culture et la distribution de cannabis, dans des circuits contrôlés, écologiques et sans but lucratif.

    Dans les cas où ces Clubs de Consommateurs de Cannabis ont été jugés (Espagne et Belgique) les juges ont accepté ce modèle comme légitime. Au Pays Basque, l'expérience de Pannagh n'a pas été pénalement sanctionnée. En Flandres (Belgique) le cas "de Trekt Uw Plant" a été seulement puni d' une amende symbolique. En outre, les autorités locales se montrent intéressées par ces Clubs Sociaux de Consommateurs. Ils ont pu voir et comprendre que cette solution est quelque chose dont les citoyens ont besoin et qu'ils exigent. Les organismes qui plaident pour les politiques de réduction des risques devraient maintenant accepter ces clubs comme une proposition légitime, surtout qu' en Europe beaucoup d'histoires confirment la dangerosité de l'herbe frelatée.
    Les deux cas sont d'importants précédents pour établir de nouvelles initiatives.

    Les CSC/Clubs Sociaux du Cannabis, peuvent être mis en place dans chaque cas en accord avec les législations et les normes locales. Même dans des pays où la culture est encore légalement impossible on pourrait fonder des clubs "virtuels" pour promouvoir simplement l'idée. Au lieu de plantes, ils pourraient offrir des services légaux à leurs associés. Il existe des expériences en ce sens au Royaume-Uni (LCA) et en Espagne (Amigos de María - Marianen Lagunak). D'autres actions de la campagne consistent en la distribution gratuite de semences de cannabis, comme l'expérience du lobby polonais du cannabis.

    Nous ne devons pas avoir d' espoirs inaccessibles . Les activistes du cannabis ne sont pas encore très bien organisés et en raison de la stigmatisation , un certain niveau de courage politique est nécessaire pour organiser des actions publiques. En outre beaucoup d'utilisateurs de cannabis ne se confrontent pas à de grands problèmes et ne voient pas la nécessité réelle de promouvoir le débat sur la régulation.

    La création d'un CSC qui fonctionnerait réellement comme fournisseur de cannabis n'est pas simple. On devra contrôler strictement les normes internes de l'association pour rendre impossible tout détournement de produit vers le marché illégal. Il est évident qu'une telle déviation serait immédiatement utilisée contre le concept CSC.Il nous faut affirmer aussi que, naturellement ,jamais la responsabilité d'ENCOD ne pourra garantir qu'on ne développe pas d'activités illicites dans chacun des CSC qui prend part la campagne.

    Nous pouvons obtenir un fort impact médiatique si nous présentons publiquement les CSC dans différents pays en suivant un processus impressionnant de plusieurs mois qui se terminerait avec les événements de Vienne en mars 2008.

    Notre plan pourrait commencer en octobre en utilisant une "feuille de route" qui irait d'un pays à l'autre, en publiant un flyer dans différentes langues, en indiquant les principales caractéristiques de notre proposition : système coopératif de production restreinte à la consommation nécessaire à chaque membres : sans surproduction d'excédents exportable, sans détournement vers le marché illégal, sans accès aux mineurs, sans affaire de trafic entre les mains de mafias.

    Tous les groupes qui souhaitent prendre part à cette campagne et constituer un CSC (virtuel ou réel) doivent planifier une action dans leur pays, entre le 1 octobre 2007 et le 15 mars 2008 et en informer le Secrétariat d'ENCOD avant le 1 septembre de sorte qu'on puisse inclure l'information dans le flyer que nous sortirons en septembre.

    A Vienne, notre défi sera de promouvoir la réflexion sur la manière par laquelle on décide les politiques de drogues pour forcer nos gouvernements à débattre des conclusions d'UNGASS 1998 avec leurs propres citoyens. Dans la rencontre proposée par l'ONU à Vienne on élaborera un rapport sur les résultats obtenus après 10 ans de contrôle international des drogues et jusqu'à mars 2009 les gouvernements auront du temps pour analyser les conclusions de ce rapport.

    Vienne 2008 sera un événement politique si nous en faisons un événement politique. Il est évident que promouvoir le débat entre les délégations des pays membres sera plus efficace que de le faire dans les rues de Vienne. Mais "Vienne 2008" pourrait être le point de départ de tout ça.

    Les plans d'actions de Vienne incluent la proposition d'élaborer conjointement avec d'autres organisations un rapport alternatif de haut niveau sur la situation globale des drogues, qui soit, au moins, aussi correct et sérieux que l'officiel,ainsi que l'organisation d'une manifestation de trois jours qui propose une conférence avec des experts, une action dans la rue comme démonstration publique de présence , l'inauguration d'un monument et l'Assemblée Générale annuelle d'ENCOD pendant la réunion de la Commission des Nations Unies sur les Drogues Narcotiques.

    Nous pourrions utiliser Vienne 2008 pour réactiver la Coalition Internationale pour des Politiques de Drogues Plus Justes et Efficaces, créée en 1998 et nous poser les questions essentielles :
    Pourquoi les gens consomment-ils des drogues et quel rôle ont-elles joué dans l'histoire de l'humanité ?

    De même, on a constitué un nouveau Comité Exécutif. En plus de Virginie Montañés, Marina Impallomeni et Joep Oomen les nouveaux membres sont Fredrick Polak, Andre Fürst et Jan Ludewig. Timothy Gluckman collaborera en assumant le rôle de personne de contact pour canaliser les positions critiques de tous les membres d'ENCOD qui ne souhaiteraient pas contacter directement le comité exécutif.
    Nous avons finalement parlé du processus imminent de dialogue qui sera organisé par la Commission Européenne fin 2007. Avant le 17 août les organisations qui souhaitent prendre part à ce processus devront compléter un formulaire. Nous le ferons et demanderons à tous les membres de le faire. Nous essaierons d' être positifs, mais également critiques. Éviter que le dialogue final ne dérive vers un nouveau club de "Chat", mais nous devrons être prêts pour agir également en dehors .
    On a également mis en place des groupes de travail pour continuer et développer ces plans d'actions.
    Une version complète de ces actions sera disponible très bientôt.
    Par : Joep Oomen (avec aide de Peter Webster) -
    http://www.cannabiscafe.net/foros/image.php?type=sigpic&userid=7559&dateline=1317232  930.

  8. #8
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    Re: Bulletins Encod en français(seguimiento)

    Nº 32 AOUT 2007

    L?OEIL DU CYCLONE



    Dans l?oeil du cyclone tout est calme. Le temps et l?espace semblent s?être mis d?accord pour s?arrêter , pendant que tout autour la vie bouge à une vitesse incroyable. A la fin de cet été , nous entrerons dans une phase cruciale du mouvement contre la prohibition des drogues en Europe. Les gouvernements continuent à prendre des mesures qui augmentent la criminalisation et la marginalisation de millions de personnes et font des efforts désespérés pour éviter une évaluation honnête de l?impact de ces mesures. Les citoyens qui souhaitent mettre à l?ordre du jour des propositions constructives pour des politiques alternatives devront combiner détermination et patience , force et subtilité, confiance et attention pour mesurer les occasions qui peuvent s?offrir.


    Dans d?autres parties du monde, des gens n?ont pas le luxe de penser à l?élaboration de propositions politiques. Au début juillet, Amnistie Internationale et d?autres organisations ont annoncé que 16 pays d?Asie et du Pacifique continuent d?appliquer la peine de mort pour trafic et possession de drogues , à un moment où la tendance mondiale est d?abolir totalement cette peine [1] . Le gouvernement du Maroc , qui a diminué de façon drastique la culture du cannabis de moitié durant les quatre dernières années , a annoncé sa volonté d?éradiquer la principale zone de culture qui reste dans les montagnes du nord du Rif. [2] . Et le gouvernement des États-Unis augmente la pression sur le président et cultivateur de coca bolivien Evo Morales pour qu?il trahisse ses anciens compagnons , selon l? ONUDD la culture de coca en Bolivie a augmenté de 8% cette année [3]. Pendant ce temps, durant la même période, la culture d?opium en Afganistan a augmenté de 50 %, soit un sombre bilan de 900% depuis l?invasion des États-Unis en 2001 [4].

    L?Europe aussi est en voie de déclencher une guerre civile sur la prohibition des drogues. Les mesures que le gouvernement néerlandais projette de mettre en place pour "protéger le public de substances nuisibles" ne sont rien de plus que des réponses impulsives à la panique générée par une presse à sensation et un appareil répressif. Quelques incidents avec des touristes qui ont eu lieu à Amsterdam qui auraient, ou non, consommé des champignons hallucinogènes sont utilisés comme argument pour renforcer la prohibition de leur vente , évènement auquel s?est opposé le Ministère de la Santé Publique et qui a été décrit par les experts comme une "catastrophe totale".


    De même, aux Pays-Bas , les coffee-shops traversent des moments difficiles. Rotterdam semble avoir l?honneur de se transformer en la première ville où le nombre de coffee-shops a été réduit de moitié , l?argument utilisé étant qu?ils augmentent l?utilisation de cannabis chez les mineurs. Ce raisonnement ignore complètement le fait que l?usage du cannabis chez les plus jeunes n?a pas de relation avec la proximité d?un coffee-shop. Des documents européens démontrent clairement que l?usage chez les mineurs (et l?accessibilité au cannabis) aux Pays-Bas est inférieur à de nombreux pays européens qui n?ont pas de coffee-shops. Comme le dit le psychiatre holandais Frederick Polak :"la véritable raison pour laquelle les autorités veulent fermer les coffee-shops c?est parce qu?ils sont la preuve vivante de l?inutilité de la prohibition".

    Dans d?autres pays aussi prévalent les principes moraux sur la sagesse. Le gouvernement du Royaume-Uni, que déclassa le cannabis de la catégorie B à la C en 2004 , est en train de reconsidérer cette décision , pour " améliorer l?éducation sur les drogues dans notre pays". Le gouvernement du Royaume-Uni est convaincu aussi que "la légalisation enverrait un signal erroné á la jeunesse". Dans la même tendance , le gouvernement allemand répondit à une proposition pour prendre des mesures de réduction des risques causés par les produits frelatés :"nous ne voulons pas prendre ces mesures , car le cannabis est dans tous les cas nuisible". On estime le nombre d?usagers réguliers à plus de 3 millions au Royaume-Uni [5] et de 4 millions en Allemagne [6].

    Que faire de ces gens ? Que faire, par exemple, de ceux qui , parmi eux , consomment du cannabis en usage médical , pour ceux que ce même usage réduit les souffrances ? Quel type de message on va leur envoyer ? Peut-être un message avec le symbole du dollar ? Il ne fait aucun doute que les multinationales pharmaceutiques suivent de près les résultats des débats sur la création de "canaux légaux pour l?opium afgan" , comme le propose le Senlis Council [7]. .
    Les compagnies pharmaceutiques paient des millions d?euros pour "éduquer" des médecins aux bénéfices de leurs produits plus importants que ceux de leurs concurrents. Elles ont payé des docteurs pour se faire passer pour les auteurs d?articles de presse écrits par des auteurs fantômes, une pratique largement décrite dans le sommaire d?un procès contre l?entreprise Pfizer. Dans une telle atmosphère, il est peu probable que quelque étude que se soit puisse aboutir de façon désintéressée , sans parler de ce que ce serait si la substance est illégale. En plus si elle semble indépendante, la recherche pourrait servir á des fins politiques. En janvier 2006 , le Royaume-Uni défendait la déclassification du cannabis de B á C [8] avec les mêmes arguments scientifiques qui font qu?aujourd?hui il s?y oppose [9]. .

    Aucun expert médical ne douterait du fait que la réduction des risques ne peut arriver que par des moyens légaux, qui garantissent la sécurité des usagers et de leur entourage. C?est un défi pour nous de prouver cela en pratique. L?introduction du modèle des Clubs Sociaux du Cannabis dans la campagne de Vienne 2008 peut être utilisé comme un exemple de comment le futur des collectifs sociaux de consommateurs de drogues peuvent organiser leur propre système , indépendant autant du point de vue commercial que médical.

    La vie de plusieurs pionniers de ce modèle a été frappée par une tempête contre laquelle nous devons tous résister. Ont été arrêtés et condamnés parce qu?ils ont suivi le sens commun de la philosophie de réduction des risques que fût introduite dans les années 90. Fin juillet , la police espagnole détruit la plantation de Ganjazz Art Club (un club social du cannabis de San Sebastian), pendant que le propriétaire de la respectée compagnie suisse Chanvre-Info, André Fürst , membre du comité exécutif d?ENCOD, est condamné á 29 mois de prison pour cultiver du chanvre et fabrication de produits dérivés.


    ENCOD n?acceptera jamais une peine de prison pour des gens qui font la promotion de l?usage d?une plante. Nous continuerons de lutter pour une alternative transparente au dilemme créé en 1961, quand les puissants gouvernements décidèrent d?enfermer le monde dans la prison de la guerre à la drogue. En août nous demanderont un espace dans le forum de la société civile sur la politique des drogues que la Commission Européenne est sur le point de mettre en place. En octobre , la campagne sur les Clubs Sociaux du Cannabis sera lancée, suivant la feuille de route des actions dirigées vers la réunion de l?ONU à Vienne en Mars 2008.

    On a besoin de votre soutien !

    Par Joep Oomen avec Peter Webster - (traduction : Jean-Michel Rodriguez)

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    Notes
    [1] Voir http://web.amnesty.org/pages/antidru...07-feature-eng

    [2] Voir : http://ccguide.org.uk/news/shownewsarticle.php ?articleid=12654

    [3] ?EEUU teme por la democracia y Shapiro advierte por la coca?, in : La Prensa, La Paz, 12.7. 2007

    [4] Voir : http://www.unodc.org/unodc/en/world_drug_report.html

    [5] Voir : http://news.bbc.co.uk/1/hi/health/2923647.stm

    [6] See : http://hanfverband.de/letter/14_06_2007.html

    [7] Voir : http://www.embassymag.ca/html/index.php ?display=story&full_path=/2007/july/18/senliscouncil/

    [8] Voir : http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml ?xml=/news/2006/01/20/ncann20.xml&

    [9] Voir : http://www.itv.com/news/britain_a9cb...2ce7993ef59.ht
    Última edición por jean-michel; 04/08/2007 a las 09:52 AM
    http://www.cannabiscafe.net/foros/image.php?type=sigpic&userid=7559&dateline=1317232  930.

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    Depuis ENCOD

    LE BULLETIN D’ENCOD SUR LA POLITIQUE DE DROGUES EN EUROPE

    Nº 33 SEPTEMBRE 2007

    L’APPEL DE VIENNE

    La prohibition des drogues est-elle basée sur une sorte de trouble mental ? Pourquoi les politiciens et les fonctionnaires continuent-ils à maintenir une politique en dépit de l’énorme quantité de preuves qui démontrent un échec total ? Pour certains ce pourrait être juste un réflexe basé sur l’ignorance, mais pour ceux qui ont étudié la question, cela ne peut plus être le cas. La fixation irrationnelle et presque désespérée pour interdire les drogues devrait éveiller nos soupçons sur l’aspect quelque peu traumatique de ce comportement. Et avec les traumatismes , vous pouvez essayez de les dissimuler tant que vous voulez, mais un traitement est possible seulement si vous êtes disposés à les regarder en face,.

    Lors des diverses sessions qu’ENCOD a improvisées lors de l’« université d’été » qui s’est tenue du 19 au 26 août à la ferme de Chanvre-Info à Murten, en Suisse, des citoyens activistes venus d’Autriche, de Belgique, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Pologne, d’Espagne et de Suisse se sont rassemblés pour discuter nos plans pour « Vienne 2008 ». En mars, l’année prochaine, la Commission des Nations Unies sur les drogues et les narcotiques (CND) se réunira à Vienne, en Autriche, afin de passer en revue les résultats de la stratégie pour une décennie adoptée par l’ONU en 1998 ; fixant comme objectif "l’élimination ou la réduction significative de l’offre et de la demande des drogues illégales d’ici 2008".

    La campagne pour Vienne 2008 a commencé en Suisse, en août,où on a démarré des actions pour faire appel à la condamnation de 29 mois de prison envers le propriétaire de Chanvre-Info ,André Fürst, pour la production de chanvre.Cette sentence contre André Fürst est l’expression d’une orientation regrettable prise par la politique des drogues en Suisse depuis 2004 , quand a pris fin la politique de tolérance envers la vente de cannabis pour consommation personnelle. Depuis lors presque tous les magasins de chanvre ont fermé , et la majorité de ses propriétaires se sont retirés. Tous ceux , comme André Fürst ,qui ont continué à favoriser l’utilisation bénéfique de cette plante , ont été poursuivis par les autorités . Nous demandons à tous d’envoyer la "Lettre ouverte aux autorités suisses" concernant le cas de André Fürst.

    Depuis le coeur de l’Europe, la campagne sera diffusée en Europe. Dans les prochains mois, plusieurs partenaires d’ENCOD en Europe planifieront des initiatives pour promouvoir l’établissement d’un Cannabis Social Club dans leur pays, afin de fournir aux autorités locales une option saine pour permettre à ses citoyens de continuer une tradition millénaire sans devoir violer la loi. En octobre on éditera un flyer en plusieurs langues pour promouvoir la proposition des CSC. Sur le site d’ENCOD, il sera mis à disposition des informations utiles pour l’établissement d’un club. En même temps, la Legalise Cannabis Alliance du Royaume-Uni commence une Petition Internationale pour appuyer la proposition jusqu’à la réunion de Vienne.

    La Commission Européenne s’est engagée à organiser la première session du "Forum de la Société Civile sur la Politique de Drogues" avant la fin de 2007- une rencontre exclusive entre les fonctionnaires de la politique de drogues des États Membres de l’UE et la Commission d’une part et 30 représentants de la société civile européenne d’autre part. En août, plusieurs partenaires d’ENCOD ont envoyé un formulaire pour participer à ce forum. Si l’un d’entre nous est invité, il ou elle sera capable de vérifier la véracité de ce nouveau dialogue assez rapidement : ce sera aussi un moyen de vérifier son possible impact sur la préparation de la position officielle de l’UE à Vienne 2008 .

    Plusieurs organisations d’experts et des institutions qui oeuvrent pour la réduction des risques comme l’International Drug Policy Consortium, International Harm Reduction Association et leSenlis Council se préparent aussi pour Vienne 2008. Ils essayeront de convaincre les délégués gouvernementaux dans les locaux de l’ONU de changer l’analyse de leurs efforts. En septembre, nous prendrons part à une réunion avec certaines de ces organisations pour voir s’il est possible d’effectuer une action coordonnée.

    Il ne devrait pas être trop difficile d’expliquer aux délégués que de cette stratégie a résulté un échec. L’offre et la demande des drogues augmentent systématiquement, parfois de manière spectaculaire comme dans le cas de l’Afghanistan. Un rapport des Nations Unies a déclaré à la fin août ,qu’en 2007, on récoltera 8.200 tonnes d’opium dans ce pays, ce qui est 10 fois plus qu’avant l’invasion occidentale en 2001.

    Le problème réel sera de faire comprendre aux gouvernements que continuer cette politique est la pire décision qu’ils pourraient prendre, et que la changer peut créer des perspectives significatives pour améliorer le bien-être humanitaire et planétaire. Compte-tenu des actuels défis écologiques, économiques et sociaux du monde, la guerre aux drogues peut être considérée sans aucun doute comme une des plus grandes stupidités de l’être humain.

    Pour cela, notre meilleure opportunité est d’aller à Vienne dans un effort d’ouverture et de traitement du traumatisme. Dans les prochaines semaines, ENCOD lancera un appel vaste et mondial à tous ceux qui sont disposés à contribuer à la fin de la guerre aux drogues pour collaborer avec nous dans l’organisation d’un événement de 3 jours pendant la réunion de l’ONU à Vienne en 2008.

    L’objectif serait d’organiser un "Peuple Global" à Vienne, où nous pourrions organiser une exposition sur la culture et l’utilisation bénéfiques de plantes interdites par les Conventions de Drogues de l’ONU, une conférence interactive dans le but de faire une psychanalyse des politiques des drogues mondiales, et une manifestation devant le bâtiment où on décidera ces politiques. Si nous obtenons un appui suffisant, ce sera notre plan A , sinon, est déjà en préparation un plan B . Tout dépendra du déroulement de la situation.

    Par Joep Oomen, coordinateur ENCOD (aidé de Peter Webster)

    Traduction : Jean-Michel Rodriguez

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    Re: Bulletins Encod en français(seguimiento)

    OCTOBRE:

    LE BULLETIN D'ENCOD SUR LA POLITIQUE DE DROGUE EN EUROPE
    NR. 34 OCTOBRE 2007
    LA LIBERTÉ DE RESPIRER :
    "Si l'effet de serre devait être inversé par une interdiction de tous les combustibles fossiles et leurs dérivés, et s'il n'étaient plus permis de couper des arbres afin d'empêcher la déforestation, il y aurait alors une ressource naturelle capable de satisfaire la plupart des besoins mondiaux concernant les produits tels que les carburants, le papier, la nourriture, les textiles et les matériaux de construction. En attendant, le sol et l'atmosphère sur terre peuvent être reconstitués et la pollution réduite. Cette ressource potentielle sert à tout en même temps : c'est le chanvre".

    En 1998, la compagnie Hempflax de Hollande a parié un montant de 100.000 euros à qui pourrait fournir la preuve du contraire de cette affirmation. Jusqu'à aujourd'hui personne n'a pu la réfuter. En attendant, la recherche et l'évidence prouvent que le chanvre pourrait très bien être la réponse à notre "addiction au pétrole". Il peut être développé presque n'importe où, sur la terre où d'autres cultures ne peuvent être développées et sans nécessité excessive d'engrais et de pesticides artificiels. Il est renouvelable, biodégradable et ne provoque aucune émission de sous-produit toxique. Le chanvre est simple, sûr au transport et pourrait créer des emplois dans l'agriculture et l'industrie (de petite taille) du développement durable .

    Si nos gouvernements et les Nations Unies étaient vraiment concernés par le réchauffement global, nous pourrions nous attendre à ce qu'ils investissent dans la production et l'utilisation du chanvre industriel comme solution possible à ce problème. Au lieu de cela, cette activité est activement contrecarrée par la plupart des autorités, une conséquence de la prohibition du cannabis, qui a été installée par le gouvernement des USA après des pressions énormes de compagnies du pétrole et de fibres synthétiques dans les années 30.

    En conséquence, ceux qui favorisent l'utilisation de cette plante sont stigmatisés et criminalisés. L'un d'entre eux, André Fürst, propriétaire de la compagnie Chanvre-Information en Suisse, a été arrêté le 9 septembre . Fürst a été condamné à 29 mois de prison pour fabrication de produits issus du chanvre (tels que thé, huile essentielle etc...) avec des niveaux de THC qui étaient plus hauts que ceux autorisés.

    S'il avait agi en tant que trafiquant de drogue et avait gardé le silence, il y a de fortes chances qu'il n'ait pas été ennuyé du tout. Son "crime" a consisté à favoriser une utilisation responsable et intelligente de chanvre, et à faire entendre une voix indépendante pour une approche raisonnable des drogues dans les médias, aux conférences officielles, aux auditions du parlement en Suisse et à l'extérieur. Dans la volonté d'étouffer cette voix les autorités suisses ont choisi d'appliquer la sentence la plus dure possible. Vous pouvez signer la lettre qui demande à revoir cette sentence.

    Tandis que la guerre sur le cannabis et le chanvre s'intensifie en Europe, le soutien politique de la distribution contrôlée de l'héroïne augmente. Le 21 septembre, les autorités régionales allemandes, y compris le parti de la chancelière Angela Merkels , l'union chrétienne-démocrate, ont exprimé leur soutien à l'augmentation des essais de la distribution contrôlée d'héroïne qui ont été effectués dans 7 villes allemandes depuis 2002. Les autorités ont conclu que les essais ont réduit globalement le nombre d'utilisateurs et permis la consommation de drogue en supprimant le contact avec des trafiquants. En outre au Danemark, le soutien politique pour des essais concernant l'héroïne augmente.

    Naturellement ce sont d'excellentes nouvelles pour les milliers d'utilisateurs d'héroïne qui tireront bénéfice de ces programmes. Cependant, elle montre également le raisonnement infondé derrière lequel se cache la prohibition des drogues. D'une part, les gouvernements emploient l'argument que la prohibition du cannabis est d'autant plus légitime que la drogue devient plus puissante. De l'autre, ils reconnaissent cet accès légal à l'héroïne, qui a été toujours considérée comme drogue nocive, et aide réellement des personnes à réduire les risques dus à la consommation. En bref, la question de savoir si les drogues sont plus ou moins nocives ne semble plus être primordiale. La question importante semble être comment maintenir la prohibition de drogue comme dogme politique.

    Pour maintenir la prohibition des drogues, la quantité des dépenses publique pour l'application de loi, des opérations militaires et des firmes immobilières privées des Etats-Unis et d'Europe est estimée à plus de 15 milliards d'euros par an (ce qui fait plus de 40 millions d'euros par jour). En outre, la prohibition du chanvre, des feuilles de coca ou l'opium et leurs dérivés sert les intérêts des compagnies pharmaceutiques, d'alcools et pétrolières, dont les produits pourraient devenir moins attrayants si de meilleures solutions de rechange étaient permises sur le marché.

    En l'absence d'une véritable discussion politique sur le pour et le contre de la prohibition de drogue, actuellement tenue par un groupe relativement minuscule de l'ONU et de fonctionnaires de gouvernement qui ont la responsablilité de prendre des décisions sur les politiques de contrôle des drogues qui affectent la population mondiale toute entière . Ils portent le fardeau léger et apprécient les plus grands avantages de la situation actuelle. Le bas de la pyramide, constitué par les citoyens qui sont affectés par ces decisons, la situation est exactement à l'opposé. Les peuples qui sont le plus frappés par les effets négatifs du phénomène de drogues a le moins accès au prises de décision.

    En mars 2008 nous aurons une occasion de mettre les projecteurs des médias sur cette situation. Lors de la réunion de la Commission de l'ONU sur les drogues narcotiques à Vienne, les résultats des dix dernières années seront présentés ,ainsi que la stratégie de l'ONU,convenue en 1998, pour obtenir" l'élimination ou la réduction significative" de la culture des plantes telles que le chanvre, la coca et l'opium dans le monde,.

    En attendant, l'ONU effectue une consultation "de la société civile" pour passer en revue ces résultats. Le comité d'O.N.G. de Vienne des drogues narcotiques, alliées au bureau sur les drogues et le crime de l'ONU(voir la photo) organisera un forum d'O.N.G. de trois jours appelé "au delà de 2008" en juillet. À cet événement, 300 représentants des O.N.G.S du monde entier seront invités à présenter leurs observations sur la stratégie de drogue de l'ONU.

    Ces représentants seront choisis parmi plusieurs secteurs de consultations qui prendront place dans le monde monde avec à la base le gouvernement Canadien et quelques gouvernements Européens aussi bien que des fonds privés tels que l'Open Society Institute. Les consultations seront limitées aux organismes qui peuvent montrer "des aboutissements réels dans le domaine du contrôle des drogues, en insistant particulièrement sur des contributions au plan d'action UNGASS de 1998". Le but du dialogue est "de passer en revue les meilleures pratiques liées aux mécanismes de collaboration parmi des O.N.G.S, des gouvernements et des agences de l'ONU" et "pour adopter une série de principes d'ordre supérieur, tirée des conventions et de leurs commentaires qui serviraient de guide à de futures discussions sur la politique de drogue".

    Il est tout à fait évident que ce n'est pas le dialogue que nous attendions. Son but est de s'assurer que le message le plus apparent , soutienne la stratégie globale contre les drogues. Dans un dialogue vrai, ce qui devrait être remis en cause est le faible résultat des politiques de drogue , c'est à dire de la prohibition.Ces dernières années, nous avons vu trop d'exemples de la manière avec laquelle la bureaucratie de l'ONU, les gouvernements et les défenseurs de la prohibition qui exagèrent la réalité, les statistiques fausses, la science mensongère, la superstition, même la déception et la manipulation pures , évitent cette question cruciale.

    Par conséquent, le plan d'action d'ENCOD continue l'organisation d'un événement public à Vienne en mars 2008, au moment où la réunion de CND a lieu. Le but de cet événement sera d'unir les citoyens du monde entier qui souhaitent en finir avec la prohibition des drogues. Une politique qui prive des personnes de liberté pour avoir choisi leurs propres substances pour améliorer leur santé et leur bien-être est condamnée à échouer. Elle devrait être mise à jour. Dans le cas du chanvre, la survie de la planète pourrait être en jeu.
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    Re: Bulletins Encod en français(seguimiento)

    Bulletin N°35
    LE BULLETIN D’ENCOD SUR LA POLITIQUE DE DROGUE EN EUROPE
    NR. 35 NOVEMBRE 2007

    C’EST LA CONNAISSANCE QUI GAGNERA LA GUERRE



    Lors d’une interview récente dans un documentaire autrichien (voir www.war-on-drugs.com),Kevin Whaley, Chef des Programmes Internationaux de la DEA (Drugs Enforcement Administration) des États-Unis, a déclaré :"Je n’aime pas le terme ’guerre à la drogue’. Vous savez pourquoi ? Parce que les guerres ont toujours un début et une fin. Notre lutte contre les drogues ne finira jamais."

    Ces mots disent tout. La guerre aux drogues n’est pas faite pour être gagnée, elle est faite pour durer éternellement. Logiquement, ceux qui dirigent cette guerre feront tout pour maintenir dans l’ignorance ceux qui payent des impôts en relation avec l’impact réel d’une opération mondiale qui, selon Ethan Nadelmann (Drug Policy Alliance), coûterait au moins 100 milliards de dollars par an.

    Pour cette raison, plus il y aura de gens informés et mobilisés pour remettre publiquement en question la prohibition comme seule réponse aux problèmes liés aux drogues, plus les jours de cette monumentale stupidité humaine seront comptés.

    Dans l’histoire de l’humanité, les arguments moralistes ont presque toujours perdu de leur valeur ou ont été neutralisés quand apparaissait un accroîssement des connaissances. Alors évidemment, on peut passer du temps à démonter ces arguments alors qu’ils sont basés sur des intérêts économiques considérables. On pourrait même faire marche arrière, c’est en train de se passer en Hollande. Le 12 octobre , le ministre Hollandais de la Santé Publique Ab Klink a finalement décidé de proposer l’interdiction de la vente de champignons psylocibes, malgré les recommandations de ses propres conseillers.

    Selon le Centre de Coordination Evaluation et Orientations des nouvelles drogues (CAM), le plus important organe consultant du ministre Klink , l’usage de champignons hallucinogènes provoque un risque si mineur pour la santé personnelle et la société en général que l’interdire est une mesure exagérée par rapport aux problèmes et dommages causés par son usage actuel. En juin , Klink était encore d’accord avec cette analyse. Cependant après un été lors duquel la presse hollandaise , à plusieurs reprises , a exagéré et manipulé des informations sur des accidents concernants des touristes a Amsterdam qui auraient (ou non) consommé des champignons , combiné avec les vociférations constantes pour la prohibition des champignons du parlementaire conservateur Fred Teeven , un ancien procureur qui fut célèbre après avoir traité quelques affaires de drogue importantes, ont fait que désormais Klink considère ses propres conseillers comme "irréalistes".

    Cette décision implique que plusieurs "smartshops" hollandais devront fermer rapidement leur porte. Quelques activistes Hollandais pensent même que d’ici quelques années il se passera la même chose avec le cannabis et que dans 10 ans il n’y aura plus de coffee-shops. Pour l’instant il est difficile d’imaginer qu’un société démocratique accepte une telle destruction de libertés acquises qui nierait complètement les preuves scientifiques et pratiques disponibles. Mais quand il s’agit de la guerre aux drogues, tout paraît possible.

    En Suisse, le chanvrier André Fürst a commencé une grève de la faim le 27 octobre, afin de protester contre la continuation de la détention préventive qui dure depuis son arrestation du 9 septembre dernier. Les autorités continuent de chercher s’il est possible de mettre en relation d’autres cas que celui qui a abouti ’a une peine de 29 mois de prison, qu’il est prêt à éxécuter. Le juge avait ordonné la libération de André Fürst le 26 octobre, compte-tenu que les règles en Suisse, prescrivent la fin de la détention préventive à cette date. Normalement il aurait dû lui être permis de sortir quelques jours afin de régler quelques problèmes pratiques avant de commencer sa peine de 29 mois de prison. Cependant le procureur s’oppose à cette décision. A tous nous demandons de bien vouloir signer et envoyer la "Lettre ouverte aux Autorités Suisses" qui demande la révision du procés de André Fürst

    La nuit est toujours plus dure juste avant l’aube. En Italie, il y a des zones d’ombre dans l’histoire de Aldo Bianzino, 44 ans, qui fut arrêté le 12 octobre pour une petite plantation de cannabis. Bianzino, qui menait une vie tranquille avec sa compagne et trois enfants dans un petit village de Umbria, fut amené à la prison de Perugia en parfaite santé. Il est mort deux jours après. Des informations non confirmées sur les causes de sa mort parlent de blessures importantes à l’estomac et au cerveau,probablement quelques côtes cassées, même si le corps ne montrait pas de marques de sang ou de contusions. ENCOD a préparé une lettre ouverte aux Autorités Italiennes qui demande une enquête sur cette affaire.



    Les atrocités commises chaque jour au nom de la guerre à la drogue ne pourront que continuer si les autorités responsables , telles que Antonio Maria Costa , Directeur éxécutif de l’Office des Drogues et du Crime de l’ONU (UNODC), sont disposées à manipuler la vérité de façon grotesque. Selon Costa, qui a fait un discours à l’ONU le 10 octobre, le monde entier est attaqué par les narco-trafiquants, et les gouvernements doivent se renforcer, autant au niveau de l’appareil judiciaire que dans le développement économique pour se défendre.

    Cet argument peut paraitre raisonnable à quiconque qui ne connaîtrait pas la misère des paysans colombiens qui subissent des fumigations chimiques mortelles, destinées à détruire leurs champs de coca,ou le développement socio-économique de prisonniers qui subissent des peines à perpétuité aux États-Unis à cause de petites violations non-violentes de la loi sur la drogue. Mais dès que l’on commencera à connaître la vérité dans le débat public , les déclarations de Costa seront comparées à celle de Joseph Goebbels,le chef de la propagande de Hitler.

    A partir du 10 Mars 2008, la Commission des Stupéfiants de l’ONU se réunira à Vienne pour évaluer les résultats de 10 ans de la stratégie adoptée en 1998 pour réduire significativement l’offre et la demande de drogues illicites. Dans le même esprit exprimé par Kevin Whaley de la DEA, les portes-parole de l’UNODC ont remplacé le mot "réduire" par le mot "contenir" dans leur communication officielle sur la date butoir de 2008. Evidemment cette formulation rend plus difficile le processus d’évaluation, vu qu’il est beaucoup plus difficile de définir ce qu’est une réussite ou un échec lorsque l’on tente de contenir plutôt que de réduire.

    Pour cela, à ENCOD nous préparons la présentation de notre propre "évaluation" lors d’un évènement de trois jours qui aura lieu les 7 ,8 et 9 mars 2008 à Vienne. Le programme inclura une conférence sur les motifs de la prohibition des drogues, une manifestation devant l’édifice de l’ONU et une exposition sur l’usage bénéfique des plantes illicites. On espère souhaiter la bienvenue à de nombreux membres d’ENCOD à Vienne, et nous pouvons offrir un accueil gratuit ou bon-marché durant ces trois jours à tous membres qui s’inscriront avant le 20 novembre 2007.

    Les trois jours de Vienne seront l’expression d’une tristesse et d’un espoir, dirigés vers tous ceux qui pensent que la prohibition règnera toujours, parce qu’elle ne doit pas et ne peut pas être modifiée. Une guerre contre les drogues ne peut être maintenue que par des gens qui sont inconscients des faits, ou qui ne s’en préoccupent pas. Tant qu’il y aura des gens disposés à parler contre la prohibition de façon digne il y aura un espoir qu’un jour prévaudra l’intelligence et la dignité humaine.

    Por Joep Oomen (avec l’aide de Peter Webster)
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    Re: Bulletins Encod en français(seguimiento)

    Bulletin N°36

    LE BULLETIN D’ENCOD SUR LA POLITIQUE DE DROGUE EN EUROPE

    NR. 36 ; DECEMBRE 2007

    UN CAS D’ÉCOLE POUR L’EUROPE


    L’Union Européenne abrite presque 500 millions d’habitants, 23 langues officielles et 27 pays avec chacun ses propres traditions culturelles, politiques et sociales. La coopération entre ces pays a été cruciale pour assurer la paix et la prospérité sur le continent durant les dernières 50 années.Beaucoup de gens ont encore l’habitude de voir "l’Europe" comme une construction plus ou moins artificielle des bureaucrates, avec des structures confuses pour prendre des décisions et un contrôle démocratique insuffisant. Les efforts pour donner à l’UE une base légale solide pour développer des politiques communes sont considérés par beaucoup de gens avec le scepticisme et la crainte que leurs vies "soient régies par Bruxelles".

    En théorie, l’Union Européenne offre une occasion excellente de comparer l’impact de politiques différentes et de faciliter l’échange d’informations et d’expériences qui résultent de pratiques bonnes et mauvaises. Ainsi, la coopération dans le secteur de la politique des drogues, autant entre les pays et les institutions qu’entre des organisations de la société civile, pourrait être extrêmement utile pour élaborer des politiques efficaces sans faire trop d’erreurs dans le processus.

    Toutefois, dans la pratique, le manque de contrôle démocratique sur les décisions en rapport aux drogues faites au niveau de l’UE contribue encore plus au concept d’un super-état totalitaire.

    Depuis 2005 le Conseil Européen des Ministres (Justice et Intérieur) a eu le pouvoir de soumettre les drogues synthétiques à des poursuites criminelles dans l’Union Européenne complète si le Comité Scientifique de l’OEDT le conseillait. En juillet dernier, le Conseil et la Commission Européenne ont proposé d’interdire la drogue synthétique 1-benzylpiperazine (BZP). Actuellement, cette substance n’est pas interdite dans plusieurs pays européens (parmi eux l’Allemagne, l’Irlande, les Pays-Bas et le Royaume-Uni).

    Le 14 novembre, le Parlement Européen a approuvé un amendement à la résolution dans laquelle on demande d’adapter les mesures de contrôle des risques pour la santé de la substance, pour lesquels aucune recherche n’a été faite ni aucune preuve établie. Mais puisque cette affaire appartient au secteur de la justice, dans laquelle l’avis du Parlement Européen n’est pas commanditaire , il reste à voir si cet amendement n’aura aucun effet sur la décision que les ministres de la justice ont déjà prise : à savoir la criminalisation malgré le manque d’études et d’essais sur ces risques.

    En accord avec le dernier rapport annuel de l’OEDT, la somme totale des frais publics en rapport aux drogues par les États Membres de l’UE est évaluée entre 13 et 36 milliards d’ euros par an, c’est-à-dire entre 35 et 98 millions d’ euros par jour. Toute politique publique avec ce type de frais devrait dûment être évaluée, que l’on prenne des leçons afin de corriger les effets négatifs et renforcer ceux qui sont bénéfiques.

    Toutefois, les institutions de l’UE ont de grandes difficultés à mettre en oeuvre une telle évaluation, ni ne veulent publier leurs résultats. Un regard plus proche au rapport de la dernière réunion du Groupe de Travail Horizontal des Drogues (composé par des représentants gouvernementaux des États Membres comme ceux de la Commission Européenne), qui a eu lieu en septembre 2007 à Lisbonne, démontre que les États Membres de l’UE ne sont pas capables de produire un seul indicateur concret avec lequel ils pourraient mesurer l’impact de leurs politiques de drogues. Il n’est pas non plus possible de trouver un point de vue sur le sujet, qui n’ait pas pour objectif de maintenir un statu quo politique dans lequel "tout continue comme avant et aucun des bureaucrates supersalariés n’a de problème". (Peter Cohen, Université d’Amsterdam)

    Cependant ,il est intéressant d’examiner certains événements : le 19 novembre, la BBC donne des informations sur les résultats initiaux d’un projet pilote à Londres où des utilisateurs d’héroïne ont pu bénéficier d’injections de cette drogue dans une clinique durant ces deux dernières années. Les résultats montrent que la consommation de drogues et la criminalité ont été significativement réduites. Les médecins et les infirmiers qui travaillent sur ce projet disent que la vie de ceux qui en ont bénéficié s’est stabilisée parce que ,déjà ,ils n’achètent pas dans la rue ou en commettant des crimes. De la même façon, le ministre Danois de la santé Lars Rasmussen a annoncé qu’il souhaite commencer la distribution d’héroïne à des utilisateurs au Danemark, suivant une majorité parlementaire qui s’est exprimée en faveur de cette mesure. Cela établit le nombre d’États Membres de l’UE ,dans lesquels la dispensation contrôlée d’héroïne fait partie intégrante de la politique gouvernementale ,à un total de 6.

    Pendant ce temps, des recherches aux USA montrent que les cannabinoïdes peuvent empêcher l’action des gènes qui provoquent le cancer de poitrine, entre autres. La recherche avait été effectuée par l’Institut de Recherche du Centre Médical de Californie Pacifique et publiée dans l’édition de novembre de Molecular Cancer Therapeutics . En plus, la MedWire News a publié une étude de scientifiques britanniques qui concluent qu’il n’existe aucune preuve de lien causal entre l’utilisation du cannabis et le risque de schizophrénie .

    Finalement, une source encore plus crédible, le premier ministre britannique Gordon Brown, a déclaré en "The Independent" qu’il proposera que soient payés les paysans afghans une somme plus importante que celle qu’ils peuvent gagner avec leur opium,à condition qu’ils arrêtent de cultiver la plante, dans un effort pour contenir l’influence des Taliban. En accord avec le rapport annuel du Bureau de l’ONU sur les Drogues et le Crime (ONUDC), la campagne britannique pour détruire la culture de pavots a été un échec terrible. Les déclarations de Brown peuvent causer des tensions avec l’administration des USA,qui préfère la mise en oeuvre de fumigations aériennes pour détruire les champs de pavots. Mais à cette mesure s’oppose le président Afghan Hamid Karzai et "Downing Street" qui dit qu’il est évident que M. Brown proposera une politique plus sympathique aux paysans. "Nous devons intensément collaborer avec les Communautés concernées," a-t-il dit.

    "Collaborer avec ceux qui sont le plus concernés " a été le mantra,la parole sacrée ,de l’Union Européenne depuis qu’ont commencé les premières réflexions sur une politique de drogues commune en 1986. Dans toutes les déclarations officielles sur les politiques de drogues de l’Union Européennes publiées durant les dernières 20 années , il a été maintes fois réitéré que la société civile devrait être consultée et être intégrée à la conception et la mise en oeuvre de la politique. Toutefois, la grande question a été : comment effectuer cette consultation dans un secteur dans lequel la transparence et le contrôle démocratique sont absents.

    Les 13 et 14 décembre, la Commission Européenne a invité 26 organisations de la société civile, parmi elles ENCOD, à la première session du Forum de la Société Civile sur les Politiques de Drogues. Notre présence est légitime : la proposition d’un débat sérieux sur les politiques de drogues a été notre plus grand objectif des 15 dernières années. Toutefois, afin que ce soit une expérience fructueuse, l’organisation de ce forum a besoin de remplir des critères professionnels de transparence et de participation. Si ces critères sont respectés, cela créera un excellent point de départ pour le dialogue. Sinon, il peut s’avérer difficile de continuer à croire aux bonnes intentions .

    Jusqu’au 10 décembre Vous pouvez donner votre avis sur ce que devrait être le rôle d’ENCOD dans ce forum.

    Par Joep Oomen (traduction : Jean Mich)
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